Le groupe mutualiste veut se renforcer sur le segment des particuliers. Il proposera à compter de lundi prochain aux 18-45 ans le 1er produit packagé du marché couvrant la perte de revenu en cas de licenciement, d’arrêt de travail ou de non perception de la pension alimentaire. Explications.
On se souvient de coup marketing de la MAAF et de sa « margarine sur ordonnance » ou de celui de MMA et de sa complémentaire santé remboursable, aujourd’hui c’est au tour de Groupama de s'extraire du lot pour tenter de s’imposer sur le marché très convoité des particuliers. Le groupe mutualiste dégainera lundi prochain, 19 mais, à l’attention des salariés de 18 à 45 ans (soit un vivier potentiel de 6 millions de personnes) Groupama Renfort le 1er produit packagé anti-coup dur.
Il couvrira durant 6 mois maximum la perte de revenu à concurrence de 1500 euros/mois dans les trois cas suivants : licenciement, arrêt de travail et non perception de la pension alimentaire pour les divorcé(e)s. Ceux que l’on pourrait appeler les accidents de la vie non corporels. Le tout pour 19 euros mensuels et « même 14 euros pour les souscripteurs dont le compte bancaire est domicilié chez nous » note pour L’Expansion.com Thierry Martel, directeur général assurance individuelle et services de Groupama.
Jusque là, la concurrence était bien positionnée sur deux des trois "sinistres" évoqués, avec des contrats de prévoyance d’entreprise complétant les forfaits Sécurité Sociale en cas de licenciement ou d’arrêt de travail. En revanche, le marché était assez pauvre sur le créneau des pensions alimentaires. Or, d’après l’Insee, les tribunaux les imposent dans trois divorces sur quatre. « On n’a pas vocation à se substituer aux mesures de solidarité nationales que représentent les Assedic ou la Cnam, confie Thierry Martel. On n’est pas non plus dans une logique forfaitaire où l’on définit un seuil préalable, mais dans une optique indemnitaire où l’on vient compenser une perte brutale de revenu. En fait, on est là pour aider à rebondir en cas de coup dur ».
Un coup dur évalué à 6 mois maximum par la firme. « C’est un temps raisonnable, qui nous permet de ne pas tomber dans le rouge et de couvrir 95% des arrêts maladie par exemple ». Le temps moyen évalué par l’Insee le situe d’ailleurs à 33 jours. Le seuil des 1500 euros correspondant à 1,5 SMIC Net.
Le produit assez innovant dans sa conception a été développé en accéléré au cours du second semestre 2007, puis testé auprès d’un échantillon de 300 clients lors du 1er trimestre 2008. Manifestement, les résultats se sont révélés concluants. « Il ne fallait pas traîner, ajoute Thierry Martel, car certains de nos rivaux planchent déjà sur des contre-offres. C’est pourquoi, on a choisi un prix d’appel symbolique sous les 20 euros, soit l’équivalent d’un petit forfait de téléphone portable ». Pour autant, le groupe n’est pas censé perdre de l’argent dans l’affaire. « Il reste correctement margé » dixit Groupama. Pour l’heure, aucun objectif chiffré n’a été arrêté pour l’année en cours.
Le groupe, qui revendique 11% de parts de marché dans l’automobile et 15% dans l’habitation, ne s’est pas non plus lancé à l’aveugle. Il a ainsi validé sa démarche par une enquête Ifop, laquelle montre que près de 6 Français sur 10 s’estiment insuffisamment protégés contre les pépins budgétaires et qu’1 sur 3 n’a pas encore trouvé de solution adaptée à ce type d’aléa.
Concrètement, pour éviter les effets d’aubaine, Groupama Renfort sera lesté d’une carence de six mois. En clair, nul ne pourra toucher la moindre somme durant ce laps de temps. Ensuite, le mécanisme se déclenchera sur simple coup de fil, dès lors que le client aura subi une perte de revenu d’au moins 5%. Outre le versement de la somme complémentaire lui permettant de restaurer son pouvoir d’achat, la « victime » pourra alors bénéficier selon son profil d’une palette de services complémentaires, allant de la refonte du CV à l’aide ménagère, en passant par un coaching personnalisé, la livraison à domicile de repas ou de médicaments ou encore des entretiens téléphoniques avec un psychologue.

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18-45 ans. Parce qu'au delà, on ne peut prétendre à ce "renfort"? Parce que l'on tombe plus facilement malade, à partir de 45 ans? J'ai 46 ans. Un emploi où il me faut cumuler 3 années d'ancienneté pour prétendre à un complément de salaire en cas de maladie. Salariée de base au Smic, il me manque une année. J'étais interessée par le "produit". Sans compter les 6 mois de carence, ce que je trouve logique, et malgré cela, j'aurais souscrit... Donc, à partir de 45 ans, j'aimerais avoir la confirmation que je ne peux bénéficier de cette assurance. Je m'en assurerais, à moins que quelqu'un ait la réponse?
Concernant cette proposition d'assurance elle a au moins le merite de proposer un coup de main immédiat à priori.Concernant le cout mensuel concretement les francais sont pret à payer des prestations de services aupres de fournisseur de TV ou d'internet ou de telephone portable qui ne nullement des priorites au quotidien comparer à une garantie qui permet un maintien de revenus.
On y crois! Et le jour où ça aeeive, c'est comme pour les voitures. On trouve une raison qui ne remplis pas les conditions ou on ne nous reprends pas à la fin du contrat et il faut aller voir ailleur!
Voila encore une assurance pour palier un vide suppose dans le domaine des pensions alimentaires. Reste a voir les conditions d'application qui vont certainement etre draconiennes. Sur le creneau des pensions alimentaires, si le debiteur regle sa dette, l'assurance ne va pas reclamer sa part du gateau a posteriori? Et si le debiteur ne paye qu'une partie de la pension? Il y a perception de la pension mais incomplete. Pas d'assurance qui ne couvre que la 'non perception'? De toute facon si le debiteur traverse une mauvaise passe, il demandera une diminution de la pension et l'assurance ne servira a rien. Bref je ne suis pas sur d'investir intelligemment mes 228 euros / 1500FF (19 euros par mois) par an dans cette assurance.