
Pour marquer leur mécontentement face aux faibles hausses de salaires proposées par la direction, 8,5% des salariés de la banque sont en grève. Une centaine d'entre-eux participe à un sit-in dans le hall de la tour Société Générale à La Défense.
8,5% des salariés de la Société Générale, selon la direction, étaient en grève mardi à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB/CGC pour marquer leur mécontentement face aux faibles hausses de salaires proposées mais aussi leurs inquiétudes sur les conditions de travail.
Environ 150 à 200 salariés d'après les syndicats, une centaine d'après la direction, ont participé à un sit-in dans le hall de la tour de la banque à La Défense à la mi-journée.
Dans les négociations salariales pour 2010, la direction a proposé 0,7% d'augmentation générale et un "dividende du travail" (complément d'intéressement) de 600 euros.
L'intersyndicale, qui s'est "serré la ceinture" l'an dernier après l'affaire Kerviel et les débuts de la crise économique, demande l'intégration de la prime versée début 2009 dans le salaire, soit environ 2% d'augmentation.
La direction fait selon la CGT du "chantage à l'emploi" en disant "on ne peut faire plus d'autant qu'on a garanti l'emploi pour 2009". La banque compte 60.000 salariés en France.
Dans un communiqué, la direction s'est dite "très attachée aux discussions permanentes avec les instances représentatives du personnel", et elle "entend maintenir ce dialogue, notamment dans le processus de négociation qui est engagé et qui n'a jamais été interrompu".
Une nouvelle réunion est prévue le 2 décembre.
La Société Générale a aussi lancé un "chantier sur les rémunérations", après le tollé provoqué en mars par l'annonce d'un total de 320.000 stock-options accordées aux quatre principaux dirigeants, auxquelles ils ont renoncé depuis.
Pour les syndicats, ce chantier est toutefois "déconnecté des négociations salariales puisqu'il porte sur les minima et les compensations aux pertes de pouvoir d'achat sur plusieurs années".
La question des salaires a été "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase", selon la CGT, qui observe une "forte dégradation des conditions de travail".
Dans le cadre d'un projet pour le réseau grand public, le nombre de portefeuilles gérés par les conseillers clientèle doit augmenter de 25 à 50% et les distributeurs d'argent multi-fonctions se développer. "Nous prévoyons une baisse de 25% des effectifs en agence", déplore Pierre Cuevas (CFDT), qui note que "cela pourra se faire par le non-remplacement des départs en retraite".

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