Le nouveau pilote en chef d'Airbus a confirmé le plan de restructuration, Power 8, conçu par son prédécesseur. A Paris, l'action de la maison-mère, EADS, s'offrait un joli rebond de 3,6% mardi.
Au lendemain de l'officialisation du départ de Christian Streiff, Louis Gallois, le nouveau pilote en chef d'Airbus, a confirmé le maintien de « Power 8 », le plan de restructuration ficelé par son prédécesseur, en prévenant qu'il serait « inévitablement rigoureux ». Pour autant, celui qui est aussi co-président d'EADS, ne s'est pas montré très disert sur les modalités ni sur l'ampleur des suppressions de postes envisagées. Le site internet de La Tribune évoquait pour sa part mardi un objectif de réduction de 10.000 emplois sans licenciement. Mais ce chiffre a été démenti par le groupe aéronautique qui rappelle même que rien n'a encore été tranché et que cela ne sera pas le cas avant plusieurs mois. Seule certitude : les bureaux d'études et les ateliers seront épargnés, compte tenu de leurs impératifs de livraison. A Paris, l'action EADS rebondissait nettement et s'offrait un petit ballon d'oxygène en prenant 3,6% à la clôture. Soit la plus forte hausse de l'indice vedette.
Symboliquement, pour prendre ses marques et effacer ainsi la communication brouillée des 100 jours de Christian Streiff, Louis Gallois a tenu à rencontrer dès cet après-midi les 350 principaux cadres du site toulousain ainsi que les délégués syndicaux, sans oublier le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc. Le nouvel homme fort d'Airbus poursuivra sa prise de contact mercredi et jeudi, où il s'entretiendra cette fois avec les élus régionaux, avant de conclure son marathon par une réunion plénière vendredi avec l'ensemble des collectivités locales et régionales. En attendant, l'ancien dirigeant de la SNCF a confié que l'application de « Power 8 » passerait par deux éléments majeurs : le dialogue et l'équilibre entre les pays. Sur le fond, Louis Gallois devra donc louvoyer avec la composante politique inhérente au groupe. Ce que n'envisageait visiblement pas Christian Streiff. : c'est-à-dire préserver les intérêts français tout en ménageant les intérêts allemands sans brusquer également le clan espagnol, qui détient 5% d'EADS.
Enfin, pour ses premiers pas en tant que responsable de l'opérationnel, Louis Gallois a tenu à lever le voile sur certains aspects clés de la crise qui plombe le groupe depuis des semaines. L'origine des retards de l'A-380 ? Elle serait imputable à un problème de câblage électrique des cabines de l'appareil réalisé en grande partie dans l'usine d'Hambourg. Le décrochage par rapport à Boeing ? Certes, le groupe américain a pris une longueur technologique d'avance avec son Dreamliner, mais pour autant le vrai point noir réside dans le différentiel euro/dollar. Car EADS vend ses avions en dollars mais publie des comptes en euros. L'avenir de l'A-350 ? Le projet sera chaudement recommandé au conseil d'administration d'EADS. Pourquoi ? Parce qu'il est vital dans la gamme d'un avionneur généraliste puisque ce gros porteur à long rayon d'action pèse à lui seul 40% du marché de l'aviation civile. Celui de l'A-400M ? Le groupe fera son maximum pour que l'appareil de transport militaire soit « en vol à l'heure ».

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Mr.Gallois reprend les propositions de Mr.Streiff,alors pourquoi sec séparer de ce dernier qui connaît trés bien l/industrie dont il est issu???