Le constructeur automobile a annoncé 14.000 nouvelles suppressions de postes, qui s'ajoutent aux 25 à 30.000 déjà programmées. D'après un accord passé avec le syndicat UAW, la purge pourrait toucher jusqu'à 75.000 ouvriers travaillant directement ou indirectement pour Ford.
A ce niveau d'austérité, ce n'est même plus une cure d'amaigrissement, mais un massacre : en dévoilant la seconde phase de son plan de restructuration "Way Forward", Ford a annoncé aujourd'hui vendredi qu'il allait liquider 14.000 postes de "cols blancs" en Amérique du Nord. Lesquels s'ajoutent aux 25.000 à 30.000 suppressions de postes d'ouvriers entérinées début 2006. De sorte, qu'au total, la purge touchera entre 39.000 et 44.000 salariés sur un total de 123.000! Soit près d'un emploi sur trois outre-Atlantique. Le groupe fermera également 2 autres usines, outre les 14 prévues. A New-York, l'action Ford Motor Company dérapait de près de 11% peu avant 18 heures, heure française.
Sur sa lancée, le groupe de Dearborn entend aussi accélérer le calendrier de son plan social : les 25 à 30.000 départs de la première phase devront être bouclés dès la fin 2008, soit quatre ans avant la date butoir initiale. Idem pour les 14 autres fermetures d'usines. Enfin, les activités périphériques – pièces détachées et équipements – quitteront, elles aussi, le périmètre du groupe dans deux ans au plus tard. A moins qu'elles ne soient tout simplement balayées. Ce qui là encore préfigure de nouvelles suppressions de postes.
Pour arriver à ses fins, le groupe centenaire désormais dirigé par Alan Mulally, 61 ans, un ancien dirigeant de Boeing, a conclu un accord de départs volontaires et de retraites anticipées avec le syndicat de branche UAW. Concernant les 75.000 ouvriers syndiqués nord-américains travaillant pour Ford (ceux du groupe lui-même et ceux de ses équipementiers), il prévoit l'ouverture d'un guichet pendant un an, jusqu'en septembre 2007. Les primes grimperont jusqu'à 140.000 dollars selon l'ancienneté.
Le deuxième constructeur américain espère en retour économiser 5 milliards de dollars d'ici la fin 2008. Pour autant, le retour aux profits dans la branche automobile américaine n'est pas escompté avant 2009. Soit un année de retard au vu des précédentes estimations. En attendant, les craintes les plus folles courent sur l'exercice actuel. Le Detroit News, citant un rapport interne confidentiel, évoque ainsi un déficit possible de 9 milliards de dollars ! Sachant qu'au premier semestre, la perte s'est élevée à 1,4 milliard.
Ford devra donc faire feu de tout bois pour recouvrer la rentabilité et surpasser ses rivaux japonais. Parmi les autres pistes explorées, citons la vente probable de la marque de luxe Aston Martin et peut-être même celle de Jaguar dans un deuxième temps, même si pour l'heure ce n'est pas au programme. Ou encore la réduction de la production de 21% en Amérique du nord. Côté offensif, le successeur de Bill Ford compte investir sur les « segments en croissance », c'est-à-dire les fameux crossover, les voitures mi-berlines (moteur)-mi4x4 (châssis) qui font actuellement fureur aux Etats-Unis dans un contexte de carburant cher. Rappelons que sur son marché domestique, sa part de marché s'est effritée de pratiquement 1 point en sept mois, à 17%. Et qu'il n'est pas exclu qu'elle tombe sous les 15% à moyen terme...

Interview exclusive de Ron Garriques, président de la division grand public de Dell, sur la priorité donnée à cette activité, les ambitions en terme de produits et les conséquences sur la distribution et l'appareil de production.
La France s'engage dans la réforme des tarifs du mobile. Le nouveau modèle pourrait conduire, à terme, à facturer la réception des appels. Décryptage.
Ce jeune studio de création a développé une technologie qui simplifie le travail des développeurs. Et il entend bien profiter du bouleversement provoqué par Apple et son iPhone dans le monde de la distribution.
Sonnés par le ralentissement économique, les cinq principaux marchés automobiles européens ont tous ensemble enregistré des baisses des ventes spectaculaires en août. Seule la France résiste encore avec un recul de 7%.
Un rapport remis jeudi au gouvernement dresse le premier bilan de la VAE – la validation des acquis de l'expérience –, six ans après sa création. Le point sur ce dispositif de formation professionnelle très décrié avec Vincent Merle, expert au CNAM, à l'origine du projet de loi fondateur de 2002 au cabinet de Nicole Péry.
Le nouveau jeu du créateur des Sims est sorti jeudi en France. Une aubaine pour Electronic Arts, qui prévoit des millions de ventes. Retour sur un succès annoncé de longue date.