
Le groupe italien s'attend à des résultats 2008 dans le bas de la fourchette de ses prévisions et à des conditions de marché détériorées sur la majeure partie de l'année prochaine. Ce qui pourraient amputer lourdement ses profits.
Sur le troisième trimestre, le groupe a enregistré un bénéfice net de 468 millions d'euros, en hausse de 3,1%, un bénéfice courant, indicateur clé de la gestion industrielle, en hausse de 8% à 802 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de 14,296 milliards d'euros, en progression de 3,2%, en ligne avec les prévisions des analystes. Sur les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net a été de 1,541 milliard d'euros (+5,7%) et le chiffre d'affaires s'est élevé à 46,288 milliards d'euros (+8,4%).
"Les évènements que nous avons observé au cours de ce trimestre ont changé significativement la qualité des conditions de marché que nos secteurs d'activité devront affronter au cours du dernier trimestre 2008 et à notre avis, au cours de la majeure partie de 2009", souligne le groupe. Du fait de "faibles conditions de marché", Fiat s'attend donc d'ici la fin de l'année à des "volumes inférieurs" aux prévision initiales dans tous les secteurs, à l'exception des machines agricoles. Résultat : le groupe devrait enregistrer un bénéfice courant dans le bas de la fourchette de sa prévision annoncée de 3,4-3,6 milliards d'euros.
Sur le seul troisième trimestre, le groupe a livré 516.700 voitures, ce qui représente une baisse de 4,8% sur un an. Pour 2009, à cause du changement profond des conditions de marché, "il est très difficile de définir une indication prévisible sur la performance du groupe", explique Fiat, qui donnera donc des prévisions trimestre par trimestre. "Nous pensons que nous ferons face à des fluctuations erratiques du sentiment du marché au moins sur le premier semestre", juge Fiat, qui "met en oeuvre une multiplicité de mesures pour contenir l'impact de la baisse attendue du marché".
Mais le groupe annonce avoir élaboré plusieurs scénarios possibles dont le "pire" prévoit une chute de 10 à 20% de la demande globale pour ses marques par rapport à 2008 et un bénéfice courant compris entre 1,5 et 2,3 milliards d'euros. Soit divisé par près de trois par rapport à sa prévision initiale d'une fourchette de 4,3 à 4,5 milliards d'euros. Dans le cadre de ce scénario, le bénéfice net serait compris en 2009 entre 400 millions et 1,2 milliard d'euros.
Selon Fiat, ces changements par rapport aux "conditions normales de marché" sont "temporaires" et ne changent rien "à la substance globale des engagements donnés par le groupe en 2OO6 sur ses objectifs 2007-2010" et "dans le cas où des conditions normales de marché seraient restaurées d'ici la fin 2009, le groupe réaffirme ses objectifs pour 2010", assure-t-il.

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