Les créanciers ont validé lundi à une très courte majorité le plan de refinancement soumis par la direction. L'exploitant du tunnel sous la Manche voit s'éloigner le dépôt de bilan.
Eurotunnel échappera a priori au dépôt de bilan. Ses créanciers ont voté de justesse lundi en faveur du plan de la dernière chance présenté par la direction générale, en dépit de certains appels à la dissidence de la part de fonds d'investissement, dont l'américain Oaktree, détenteur de 7% de la dette. « C'était très très serré. Cela s'est même joué à 1 voix près, confie à LExpansion.com, Colette Neuville, la présidente de l'ADAM. Ce qui prouve malgré tout que le plan est bien équilibré puisqu'il n'était plus possible de faire la moindre concession entre les parties, entre les créanciers et les actionnaires ».
De fait, pour avaliser ledit plan, le comité des principaux créanciers, qui regroupe 53 établissements de crédit et 70% de la dette colossale de 9 milliards d'euros, devait recueillir une double majorité : représenter au moins la moitié des créanciers en nombre. Soit 27 sur 53. Et au moins les deux tiers en valeur, soit 66% de la dette dudit comité. Résultat ? Le vote qui s'est déroulé en fin de matinée a permis de réunir 28 créanciers pesant 72% de la dette.
Désormais, doivent se prononcer les autres comités (les fournisseurs et les obligataires, vraisemblablement en décembre), puis le Tribunal de commerce dans la foulée. Lequel devrait a priori valider le tout. Suivra enfin l'offre publique ouverte aux actionnaires où ceux-ci échangeront leurs actions actuelles contre des nouvelles de la future firme rebaptisée Groupe Eurotunnel.
Placé depuis près de quatre mois sous la protection de la procédure de sauvegarde, l'exploitant du tunnel sous la Manche s'est donc offert plus qu'un bol d'air. Il a sur le papier les moyens de retrouver son allant. « La meilleure preuve est que les mastodontes de la finance, tels Citigroup, Deutsche Bank ou Goldman Sachs, se battent maintenant pour financer le refinancement, note la présidente de l'Association des actionnaires minoritaires. Or, ce ne sont pas à proprement parler des établissement philanthropiques ! ». Concrètement, en effet, le groupe dirigé par Jacques Gounon a indiqué avoir reçu deux offres de reprise de sa dette sénior en vue de la restructurer (Citigroup d'un côté; Deutsche Bank et Goldman Sachs de l'autre). Ces deux propositions seront examinées par Lazard et Lehman Brothers, les deux banques conseils d'Eurotunnel, puis soumises au comité d'audit avant d'être transmises au Conseil d'administration.
Dans les faits, le ou les gagnants de cette consultation rachèteront cash la dette senior (la couche supérieure du millefeuille du passif du groupe) puis la convertiront sous la forme d'un emprunt sur 40 ans. Les autres créanciers du groupe, ceux dits du Tier 3 et les détenteurs d'obligations, verront leurs créances purement et simplement annulées. Et ce pour un montant de 4,9 milliards d'euros. Soit 54% du total dû par le groupe. En échange, ils recevront 352 millions d'euros en cash et auront accès à l'émission d'obligations remboursables en actions (ORA) prévue par le plan. Celle-ci sera également ouverte aux actionnaires actuels.
Eurotunnel a pour lui d'afficher un compte d'exploitation assaini. Ce qui couplé à des projections raisonnables le rend de nouveau attractif. « Avec Eurotunnel, cela fait vingt ans que tout le monde s'habille en noir. Il faut arrêter avec ce catastrophisme ambiant, s'indigne la bouillonnante représentante des petits porteurs qui siège aussi au conseil d'administration. Cette fois-ci, l'allègement de la charge de sa dette a été calculé au prorata de ses capacités de remboursement. Donc, on doit être en mesure de gagner de l'argent. Ce qui au bout du compte ne peut que plaire aux actionnaires ». D'après le plan, la charge d'intérêts sera en effet 2,5 fois moindre que l'actuelle.

L'inventeur du magnétoscope numérique s'est allié avec l'allemand Nero pour imposer son savoir-faire dans les usages de la vidéo sur PC. Détails sur de nouvelles ambitions avec Joshua Danovitz, patron de la stratégie internationale de Tivo.
Les marchés dévissaient toujours vendredi, guère rassurés par le discours de George Bush. Le CAC a perdu 7,73% à 3176,49 points. A New-York, le Dow Jones reculait de 4,4% à 18 heures. Deux heures avant la réunion du G7 à Washington.
Le patron de Renault et Nissan lâche les rênes de l'opérationnel au sein du constructeur français, au profit de Patrick Pélata, 53 ans, l'actuel DGA. Carlos Ghosn se recentre sur la stratégie et les finances. Décryptage.
Entre 2500 et 5000 salariés de l'automobile ont manifesté vendredi midi devant le Salon de l'Automobile à Paris pour exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des plans sociaux dans le secteur.
La crise économique douche les espoirs de financement, écrit le fondateur de TechCrunch, qui déclare la mort du web 2.0. Sequoia Capital invite ses start-ups à réduire la voilure. Netvibes et Dailymotion figurent sur une liste de sociétés menacées.
L'Arcep clarifie les règles du déploiement de la fibre. Satisfaction de Free, qui pourra utiliser les infrastructures de France Télécom.
bonsoir chaque partie a ses raisons , mais le calcul de la dette est il correct?