Selon un plan baptisé "Vision 2020", le groupe européen veut réaliser des acquisitions ciblées dans les services, la défense et la sécurité, notamment aux Etats-Unis.
Sous pression de l’euro fort qui l’obligera vraisemblablement à durcir un peu plus encore le plan de restructuration de sa filiale Airbus, EADS a compris qu’il devait sortir de cette double dépendance à long terme : l’une vis-à-vis du dollar et l’autre vis-à-vis de l’avionneur européen, sa principale machine à cash. Aussi le groupe aéronautique s’est-il fixé un cap à l’horizon 2020 dont les grandes lignes ont été consignées dans un document intitulé "Vision 2020". Ce document, que s’est procuré le quotidien Les Echos et déjà présenté aux 50 « top managers », sera vraisemblablement abordé lors du CE européen des 11 et 12 décembre avant d'être dévoilé le lendemain aux 300 principaux cadres du groupe franco-allemand.
Airbus pèse aujourd’hui plus des deux tiers du chiffre d’affaires d’EADS mais surtout l’essentiel de ses bénéfices. Autrement dit, quand le premier est chahuté, que ce soit par son concurrent Boeing ou sous l’effet de déboires internes (à l’image de la crise du programme A-380 ou plus récemment celle de l’A-400M), le second est mécaniquement plombé. Pour sortir de cette Airbus-dépendance et engranger « des rentrées d’argent régulières », "Vision 2020" suggère donc deux voies : primo, mettre l’accent sur les activités de défense et de sécurité ainsi que sur les services aéronautiques civils ou militaires. Secundo, multiplier les acquisitions et les partenariats, aux Etats-Unis notamment, afin de concurrencer Boeing, actuellement intouchable sur ces pans d’activités. Des alliances avec des groupes russes, indiens ou chinois, voués à monter en puissance, sont également évoqués.
Pour l’heure, le marché américain de la défense est incontournable avec ses 444 milliards d’euros. Washington consacre ainsi 2,7 fois plus d’argent à sa défense que Bruxelles. Sur le créneau des services aéronautiques, EADS a des opportunités à l’avenir que ce soit dans la maintenance-logistique, les solutions de financement ou la gestion des communications sécurisées.

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si cette sociéte reprend du poil de la bete pourquoi pas mais si c est encore pour faire des affaires louches et qu elle soit encore démunie de cartouches il vaudrait mieux qu elle s abstienne ou alors qu elle se développe plus vite qu avant car il y a la vraiment si elle le veut aux ETATS UNIS il y a beaucoup de grain a moudre et aussi beaucoup de clients qui ne demanderaient peut etre pas mieux que de voler français et de servir la marque française dans tous ses eclats.