Pendant que Noël Forgeard vendait ses titres, le groupe EADS les rachetait massivement révèle La lettre de la bourse du groupe Mieux Vivre. Et ce alors que les actionnaires minoritaires de l'Appac portent plainte pour délit d'initié. L'action du groupe aéronautique perd encore 2,5%.
Le deuxième paragraphe de cet article a été modifié le 22/06/2006 suite à des précisions apportées par EADS sur le prix de rachat d'un bloc de 2 millions d'actions par le groupe aéronautique.
L'affaire EADS prend une nouvelle tournure, judiciaire cette fois. Les actionnaires minoritaires de l'APPAC (Association des petits porteurs actifs) ont ainsi décidé mercredi de porter plainte pour « délit d'initié » et « diffusion de fausses informations » dans la foulée de l'effondrement du titre du groupe aéronautique la semaine dernière. Une action du même type a parallèlement été engagée au nom d'un actionnaire non identifié d'EADS par l'avocat Me Frédérik-Karel Canoy. Une trentaine de personnes serait susceptible de se joindre à cette plainte. Les membres de l'APPAC réclament également ouvertement la démission des dirigeants du groupe franco-germano-espagnol qu'ils jugent avoir eu « des informations privilégiées sur la situation ou les perspectives de la société » du fait de l'exercice de leur fonction. Un éventualité que n'exclut pas Guy Teissier, le président UMP de la Commission de la Défense à l'Assemblée Nationale, pour qui Noël Forgeard, le co-président français d'EADS, devrait « tirer toutes les conséquences » si l'AMF venait à conclure à sa culpabilité. Pour sa part, Dominique de Villepin a assuré devant l'Assemblée nationale qu'il y a « des décisions urgentes à prendre » dans ce dossier et « qu'elles le seront ». Mais les propos les plus explicites du premier ministre ne visaient que les « mesures nécessaires pour que EADS sécurise ses délais de production et fournisse ses clients dans les meilleures conditions ». A Paris, l'action EADS perdait 2,5%.
En attendant, nouvelle déflagration dans ce dossier miné, La lettre de la bourse, la newsletter hebdomadaire du groupe Mieux Vivre Votre Argent (groupe Express-Expansion), sème un peu plus le trouble. Selon la dernière édition du 22 juin, le groupe aéronautique a racheté entre le 9 mars et le 17 mai 2006, plus de 2 millions d’actions EADS à des établissements financiers en contrepartie de l’exercice de stock-options réalisées par ses dirigeants. Le prix moyen d'acquisition est estimé par EADS à 20,90 euros alors que ses dirigeants dont le co-président d'EADS Noël Forgeard revendaient en mars 2006 leurs titres en Bourse à plus de 32 euros. Par ailleurs, début mai, EADS a repris auprès d'un établissement financier français « de 1er rang » un bloc de 11 millions de titres qui est encore venu gonfler son auto-contrôle. Au total, le groupe qui détenait au début de son programme de rachat d'actions en mai 2005 seulement 0,79% de ses propres actions se retrouve selon le dernier décompte publié par l'Autorité des Marchés Financiers le 19 juin avec 1,79% de son capital auto détenu. Or, entre début mars 2006 et la dernière déclaration à l'AMF du 14 juin, la valeur de marché du portefeuille de titres auto détenus a fondu et est passée de 414,12 millions d'euros à 282,75 millions compte tenu de la chute du cours de l'action en Bourse alors même que le nombre de titres EADS auto détenus était multiplié par 2,3 (de 6,394 millions d'actions à 14,686 millions de titres). Ces opérations internes n’ont donc certainement pas enrichi les petits actionnaires qui ont, pendant toute cette période, vu passer le cours de l’action de 35 euros à la fin mars à un peu plus de 20 aujourd’hui !

L'inventeur du magnétoscope numérique s'est allié avec l'allemand Nero pour imposer son savoir-faire dans les usages de la vidéo sur PC. Détails sur de nouvelles ambitions avec Joshua Danovitz, patron de la stratégie internationale de Tivo.
Les marchés dévissaient toujours vendredi, guère rassurés par le discours de George Bush. Le CAC a perdu 7,73% à 3176,49 points. A New-York, le Dow Jones reculait de 4,4% à 18 heures. Deux heures avant la réunion du G7 à Washington.
Le patron de Renault et Nissan lâche les rênes de l'opérationnel au sein du constructeur français, au profit de Patrick Pélata, 53 ans, l'actuel DGA. Carlos Ghosn se recentre sur la stratégie et les finances. Décryptage.
Entre 2500 et 5000 salariés de l'automobile ont manifesté vendredi midi devant le Salon de l'Automobile à Paris pour exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des plans sociaux dans le secteur.
La crise économique douche les espoirs de financement, écrit le fondateur de TechCrunch, qui déclare la mort du web 2.0. Sequoia Capital invite ses start-ups à réduire la voilure. Netvibes et Dailymotion figurent sur une liste de sociétés menacées.
L'Arcep clarifie les règles du déploiement de la fibre. Satisfaction de Free, qui pourra utiliser les infrastructures de France Télécom.