Le numéro un mondial du soda veut surfer sur la vague du "light". Sortie en janvier de « Coca-Cola Zero », un soft conçu pour les jeunes hommes de 16 à 24 ans. Le pendant en quelque sorte du Coca-Cola Light, lancé il y a dix-huit ans à destination des femmes de 25 à 35 ans.
Un an tout juste après l'irruption de son Coca Blak, un mix de cola classique et de café pour torpiller le rival Pepsi Max Cappuccino qui avait eu l'outrecuidance d'occuper les linéaires de l'Hexagone avant lui, Coca-Cola lance une nouvelle offensive sur le marché français à compter de début janvier avec la sortie de son « Coca-Cola Zero » : un soft drink « sans sucre » et « sans calorie » destiné en priorité aux jeunes hommes de 16 à 24 ans qui, précise le communiqué « veulent prendre soin d'eux, se faire plaisir, sans effort et sans se priver des bonnes choses de la vie ». Bref, une boisson hédoniste qui n'est pas sans rappeler le fameux « Coca Light », déjà plébiscité par les femmes de 25-35 ans depuis 1988 pour peu ou prou les mêmes raisons.
Le « Zero » déferlera en tête de gondoles dès la mi-janvier dans la grande distribution, puis à compter du second semestre dans le réseau Café-Hôtels-Restaurants. « On veut s'adresser à une clientèle qui veut absolument le goût du Coca mais qui fait aussi attention à sa ligne, précise Christian Polge, le président de Coca-Cola France ». Autrement dit, les avantages du Light et ceux du Classic. Au risque a priori de tuer le Light, sauf à considérer que le goût un peu particulier de ce dernier l'a émancipé.
A vrai dire, le numéro un mondial du soda semble réactualiser là un produit vieux de dix-huit ans pour mieux faire oublier les semi-échecs (Coca Blak, 0,3% de part de marché sur les soft, 23% de réachat) mais aussi les flops absolus (Cherry Coke, Coca Vanille, Light Lemon, Light Sango). Car si le « Zero » revendique 0,3 Kcal/100 ml, le « Light » n'en affiche que 0,2. Et le « Zero » contient également de l'aspartame et de l'acésulfame-k, soit les deux édulcorants du « Light » qui lui confèrent son goût sucré sans les calories. « La firme en est réduite à recycler des innovations qui ne sont même pas les siennes du reste, puisque c'est Pepsi qui inventa le premier cola allégé, souligne pour LExpansion.com Benoît Heilbrunn, professeur de marketing à l'ESCP. Depuis quelques temps, Coca a amorcé un cycle de décroissance. Mais c'est logique car sur un marché saturé, le leader est voué à s'essouffler sauf s'il peut jouer du levier de la croissance organique. Et sur ce point, difficile de pousser les consommateurs à boire plus de Coca qu'ils ne le font déjà ! ». De fait, en France, le « Classic » s'arroge environ 40% de parts de marché et le « Light » aux alentours de 20%.
Officiellement, le « Coca Zero » a pour ambition de constituer à terme le troisième pilier de la gamme aux côtés du « Classic » et du « Light ». « On sera relativement vite fixé, lâche un consultant, spécialisé dans la formation des commerciaux. Au bout de huit mois, on aura une idée précise du succès ou de l'échec du produit ». En attendant, Christian Polge, 41 ans, le patron de la filiale française, se veut surtout ambitieux pour le dernier né du groupe, puisqu'il est censé « assurer pas moins de la moitié de notre croissance en 2007 ». De quoi secouer ainsi de sa torpeur une filiale dont l'activité stagnait depuis deux ans aux alentours des 1,4 milliard d'euros. Et la firme de citer le démarrage flatteur de son nouveau breuvage au Royaume-Uni (juin 2006), en Allemagne et en Espagne (juillet), puis en Belgique et Norvège (septembre).
Sur le fond, le géant d'Atlanta entend évidemment surfer sur la vague des boissons « light » dont la progression en France a bondi de 46% en cinq ans, mais dont le niveau en volume reste encore largement inférieur à celui de ses voisins, tels que la Grande-Bretagne. « Là-bas, note Christian Polge, notre Coca Light surpasse désormais le Classic ». Guère étonnant quand on sait qu'un Anglais consomme en moyenne chaque année 91 litres de soft gazeux light là où un Français en absorbe seulement 15 litres, d'après une étude du cabinet CBL. Pour asseoir le succès escompté de son « Zéro », la marque rouge et blanche compte bien entendu déployer tout l'arsenal marketing qui sied aux grandes manœuvres : une campagne publicitaire massive, « à forte coloration internet, là où se concentre notre cible, confie le PDG, sans pour autant négliger la télévision et l'affichage ». « La machine de guerre de Coca est très bien huilée généralement, rappelle Benoît Heilbrunn. Mais pour eux, la vraie menace maintenant est ailleurs. Elle est dans l'offensive menée par les eaux minérales sur le terrain des soft, à l'image de Badoit et Volvic, qui glissent des saveurs (orange, citron) dans leurs eaux tout en pouvant se prévaloir d'un positionnement fort sur la santé ».

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.
Ne même pas faire de différence entre zero calorie et zero sucre... Quand même ! Coca cola zero ne contient pas de sucre, mais il contient des calories, comme tout soda !
Le lancement de Coca-Cola Zero est un lancement remarquable Après 1 mois , le produit est référencé de manière très importante dans la quasi totalité des points de vente de la grande distribution La campagne de communication dest particulièrement orginale
Je ne pense pas que ce produit devrait être ciblé que pourles hommes car perso n'aimant pas vraiment le light jepense que celui ci me plaira et je ne suis pas un homme...
Contrairement à ce qu'affirme Benoit Heilbrunn - qui devrait visiblement réviser ses classique de marketing avant de pouvoir former des étudiants susceptibles de travailler en entreprise dans un proche avenir ...- , la stratégie de Coca-Cola ces dernières années semble bien au contraire particulièrement efficace et réfléchie et commence à porter ses fruits - Innovations produits autour de sa marque emblématique pour attirer des nouveaux consommateurs dans la franchise , innovations packagings excecptionnelles ( formats , diversité , design ...) , surinvestissements media et approche de communication très innovante reconnue recemment comme la plus efficace et riche sur le marché Français ( Etude Ipsos / stratégies de novembre 2006) devant des marques come Nike , adidas ou Orange ) , utilisation remarquable de l'intercativité avec ses consommateurs ( voir le site le marque particulièrement inspirant et le dernier bijou crée par des jeunes sur Dailymotion ) ,entrée dans de nouvelles catégories à très fort potentiel de croissance ( énergie avec Burn , SPort avec Powerade etc..) , la stratégie de Coca-Cola en France est clairement celle d'un leader qui innove dans un contexte ou peu de concurrents ont le meme dynamisme et la capacité de se renouveler ainsi MHeilbrunn devrait également réfléchir à la notion de "semi-échecs" ou de "flops" et s'intérroger sur les objectifs précis de ces lancements successifs qui ne font qu'enrichir la franchise de marque- Dernier conseil : qu'il se déplace en Asie ou aux Etats-Unis pour constater le dymamisme des nouvelles catégories de boisson et des stratégies d'innovation qui se dessinent sur ce marché particulièrement dynamique.