Le groupe britannique Cadbury Schweppes a mis en vente sa division européenne de boissons non alcoolisées, coupable de ne pas être assez dynamique. Les prétendants à la reprise de marques aussi célèbres que Schweppes, Orangina, Oasis ou Gini seraient nombreux.
Le groupe agroalimentaire britannique Cadbury Schweppes ne fait pas dans la nostalgie. Il a en effet mis en vente jeudi sa division européenne de boissons dont l'origine remonte à la fusion entre Cadbury et Schweppes en 1969. Outre le célèbre tonic inventé en 1870, le groupe veut se séparer de nombreuses marques célèbres dont les françaises Orangina, Pampryl et Oasis, mais aussi Gini ou TriNa. Lesquelles ont représenté un chiffre d'affaires de 956 millions d'euros en 2004, et 10% des ventes totales de Cadbury Schweppes. Rappelons par ailleurs que le groupe britannique avait cru bon de débourser 700 millions d'euros en 2001 pour racheter Orangina à Pernod Ricard. Mais les temps ont apparemment changé en quatre ans. Si « le marché des boissons non alcoolisées en Europe est en croissance » explique le directeur général Todd Stitzer, « le potentiel de croissance et de création de valeur des autres activités du groupe est meilleur ». De plus, « la situation dans certains pays n'est pas si bonne en ce moment », selon une source proche du dossier citée par l'AFP. Ce serait notamment le cas de la France et de l'Espagne. Conséquence, Le groupe veut donc se recentrer sur la confiserie chewing-gums et chocolat) et les boissons non alcoolisées sur les marchés plus porteurs que sont les Etats-Unis (Dr Pepper, Seven Up) et l'Australie.
A priori, les candidats à la reprise d'un tel portefeuille de marques devraient être nombreux et la vente pourrait rapporter autour d'un milliard de livres. Le nom des groupes britanniques Britvic (propriété d'InterContinental Hotels), l'autre grande marque de tonic du pays, et Whitbread sont déjà cités, tout comme celui de PepsiCo. Sans oublier les inévitables fonds d'investissements, comme les Américains Carlyle et Kohlberg Kravis Roberts & Co. En revanche, la candidature de Pernod Ricard, qui vient de débourser 10,7 milliards d'euros pour s'offrir Allied Domecq, apparaît peu probable. Pour sa part, Cadbury compte utiliser le produit de cette vente pour réduire sa dette, qui s'élevait à 4,3 milliards de livres en juin dernier, mais aussi développer de nouveaux produits. Il ambitionne un nouveau parfum cerise-vanille de son soda Dr Pepper et de nouvelles versions de ses chewing-gums Trident.

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