L'action de l'éditeur informatique français dévisse de près de 25% vendredi à Paris, car ses ventes au deuxième trimestre se sont révélées décevantes. Les analystes craignent que cela ne corresponde à des pertes de parts de marché.
Business Objects a connu une véritable Bérézina boursière vendredi. En séance, et bien que réservé à la baisse en tout début de matinée, l'action du spécialiste des logiciels d'aide à la décision (« business intelligence ») a en effet dévissé de plus de 25%, avant de limiter quelque peu les dégâts et de clôturer sur une note moins salée, de - 23,84% à 16,10 euros. Au total, sur six mois, la valeur du groupe a fondu de 40%! Elle entraînait dans son sillage l'ensemble du secteur technologique, dont Capgemini (-2,28% à 43,78 euros) et STMicroelectronics (-3,47% à 12,25 euros).
A l'origine de ce dernier trauma ? Le sévère avertissement sur ses profits trimestriels, au vu de ses ventes médiocres. Ce que JP Morgan a immédiatement répercuté dans sa notation en abaissant sa recommandation à « neutre ». Idem chez CIC Securities, où la société de bourse est passée de la position « achat » à « conserver ». De fait, son résultat net par action en norme US Gaap ressort entre 5 et 8 centimes de dollars contre 10 à 13 centimes escomptés. Les résultats complets seront connus le 26 juillet.
Le directeur général John Schwarz a expliqué ces résultats inférieurs aux attentes par "un nombre moins élevé de signatures de grands contrats", et des difficultés dans les zones Europe et Asie-Pacifique. En clair, son chiffre d'affaires a même chuté d'une année sur l'autre dans ces deux zones clés, où la concurrence est de plus en plus féroce. Au final, ses revenus se situent dans une fourchette comprise entre 287 et 291 millions de dollars, alors que le groupe anticipait 295 à 300 millions. Dans le même temps, Business Objects serait victime dans sa division britannique d'une hémorragie de ses cadres commerciaux, puisque selon le décompte effectué par JP Morgan, « 10 à 15 » collaborateurs auraient quitté la maison pour rejoindre IBM.
L'avertissement de Business Objects est d'autant plus inquiétant que le groupe devient coutumier du fait. En 2004 par exemple, il avait déjà prévenu d'une déception à venir, avant de rassurer l'année suivante grâce à une remontée de ses ventes de licences. Mais début 2006, il décevait de nouveau, avec une croissance de sa marge bénéficiaire 2005 jugée trop faible. Le nouvel avertissement traduit ses difficultés croissantes face à une concurrence acharnée. "Il pourrait correspondre à des pertes de parts de marché par rapport à ses concurrents directs, comme le canadien Cognos, ou aux grands éditeurs de logiciels, comme l'allemand SAP ou les américains Oracle et Microsoft", estime ainsi Lionel Pellicer, analyste chez Fideuram Wargny. Jugé trop petit par les géants des logiciels, le marché de l'intelligence, coeur de métier de Business Objects, est resté longtemps la "chasse gardée" d'éditeurs comme le groupe français ou Cognos. Mais tout a changé aujourd'hui, expliquent les analystes d'Oddo Securities: "les moyens mis en place par les mastodontes Microsoft, Oracle et SAP sont suffisants pour prendre par surprise les spécialistes".

L'inventeur du magnétoscope numérique s'est allié avec l'allemand Nero pour imposer son savoir-faire dans les usages de la vidéo sur PC. Détails sur de nouvelles ambitions avec Joshua Danovitz, patron de la stratégie internationale de Tivo.
Les marchés dévissaient toujours vendredi, guère rassurés par le discours de George Bush. Le CAC a perdu 7,73% à 3176,49 points. A New-York, le Dow Jones reculait de 4,4% à 18 heures. Deux heures avant la réunion du G7 à Washington.
Le patron de Renault et Nissan lâche les rênes de l'opérationnel au sein du constructeur français, au profit de Patrick Pélata, 53 ans, l'actuel DGA. Carlos Ghosn se recentre sur la stratégie et les finances. Décryptage.
Entre 2500 et 5000 salariés de l'automobile ont manifesté vendredi midi devant le Salon de l'Automobile à Paris pour exprimer leur ras-le-bol face à la multiplication des plans sociaux dans le secteur.
La crise économique douche les espoirs de financement, écrit le fondateur de TechCrunch, qui déclare la mort du web 2.0. Sequoia Capital invite ses start-ups à réduire la voilure. Netvibes et Dailymotion figurent sur une liste de sociétés menacées.
L'Arcep clarifie les règles du déploiement de la fibre. Satisfaction de Free, qui pourra utiliser les infrastructures de France Télécom.