L'avionneur est contraint de repousser de 3 mois supplémentaires le calendrier de son B-787. Les retards se montent à présent à 9 mois. Airbus en avait accusé 18 pour son A-380.
Parce que les deux champions de l’aéronautique civile mondiale n’ont jamais récolté autant de commandes, Airbus et Boeing sont confrontés à un défi inédit : tenir les cadences infernales afin d’honorer les délais prévus dans les contrats. Airbus a eu son lot de déboires industriels sur son A-380. Aujourd’hui, c’est au tour de Boeing d’être piégé par ses retards.
L’avionneur américain a ainsi été contraint de retarder de 3 mois supplémentaires le vol inaugural de son B-787 Dreamliner et de différer d’autant ses premières livraisons. Or, Boeing avait déjà annoncé 6 mois de retard durant l’automne et avait même évincé le responsable du programme de l’époque. La facture atteint donc 9 mois désormais. Soit la moitié des 18 mois subis par Airbus. Autrement dit, le premier vol n’aura lieu qu’à la fin du deuxième trimestre 2008 et les livraisons seront calées début 2009 et non fin 2008. A l’origine, le Dreamliner devait être remis en grande pompe dès juin prochain à All Nippon Airways, qui en a commandé 50 exemplaires…
Sans être dramatique à ce jour, ce dérapage dans le calendrier devrait tout de même se répercuter dans les résultats du groupe en 2008. D’ores et déjà, il semble acquis que le groupe ne pourra pas fournir autant d’appareils que prévu au cours de sa première année. Ce qui pourrait inciter ses clients à réclamer des compensations. Le rival Airbus a été confronté au même souci. En attendant, le loueur LLFC, le principal client du B-787 avec 74 unités, a admis qu’il avait craint un temps un retard encore plus important.
Concrètement, il semblerait que la faille provienne d’un ou plusieurs maillons de la chaîne des fournisseurs de l’américain. Or c’est là que réside la particularité du Dreamliner : ce long-courrier de dernière génération est le 1er Boeing de l’histoire à être largement fabriqué hors des Etats-Unis avant d’être assemblé sur le sol américain. A Wall Street, l’action Boeing avançait de 2% mercredi en cours de séance après avoir dérapé de 3% la veille.

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je reste persuader que l'on veux la peau d'airbus. En effet, pour 18 mois de retard EADS avait désissé de 25% et je n'arrive pas à croire que boeing est à peine affecté par ces retards, il est vrai distillés avec beaucoup de grace. Voila un bel exemple du protectionisme Américain
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