
Le n°1 américain des cartes de crédit se dit victime de la conjoncture. Il lance un avertissement sur ses résultats, augmente ses provisions pour créances douteuses et prévoit un plan d'économie. L'action dévisse.
Il n’y a pas que les prêteurs immobiliers qui souffrent aux Etats-Unis. La preuve, le n°1 américain des cartes de crédit, American Express, dont la clientèle n’est pas la plus défavorisée, a fait état d’un recul de 38% de ses bénéfices au deuxième trimestre, à 653 millions de dollars. La faute à un environnement qui s’est « dégradé aux Etats-Unis, particulièrement en juin », selon le groupe de services financiers qui indique que tous ses clients ont été touchés, y compris les plus anciens.
Conséquence, l'activité de cartes de crédit aux Etats-Unis a vu son bénéfice fondre au deuxième trimestre de 96% sur un an, à 21 millions de dollars. AmEx a par ailleurs été contraint de passer une nouvelle provision pour créances douteuses de 600 millions de dollars, portant le total à 1,5 milliard de dollars. Une augmentation qui va « au delà de ses attentes », sur fond de « chute de confiance des consommateurs » et de « déterioration des indicateurs sur la qualité du crédit », pire qu’envisagé. Et encore, Amex a-t-il pu compter sur le dynamisme de ses activités à l’international (+20%) pour sauver les meubles. Le chiffre d’affaires progresse ainsi de 8% à 7,5 milliards de dollars… mais sans atteindre les prévisions des analystes.
Signe spectaculaire de son incertitude grandissante, American Express a annoncé mardi qu'il renonçait à ses objectifs de bénéfices pour l’ensemble de l’année 2008. Un avertissement qui faisait plonger l’action AmEx de près de 10% vers 16h30. Face à ces difficultés, le groupe financier a promis de « libérer des ressource », autrement dit « réduire ses coûts et ses effectifs ». Des suppressions de postes qui n’ont pas été quantifiées mais qui se traduiront pas des des provisions pour restructuration au second semestre.

Développé par l'éditeur du logiciel de calcul Mathematica Wolfram Alpha est une encyclopédie en ligne qui puise ses informations dans un ensemble de bases de données professionnelles. Pour qui? Avec quels obectifs? Les réponses de Russel Foltz-Smith, le responsable du développement.
La publicité sur Internet ralentit mais certains formats et certains annonceurs sont plus touchés que d'autres. La recherche de la performance s'impose. Les leçons du nouveau marché de l'e-pub avec Luc Tran Thang, président du Syndicat des régies Internet et Jérôme Bourgeais, directeur associé chez Capgemini Consulting.
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Laurence Danlos, chercheuse à l'Inria fait le point sur les dernières avancées en matière de traitement automatique des langues et de dialogue homme-machine à l'occasion des cinquante ans de l'association Atala. Interview.
Les nouveaux panneaux publicitaires interactifs prévus pour être déployés dans le métro en 2010 ne comporteront pas de système de comptage. Les associations antipub jubilent.
Pierre Gadonneix demande à l'Etat de l'autoriser à augmenter les prix de l'électricité de 20% en trois ans. Les protestations affluent.
En fait nous assistons actuellement à un nouveau boulversement des systémes financiers post modialisation, la crise passée il est probable que nous assisterons à une remise à plat des systémes financiers mondiaux , seront ils plus pragmatiquement moral?
J’ai remarqué que le moment ou des concepts américains commencent à s’installer chez nous coïncide avec le moment ou ces mêmes concepts s’écroulent chez eux.
Les excès du consumérisme ne sont-ils pas liés au crédit facile? AmEx et bien d'autres ont poussé sans vergogne les Américains, puis tous ceux qui emboîtent le pas à cette culture matérialiste et irréaliste, à vivre au-dessus de leurs moyens et à s'acheter toutes sortes de biens qu'ils paient avec des taux d'intérêt de 18% à 20%. Il fallait bien que l'illusion cesse un jour, hélas pour tous ceux qui ont cru trouver le bonheur avec une plus grosse voiture, une plus grande maison et toutes sortes d'objets plus ou moins inutiles... C'est peut-être une façon de remettre les pendules à l'heure, de consommer plus intelligemment et d'apprendre à gérer son budget tout en évitant de polluer et d'encombrer la nature avec tous ces objets, produits et emballages divers qu'il faut mettre au rebut après une utilisation plus ou moins éphémère.