L'avionneur européen devra vendre non plus de 270 mais 420 exemplaires de son jumbo des airs pour le rentabiliser. Par ailleurs, la polémique enfle à Berlin sur l'entrée ou non de l'Etat allemand dans le capital de la principale filiale d'EADS.
Le point-mort de l'A-380 recule et les perspectives de rentabilité d'Airbus avec. L'avionneur européen devra désormais écouler 420 exemplaires de son mastodonte des airs et non plus 270 comme prévu afin d'équilibrer son colossal effort. Sachant que les commandes s'élevent actuellement à 159 unités et qu'il espère en écouler 751 au total. Le retour initial sur investissement tombe parallèlement à 13% contre 19% escomptés. Tout cela étant bien sûr la conséquence du retard de son programme vedette. Comble d'infortune, dans le même temps, le rival Boeing plastronnait lors d'une promotion à Shanghaï que son B-787 serait, lui, livré à temps. Même si Airbus livrera encore cette année un plus grand nombre d'appareils que son rival, Boeing aligne aujourd'hui trois fois plus de commandes que son concurrent avec 753 au total, selon des chiffres actualisés au 10 octobre. A Paris, l'action EADS, la maison-mère d'Airbus, perdait 0,14% jeudi.
Au-delà du point mort, le directeur financier du groupe aéronautique a également confirmé devant un parterre d'investisseurs réunis à Hambourg l'impact financier global de la crise. Concrètement, le manque à gagner sera de 6,3 milliards d'euros pour la période 2006-2010 : un résultat brut d'exploitation amputé de 4,8 milliards – dont 1,1 milliard dès cette année – et une provision de 1,5 milliard pour lester le fonds de roulement nécessaire.
A tout cela s'ajoute une incertitude politique sur l'avenir de la structure actionnariale du groupe franco-allemand. A Berlin, le dossier prend même une vilaine tournure depuis que certaines voix, dont celle de Thomas Enders, le co-président allemand du groupe, se sont élevées publiquement pour s'opposer à une entrée de l'Etat allemand dans le capital. Lequel pourrait racheter les 7,5% dont souhaite se débarrasser DaimlerChrysler (22,5%). Cette piste, sans être encore arrêtée formellement, était clairement envisagée la semaine dernière par Angela Merkel (« Je n'exclus rien ») et claironnée par le maire de Hambourg. De l'avis de l'homologue allemand de Louis Gallois dans un entretien au Wall Street Journal, une immixtion de Berlin constituerait même « un retour à l'âge de pierre ». Rejoint en cela. Voilà pourquoi, pour calmer le jeu, le ministre des Transports a estimé aujourd'hui que Berlin était « très loin » d'avoir conclu une telle opération.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.