
La compagnie aérienne se prépare pour la libéralisation des liaisons internationales de janvier 2010. Par ailleurs, sous la pression du pétrole cher, le groupe est contraint de revoir à la baisse ses ambitions.
Alors que la SNCF rêve en secret de tailler des croupières à l’avion sur certaines liaisons hexagonales à l’horizon 2014, Air France de son côté songe fortement à faire rouler des trains à ses couleurs sur des tronçons où le transporteur ferroviaire est aujourd’hui largement dominant. Selon la newsletter de La Vie du Rail – une information confirmée depuis par Air France –, le groupe dirigé par Jean-Cyril Spinetta, qui planche sur le dossier depuis quatre ans, serait ainsi en « pleine négociation avec Veolia pour conclure un partenariat ». Une manière de créer un nouvel acteur de « la grande vitesse ferroviaire en Europe » au moment où se profile l’ouverture à la concurrence des liaisons internationales de voyageurs.
Ce big-bang est attendu pour début 2010. Déjà, Air France-KLM a noué un premier accord avec Thalys pour acheminer ses clients entre Roissy et Bruxelles après avoir interrompu sa propre liaison. Mais l’interconnexion actuelle avion-train n’emballe pas la compagnie franco-néerlandaise. D’où son souhait de se tourner vers un partenaire privilégié, en l’occurrence Veolia Transport, le premier opérateur privé en Europe.
On peut imaginer vraisemblablement que le duo s’attellera en priorité à cette ligne Roissy-Bruxelles avant de se tourner peut-être vers d’autres peu rentables pour Air France, telles Paris-Strasbourg, lesquelles permettraient ensuite de se raccorder à ses dessertes vers l’Allemagne ou le reste de l’Europe centrale et de l’Est.
C’est que le n°1 du transport aérien en Europe est confronté aujourd’hui au défi de la rentabilité au moment où son poste carburant absorbe presque le tiers de ses coûts d’exploitation ! Avec un baril de brut surfant aux alentours des 145 dollars, son business model traditionnel est de moins en moins tenable. Sa politique de couverture, aussi solide et prévoyante soit-elle, ne peut pas tout. Idem avec sa flotte d’avions relativement jeunes, moins gourmands en kérosène. Voilà pourquoi il lui faut à son tour réduire la voilure ou à tout le moins ses ambitions. Ses concurrentes, américaines notamment, s’y sont pliées contraintes et forcées il y a déjà plusieurs mois.
Sans basculer dans une vraie politique d’austérité, Air France-KLM réduira donc la croissance de ses capacités dès sa prochaine saison d’Hiver (fin octobre-fin mars). Son offre n’augmentera que de 2% contre +4% prévus initialement. Ce devrait être la même chose pour la saison Eté 2009. Dans le détail, en revanche, on ignore encore les modalités de cette modération forcée. On sait cependant que le groupe envisage une sortie anticipée des gros porteurs B747, trop énergétivores. Dans le même temps, l’objectif sera d’économiser à l’échelle de tous les services environ 100 millions d’euros supplémentaires, lesquels s’ajouteront aux 150 millions déjà programmés. Sur le plan social, les recrutements seront « maîtrisés ». Ce qui signifie en clair qu’ils seront quasi gelés. Mais on est loin des suppressions de postes et des retraits d’appareils comme ce fut le cas chez American, United ou Continental Airlines.

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quand tu payeras tes billets de train le double voir le triple et qu'ils ne te proposeront ni plateau repas,ni nuit a l'hotel,ni remboursement du billet lors d'un retard assez conséquent,tu viendras encore te plaindre parce que tu ne sais faire que ça, alors parle pas de ce que tu ne connais pas.
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