
Après l'effondrement de Lehman Brothers, l'assureur américain AIG pourrait être la prochaine victime de la crise financière à Wall Street du fait de sa forte exposition à des produits financiers à risque.
L'action d'American International Group (AIG) chutait de 50% à l'ouverture de la Bourse de New York, lundi. Depuis le début de l'année, l'assureur a perdu 90% de sa valeur en Bourse. AIG doit lever 20 milliards de dollars pour faire face à ses engagements envers les investisseurs, s'il veut continuer à fonctionner.
Selon le New York Times, l'ex-numéro un mondial de l'assurance a même demandé à la Réserve fédérale (Fed) de lui consentir un prêt relais de 40 milliards de dollars. AIG, premier assureur américain, a des activités très diverses. Le groupe est notamment présent dans le leasing (location-vente) d'avions, les prêts immobiliers et les prêts à la consommation. Il détient surtout une filiale spécialisée dans les activités de marchés, AIG Financial Products Corp. (AIGFP), qui s'apparente à une banque d'investissement. C'est de cette filiale que viennent les principales difficultés du groupe qui a affiché une perte nette de 18 milliards de dollars au cours des neuf derniers mois.
Dans le cadre de ses activités de marché, peu développées chez les autres assureurs, AIG a émis un nombre très élevé de "credit default swaps" (CDS), des instruments financiers assurant les investisseurs contre les défauts de paiement d'un émetteur d'obligations. Ces produits complexes, souvent liés au marché immobilier américain, sont au coeur de la crise bancaire actuelle et ont déjà entraîné d'énormes dépréciations d'actifs à travers le monde. AIG a déjà dû passer pour 25 milliards de dollars de dépréciations, du fait de la recrudescence des défauts de paiement des propriétaires de maisons aux Etats-Unis.
Selon un document transmis aux autorités boursières américaines (Securities and Exchange Commission, SEC), au 30 juin 2008, AIG avait accumulé une exposition considérable de 441 milliards de dollars sur ces produits. Dans l'immédiat, le danger pour AIG pourrait venir des agences de notation. Si ces agences considèrent l'assureur moins solvable et baissent donc sa notation, AIG devrait augmenter ces provisions et pour cela trouver de l'argent frais.
Dans un document à la SEC, l'assureur américain indique ainsi qu'il serait obligé de provisionner 13,3 milliards de dollars pour garantir ces CDS, si les agences Standard and Poor's et Moody's dégradaient leur note d'un cran. Certains CDS donnent aussi la possibilité aux investisseurs de mettre fin à leur contrat en cas d'abaissement de notation, ce qui pourrait obliger AIG à payer 4 à 5 milliards de dollars à ses contreparties.
Or, Standard and Poor's fait justement planer la menace d'un abaissement de note depuis vendredi, en raison de l'effondrement du cours de l'action AIG. AIG envisagerait de céder son activité de financement de leasing d'avions, International Lease Finance Corporation (ILFC), qui compte une flotte de 1.000 appareils.
Un appel aux investisseurs est enfin envisagé après une première levée de fonds de 20 milliards de dollars en mai, désormais épuisée. Mais la chute de l'action rend un tel recours plus difficile. "Je ne peux pas imaginer que la Fed laisse tomber AIG", confiait cependant une analyste d'une grande banque française sous couvert de l'anonymat, lundi. L'assureur compte en effet 74 millions de clients dans le monde, en majeure partie américains, qui se retrouveraient sans assurance en cas de faillite de la société. Il employait 116.000 personnes dans 130 pays fin 2007.

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Je crois qu'en économie réelle, la seule qui importe et qui finit toujours par s'imposer, aller à l'encontre des lois fondamentales du marché: 1. ce qui est rare est cher 2. on ne peut indéfiniment dépenser plus que l'on ne gagne 3. toute économie qui ne repose pas sur une production réelle de biens tangibles repose sur du sable! C'est pour avoir manqué à ces règles que nous sommes dans la panade: 1. Crédit à taux dérisoire d'où la spéculation et ses bulles 2. Déficit abyssal des balances commerciales car on ne produit plus ou pas assez 3. Production reposant sur des biens factices ou superflu! L'exemple de la France est fort démonstratif: Plus d'industrie des crédits distribués à tout va d'où un surendettement qui ne cesse de gonfler un PIB reposant sur du vent ; de l'accessoire ou du superflu générant un pouvoir d'achat factice car générateur d'importations un endettement étatique au delà du raisonnable et impossible à diminuer sous peine d'explosion sociale! Une explosion qui aura lieu de toute façon car les prêteurs étrangers n'accepteront pas éternellement que nous vivions audessus de nos moyens! Tout cela n'est pas réjouissant, mais on s'en sort: demandez aux Argentins