Une énième affaire de dopage sur le Tour affole les sponsors allemands. Adidas est sur le point de quitter le vélo. Audi est près de suivre son compatriote. Les chaînes ARD et ZDF ont interrompu leur retransmission de l'épreuve. Est-ce le début d'un vaste reflux des sponsors du vélo ?
Serait-ce le début de la grande débandade des sponsors du cyclisme ? Ecoeuré par une énième affaire de dopage et des rumeurs sur l'intégrité de l'actuel maillot jaune du Tour de France, Adidas a décidé de lâcher le vélo annonce vendredi le Suddeutsche Zeitung. Le 2ème équipementier sportif au monde devrait a priori officialiser son retrait après l'analyse de l'échantillon « B » du coureur allemand, Patrick Sinkewitz. L'échantillon « A » de ce membre de l'équipe T-Mobile (groupe Deutsche Telekom) prélevé début juin avait révélé des traces anormalement élevées de testostérone. Or, la marque aux trois bandes est le partenaire de T-Mobile et également celui de l'équipe d'Allemagne. Selon le quotidien Die Welt, le contrat se monterait à environ 500.000 euros par an. L'autre affaire, qui a explosé jeudi soir, concerne le leader : le danois Michael Rasmussen a été suspendu par sa fédération (il est donc d'ores et déjà privé des championnats du monde et des J.O. de Pékin) pour avoir refusé de lui indiquer son programme d'entraînement. Ce qui évidemment interdit tout contrôle anti-dopage inopiné... Pour l'instant, Michael Rasmussen n'a pas été sanctionné par sa formation, Rabobank.
Juste avant le départ du Tour, le Crédit Agricole avait lui aussi indiqué qu'il se retirerait du milieu cycliste à la fin de la saison 2008 après une décennie de collaboration. Et plus récemment encore, au début de la Grande Boucle, Cofidis, le spécialiste du crédit à la consommation, a donné carte blanche au manager de l'équipe pour trouver un nouveau sponsor dès que possible ! Quant à l'américain Discovery Channel, il est sur le point d'annoncer la fin de son investissement.
« A ce jour, le malaise est surtout palpable chez les sponsors et partenaires allemands, note pour LExpansion.com Frédéric Waringuer, journaliste et spécialiste de la question sur le portail Sports.fr. De fait, ni Cofidis, ni Crédit Agricole n'ont publiquement mentionné le dopage comme cause première de leur retrait, bien que le premier des deux français ait été sévèrement malmené sur ce terrain-là il y a deux ans. Et Discovery Channel est en panne de leader charismatique américain depuis la sortie de Lance Armstrong. En fait, en Allemagne, les cas de dopage ont pris une proportion affolante depuis que Jan Ullrich, le "Bernard Hinault" local, devenu une icône du sport outre-Rhin depuis sa victoire dans le Tour il y a tout juste dix ans, a été impliqué l'an dernier dans le scandale Puerto. Un sombre trafic de poches de sang orchestré depuis l'Espagne et animé par un certain Docteur Fuentes. Depuis, ça a été une descente aux enfers avec la litanie des aveux de dopage des anciens coureurs de Télékom… »
Voilà pourquoi outre Adidas, Audi, la filiale haut de gamme d'un autre allemand Volkswagen, qui fournit à l'organisation de l'épreuve une douzaine de voitures, n'exclut plus à présent de renier son engagement. Voilà aussi pourquoi les chaînes de télévision ARD et ZDF, qui retransmettaient jusque là fidèlement la plus grande course cycliste du monde, ont brusquement cessé leurs directs une fois révélée l'affaire Sinkewitz. Or, sur le Tour, l'Allemagne est le 2ème marché audiovisuel après la France… Ce qui explique que la chaîne privée Sat1. a récupéré aussitôt les droits et diffuse désormais la Grande Boucle en Allemagne.
De même, certains sponsors – français notamment – continuent de tirer leur épingle du jeu le long des routes. Et n'envisagent nullement de tout plaquer. C'est le cas de LCL (maillot jaune), PMU (maillot vert), Champion (maillot à pois) ou encore Cochonou. « Ce sont des sponsors attachés à l'événementiel, à la dimension patrimoniale et populaire de la course, souligne Frédéric Waringuer. Parce qu'ils ne parrainent pas une équipe en particulier, ils ne sont pas éclaboussés par les dérapages éthiques de tel ou tel coureur ». De quoi ne pas totalement désespérer les responsables d'ASO, le propriétaire du Tour.

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Il est temps d'admettre que si les coureurs sont des sportifs ils sont surtout des professionnels: ils courent pour gagner et donc gagner de l'argent, beaucoup d'argent si possible. Plutôt que de vouloir les piéger, il serait plus réaliste et sérieux de les aider à se doper en minimisant le danger pour leur santé. Les produits -EPO nouvelles versions, testostérone, transfusion sanguine et autres- sont connues de tous les pros, ils sont donc à égalité de chance: la compétition est préservée, laissons chacun libre et responsable mais en mettant à leur disposition les experts compétents pour veiller à leur santé.
on est en train d'achever le cyclisme déjà moribond, une nième affaire de dopage ou présumé telle , des coureurs français dans le ventre mou du classement parceque les contrôles sont plus rigoureux en France, des coureurs étrangers qui ont des blessures graves et, qui plusieurs jours après ressucitent, arrêtons le massacre et arrêtons de prendre les sportifs pour des imbéciles.
Bravo ADIDAS , allez sponsoriser l'athlétisme, ils ne sont pas doper eux? Cela n'est pas grave, place aux autres marques.Partez, il y aura d'autres sponsors.
c'est une mesure salutaire qui aurait du être prise depuis longtemts et pour tous les sports
Pourquoi n'organiserait-t-on pas un concours des meilleures pharmacies? Ainsi on saurait quels produits sont les meilleurs et les cyclistes ne seraient pas obligés de se cacher et de tatonner Les sponsors pourraient être les grands groupes pharmaceutiques
enfin ??? !!!