La banque italienne BPI consent à céder à sa concurrente néerlandaise ses 29,4% d'Antonveneta. Et ce pour quelque 2,4 milliards d'euros. De quoi permettre à ABN Amro de devenir la première banque étrangère à prendre le contrôle d'une banque majeure en Italie.
ABN Amro tient enfin son rêve italien : au terme d'une réunion interminable de plus de huit heures, le conseil d'administration de la Banca Popolare Italiana (BPI) a fini par donner son feu vert hier soir mercredi à la vente de ses 29,4% de sa consoeur Antonveneta à la banque néerlandaise. De quoi permettre à cette dernière d'en prendre le contrôle, puisqu'ABN Amro détenait déjà 29,5% du capital de sa « proie ». Techniquement maintenant, l'affaire devrait être bouclée d'ici huit jours, le temps pour la justice transalpine de lever le séquestre qui pèse depuis août sur les titres Antonveneta détenus par BPI. L'offre du géant hollandais se montera à quelque 2,4 milliards d'euros. Elle valorise Antonveneta autour de 7,6 milliards.
C'est là le dernier épisode d'une bataille bancaire homérique qui s'éternise depuis six mois. Au final, ABN Amro s'impose comme le premier établissement financier étranger à prendre le contrôle d'un concurrent en Italie, en dépit de l'hostilité éhontée du gouverneur de la Banque d'Italie, Antonio Fazio. Celui-ci, au nom de la défense de l'italianité du secteur, avait en effet activé en sous-main une contre-offre pilotée par BPI destinée à piéger ABN Amro. Le tout ayant été révélé par la transcription d'écoutes téléphoniques. La révélation de ces combinazione en haut lieu avait par la suite déclenché un scandale national, allant jusqu'à agiter la finance européenne. Alors qu'Antonio Fazio, lâché par Rome, s'agrippe à son poste, le secteur bancaire italien très morcelé s'apprête, lui, à vivre peut-être une vague de consolidation teintée de capitaux étrangers. On se souvient que l'espagnol BBVA avait lui aussi tenté de s'emparer d'une banque transalpine, en l'occurrence la BNL, au moment du raid d'ABN Amro. Seulement, BBVA avait dû s'incliner in fine contre l'assureur national Unipol appelé à la rescousse, non sans avoir encouru dans un premier temps les foudres d'Antonio Fazio.

Bruxelles a accordé 3 ans de plus aux constructeurs pour limiter leur pollution. En échange, la Commission a durci les pénalités en cas de dépassement. Si les groupes allemands font grise mine, les français ont une belle carte à jouer.
Le numéro un du mobile présente enfin un téléphone mobile capable de rivaliser avec l'iPhone.
Face à l'offre jugée hostile de Gemalto, la direction de Wavecom recommande la contre-proposition de Sierra supérieure de 21% par action. Les actionnaires minoritaires et les salariés étaient, eux, favorables au repreneur français.
Le président Sarkozy devrait annoncer jeudi une "prime à la casse" de 1.000 euros pour soutenir le marché automobile et encourager la mise au rebut des véhicules anciens et polluants, croit savoir Le Monde.
Le groupe bancaire JPMorgan Chase va réduire les effectifs de Washington Mutual, sa concurrente au bord du dépôt de bilan rachetée en septembre, d'environ 21% d'ici fin 2009. Ce qui représente 9.200 emplois,
Le plan de 4.000 départs volontaires lancé en France par Renault à la mi-octobre a déjà donné lieu à 4.037 dossiers. Près de 3800 entretiens sont encore en cours.