
"Si vous augmentez la fiscalité, vous tuez la sortie de crise", a estimé le ministre du Budget, Eric Woerth. Selon lui, à la fin de la crise, le déficit budgétaire sera comblé par une hausse des recettes fiscales issues du regain de l'activité économique.
Le ministre du Budget Eric Woerth a exclu mercredi une augmentation des impôts au moment de la sortie de crise, tablant plutôt sur une hausse des recettes fiscales grâce au regain d'activité.
"Si vous augmentez la fiscalité, vous tuez la sortie de crise", a estimé Eric Woerth sur la radio BFM.
"Pour sortir de la crise correctement il faut d'abord avoir combattu la crise correctement et couper tout de suite toutes les dépenses de relance alors que la machine est repartie", a-t-il poursuivi.
"Et puis il faut bien évidemment que le niveau fiscal réaugmente mais pas parce qu'on augmente les impôts", a-t-il indiqué, précisant que lorsque l'activité économique "est plus forte", l'impôt sur les sociétés (IS) ou la TVA "rentrent mieux". "Ce n'est pas une augmentation des impôts, c'est une augmentation des recettes, ça n'a rien à voir", a jugé M. Woerth.
Dans un entretien au magazine L'Express à paraître jeudi, le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, a estimé que la sortie de crise pourrait se traduire par une hausse des impôts dans de nombreux pays de l'Union européenne et que cette éventualité n'était "pas à exclure" en France.
Interrogé par ailleurs sur le calendrier de la baisse de la TVA promise au secteur de l'hotellerie-restauration, Eric Woerth a renvoyé aux états généraux de la profession, prévus le 28 avril.
Il faut que "la profession tienne ses engagements en terme d'emploi (...) mais aussi en terme de prix", a dit Eric Woerth. "Le calendrier de la TVA doit dépendre de ces engagements", a-t-il ajouté.
La profession espère une mise en oeuvre de la baisse de la TVA à 5,5% dès le mois de juillet.


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Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Avant la crise notre déficit et notre dette allait déjà être supporté par nos enfants et petits enfants. Mais maintenant on en est déjà à 4 ou 5 générations. Mis à part basculer sur une inflation de 15/20 % pendant plusieurs années pour réduire le poids de la dette, je ne vois pas comment nos politiques de droite ou de gauche arriveront à ne pas augmenter les impôts. Il est certains qu'à force de les augmenter on prend le risque de voir disparaitre toute notre économie... C'est donc le serpent qui se mort la queue, comme quoi le pacte de stabilité de Bruxelles avait été créé pour quelque chose...
Il ment : avec plus de 100 milliards de déficit cette année et sûrement autant l'an prochain, les impôts (directs et indirects) ne peuvent qu'augmenter.