Entre l'annonce de la vente d'actions de l'électricien jeudi soir par Nicolas Sarkozy et la cession effective jeudi, il se passe trois jours. Le temps pour l'action de baisser de 3%.
Les modalités de la vente d'actions EDF par l'Etat français à des investisseurs institutionnels, annoncée jeudi soir mais réalisée seulement lundi, ont fait baisser le cours de Bourse du groupe, et abouti à un manque à gagner pour les finances publiques. Le lundi, l'Etat propose aux investisseurs de racheter entre 2,5% et 3,7% du capital, à un prix moyen d'environ 82,20 euros l'action. Il n'en vendra que le minimum prévu, pour environ 3,7 milliards d'euros, assez loin des 5 milliards d'euros pour les universités annoncés au départ, sur TF1 et France 2, par le président Nicolas Sarkozy. Entre l'intention et l'action, la baisse du cours a été sensible vendredi. L'action finit avec une baisse de 3,03%, passant de 85,70 à 83,10 euros. En d'autres termes, la capitalisation boursière du numéro européen un de l'électricité a fondu de 4,74 milliards d'euros en une séance, alors que le même jour le CAC 40 a gagné 1,29%. "Il y a une maladresse évidente à annoncer la vente le jeudi soir, à laisser le cours perdre 3% le vendredi, et à placer les titres le lundi", a commenté un vendeur d'actions d'une banque européenne, interrogé par l'AFP. "Il eût fallu annoncer vendredi soir qu'on procédait à cette opération, et la réaliser le lundi. En laissant 24 heures aux +hedge funds+ (fonds spéculatifs, ndlr) pour +shorter+ le titre (spéculer sur sa baisse, ndlr), on a obtenu un effet prévisible", a-t-il ajouté.
Le moyen d'éviter l'écueil aurait été de préparer le placement sans l'ébruiter. Mais en regardant le cours sur le long terme, "l'action EDF était au top, l'Etat a vendu au top", tempère un analyste d'une maison de courtage. Pourquoi l'opération n'a-t-elle pas plus attiré les investisseurs, alors qu'EDF est considéré comme l'un des joyaux des participations de l'Etat? "Le lundi il y a surtout une erreur de communication de (la ministre des Finances) Christine Lagarde, qui déclare qu'il y aura un nouveau placement d'actions en 2008. Cela ne donne pas envie aux investisseurs de se lancer, puisque cette vente d'actions par l'Etat constitue une pression baissière sur le cours", estime Yves Marçais, stratège boursier chez Global Equities. Mais le même analyste concède que "les actions que l'Etat n'a pas vendues, il les a toujours dans son portefeuille. Ce n'est donc pas la peine d'être trop sarcastique: il lui était peut-être nécessaire de garder la confiance des investisseurs en ne les prenant pas par surprise". Depuis son introduction en Bourse à 32 euros en novembre 2005, l'action EDF a multiplié sa valeur par plus de deux et demi.

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pourquoi on parle d'erreur de courtage sur une operation boursiere a 4 mois des éléctions, alors que celle-ci a dut rapporter gros a ceux qui on vendu vendredi et racheter lundi ? des noms svp cela ne sortira pas des bouches du rhone promis.....
Comme quoi l'etat n'est pas fait pour gerer des entreprises industrielles de notre epoque. Oui l'etat a gaspille l'argent public dans cette affaire, il ne faut pas faire de publicite pour ces ventes, et utiliser des courtiers comme tous le monde. L'operation aurait pris quelques semaines avec un titre au environ de 85 a la place du 82. Mon courtier me fait un coup comme cela je le traine en justice.