Les cours du pétrole brut se sont stabilisés jeudi à l'ouverture de la séance new-yorkaise, au lendemain d'un rebond de plus de quatre dollars. Surtout, le prix du baril a culminé au-delà de 107 dollars à la suite du sabotage d'un oléoduc en Irak.
Perpétré, jeudi, sur un oléoduc irakien près de la ville de Bassorah, ce sabotage a affecté les exportations de pétrole du pays.
Après cette annonce, les cours ont bondi jusqu'à 107,70 dollars à New York et 105,60 dollars à New York.
Si les combats --qui ont déjà fait 50 morts dans la ville mardi et mercredi-- s'intensifiaient, les experts craignent une paralysie totale des exportations irakiennes : 90% du pétrole irakien exporté transite en effet par la ville portuaire de Bassorah, sur le Golfe.
Entre 1,5 et 1,6 million de barils sont exportés quotidiennement de cette région, à destination principalement des marchés européens et japonais, précisait ainsi jeudi matin une source du secteur. Avec une production d'environ 2 millions de barils par jour, l'Irak occupe le quinzième rang parmi les producteurs de pétrole. Ces inquiétudes sur la production accentuaient le mouvement de redressement amorcé mardi soir, sur fond de rechute du dollar.

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