Pour Véronique Riches-Flores, économiste responsable zone euro à la Société Générale, la vigueur de la croissance mondiale devrait pousser les banques centrales à remonter leurs taux d'intérêt directeurs. Y compris aux Etats-Unis en 2008.
Véronique Riches-Flores est économiste responsable zone euro à la Société générale.
L'année s'annonce sous les meilleurs auspices pour l'économie mondiale ?
En effet, les nuages qui assombrissaient les perspectives américaines semblent s'évaporer, la zone euro enregistre une croissance supérieure à son potentiel et l'Asie poursuit sa course effrénée. Même le Japon donne, enfin, des signes d'amélioration. Dans un tel contexte, un resserrement monétaire généralisé n'est pas à exclure. Car les pressions inflationnistes ne tarderont pas à se faire sentir, même si elles resteront limitées.
A quel moment la Réserve fédérale peut reprendre une politique monétaire restrictive ?
Nous anticipions auparavant une baisse des taux d'intérêt au troisième trimestre 2007. Mais nous tablons, désormais, sur un statu quo monétaire jusqu'à la fin de l'année compte tenu de la vigueur de la croissance américaine, de l'amélioration des perspectives d'investissement des entreprises et de la bonne tenue des marchés financiers. La Fed devrait augmenter ses taux de 25 points de base au premier trimestre 2008 et poursuivra son resserrement monétaire tout au long de l'année pour atteindre un taux directeur de 6%. Pour l'heure, nos prévisions de hausse restent, somme toute, modérées. Les mesures restrictives que prendra la Réserve fédérale, l'an prochain, seront davantage de nature préventive plutôt qu'une réaction à d'importantes pressions inflationnistes. Dans notre scénario, c'est l'impact du marché de l'emploi sur l'inflation, via les hausses de salaires, qui jouera un rôle décisif.
Quelle sera la réaction de la Banque centrale européenne ?
Le taux de croissance de la zone euro devrait rester l'an prochain largement supérieur à son potentiel. Le resserrement monétaire attendu devra donc être plus que jamais justifié par les performances européennes. La BCE devrait donc relever son taux directeur à 4,5% d'ici à la fin de l'année 2007. Mais la politique monétaire européenne ne prendra une tournure nettement plus restrictive qu'en 2008, avec une hausse du taux directeur à 5% d'ici à la fin de l'année.
Et la Banque du Japon ?
Elle prendra son temps. Car elle s'est fixée des seuils très bas en termes d'inflation avant de pouvoir intervenir de nouveau. Nous n'anticipons qu'une seule hausse des taux cette année à 0,75%. Pour 2008, nous avons révisé en hausse de 25 points de base nos perspectives avec un objectif de taux d'intérêt de 1,5% d'ici à la fin de l'année.

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.