
Quelque 2.123.717 personnes ont participé à la consultation organisée dans toute la France par une soixantaine d'organisations opposées au changement de statut de La Poste. Plus de 90% se sont déclarées "opposées" à toute privatisation.
2.123.717 personnes ont voté, selon les résultats comptabilisés et validés lundi en milieu de matinée par les comités locaux et départementaux, a annoncé Jean Souleil, un des porte-parole du comité organisateur à la presse.
"Plus de 90% ont voté non", en réponse à la question "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet?", a ajouté la même source.
Au total, 2.092.016 bulletins "non" ont été comptabilisés, et 31.701 bulletins "oui", a précisé le comité, dont le QG national était installé à la mairie du 2e arrondissement à Paris.
La Seine-Maritime, la Haute-Garonne et la Seine-Saint-Denis, autres départements à population jeune et ouvrière, qui avaient battu des records d'abstention aux élections européennes, totalisaient 225.000 votants, soit 9,49% des électeurs inscrits, contre 5% au final pour la France entière.
Par ailleurs, selon la CFTC, le nombre de points de vote a décollé tardivement en zone rurale, pour atteindre 268 en Dordogne, 180 en Côtes d'Armor, ou 137 dans l'Ariège, témoignant d'une sensibilité particulière au sujet dans les départements ruraux.
"La mobilisation des Français, surtout dans les quartiers déshérités et en milieu rural, montre que les discours officiels sur la défense du service public ne sont pas reçus au pied de la lettre", observait lundi l'éditorialiste de La République du Centre Jacques Camus.
La présence dans le comité organisateur des clubs politiques de Corinne Lepage (MoDem) et Nicolas Dupont-Aignan (gaulliste), ou le soutien d'élus de droite, comme Gérard Bezerra, patron de l'UMP dans le Gers et Franck Marlin, député-maire d'Etampes, ont "facilité la tâche" à de nombreux maires sans étiquette, selon la CFTC.
Les organisateurs de cette votation citoyenne ont salué un "rassemblement historique" réalisé autour "de la défense du service public" et ont demandé à être reçu par le président de la République ainsi que "par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale".
Ils ont indiqué qu'ils allaient discuter entre eux des suites à donner à cette opération: forum citoyen, journée nationale de manifestation ou nouvelle votation. Le comité fera connaître "les initiatives qu'il compte prendre dans les jours qui viennent" a ajouté M. Souleil.
La participation enregistrée à cette votation populaire, a suscité un vif débat ce week-end sur la tenue d'un véritable référendum sur l'avenir de la Poste.
Selon l'article 11 de la nouvelle Constitution adoptée en juillet 2008, un référendum d'initiative populaire peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits.
Laurent Fabius (PS) a déploré lundi matin le nombre élevé d'électeurs (10% des électeurs inscrits, soit 4,5 millions de personnes) nécessaire pour obtenir un référendum d'initiative populaire. 'C'est énorme" a-t-il dit.
L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin (UMP), a jugé que la "votation citoyenne", organisée sur l'avenir de la Poste, était "de la fausse démocratie" revenant à "bourrer les urnes avec une information mensongère".
"On fait un référendum contre la privatisation" de la Poste alors qu'"il n'est pas question de privatiser la Poste", a déclaré M. Raffarin sur LCI.
"C'est de la fausse démocratie, on bourre les urnes avec une information mensongère", a dénoncé le sénateur de la Vienne appelant à faire "attention à cette démocratie participative".
"Même s'il y a deux millions de personnes", qui ont participé à ce vote, "ce n'est pas le peuple", a aussi estimé M. Raffarin. "A deux millions, ce n'est pas une majorité de Français".
Les bulletins de vote de la "votation citoyenne" portaient une seule question: "Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser: êtes-vous d'accord avec ce projet?".


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Cette mascarade ressemble plus à une pétition qu'à un vote. Qui sont ces gens qui ont voté ? Des citoyens français ,peut être mais pas tous, tous les sans papiers , les immigrés clandestins, les touristes étrangers ont pu voter et ne réprésente pas le corps électoral français. Cela rappelle les pétitions orchestrées par les communistes à la libération et qui étaients organisées par le Secours Populaire pour sauver la têtes de résistants fantoches... r ^tre
Cela a le mérite d'illustrer la conception de la démocratie de la gauche. 4,4% de OUI est une majorité écrasante sur les 45 000 000 d'inscrits. Si la droite avait tenu le même raisonnement quels qualificatifs aurait on entendu? Et M. Fabius dit que le gouvernement shunte la démocratie ! 4,4% de gens de gauche sufisent à faire une majorité et les 95,6% qui n'ont pas voté OUI ne comptent pas et il faut les envoyer au goulag ou les fusiller.
2 millions de votes, 38 millions de gens restés chez eux. En France il y a 5 millions de fonctionnaires, faut croire que plus de la moitié d'entre eux n'ont pas jugé utile de se déplacer. Alors Succès ???? 1/20, c'est apparemment une très bonne note pour les gens de gauches. pour moi c'est une très mauvaise note, pas de quoi en faire un flan.
Ce vote n'est pas valable puisqu'il est basé sur une question qui n'est pas à l'ordre du jour. Un changement de statut ne signifie pas une privatisation. La Gauche s'insurge contre le changement de statut alors que Jospin avait signé la libéralisation de la poste. Si le gouvernement prévoyait de privatiser la poste, il ne la renflouerait pas avec l'argent des contribuables, il laisserait la concurrence la faire péricliter.
Et celle de ceux ayant voté "non"...je veux dire la véritable motivation !!!
Mais vous prenez les gens pour des idiots! 2 123 717 votants; il y a 48 millions d'électrices et d'électeurs en France. Et vous employez les mots de succés massif! Soit, moins de 5% du corps électoral! Et dans quelles conditions? Arrêtez de soutenir connement syndicats et partis de Gauche et réfléchissez donc un peu, en tant que journalistes!!! Ghislain Brunel, 96 rue Neuve, 30900 Nîmes
Je suis vent debout avec les 31701 personnes qui ont voté oui et je ne suis pas allé voter car je trouve cela quelque peu manipulé par des gens de gauche qui ne veulent pas comprendre que nous ne sommes plus au 19eme siècle et que la mondialisation est passée par la aussi je suis partisan de la privatisation de le poste et que si cela n est pas possible pour le tout que l on commence par privatiser la BANQUE POSTALE car c'est une banque et LA POSTE c'est autre chose c'est un service public et la peut etre l ETAT doit rester le maitre de son destin en faisant ce qu il a dit c'est de mettre de l argent public et de faire en sorte que dans un certain temps quand les gens se seront calmés de faire rentrer de l argent privé pour etre en etat de présenter cette affaire entre les mains bruxelloises comme le demande la commission.
Je serais curieux de connaitre la motivation des "31.701" personnes ayant voté "oui" ?
parisien, je suis allé ce w-end dans le Gard et le maire,actif sur le marché hebdomadaire de sa ville, a souhaité que je participe à "la votation", des annonces micro de la mairie faisait aussi du racolage. J'aurais été de nationalité belge ou suisse, c'eût été la même chose. J'aurais aussi pu voter plusieurs fois. Quelle crédibilité apporter à ce genre de démarche. Le contraire de la démocratie.
Clairement il s'agit d'une manipulation politique car, que je sache, il n'est pas question de privatisation en l'état actuel des choses. Une fois de plus, la gauche d'opposition au sens large (syndicats et partis politiques), a su gagner un combat d'opinion avec des arguments fallacieux. A trop vouloir empêcher les réformes, on ira droit dans le mur. Mais nos petits fonctionnaires risquent un réveil bien brutal le jour où on réformera dans l'urgence.
Messieurs Estrosi, Raffarin, etc... Comme ceux qui dénoncent le bourrage des urnes pourquoi ne sont-ils pas venu sur le terrain, le dépouillement ce faisant sur place, la consigne était donné aux gens qui votaient de ne pas le faire à nouveau en tant que bon citoyen, pour ne pas fausser ce vote. Ceux qui déclarent l'avoir fait à plusieurs reprises sont les mêmes qui dénoncent cet exercice démocratique. Et à l'inverse pourquoi les partisants du oui ne se sont pas mobilisés, par feignantise, par manque de courage... Car à la question posée il y avait deux réponses possible. Merci à tous les bénévoles (militants comme usagers) et à tous les votants. Pour les autres l'histoire nous l'a apprit : "la critique est aisée mais l'art est difficile".
Bourrage massif des urnes par lePS et la CGT sous l'oeil bienveillant du Facteur TroKyste de Neuilly !!! credible ? Non ? ah Bon ?