
Le président de la République les a reçus ce vendredi à l'Elysée."On sera à votre écoute, on est prêt à amender notre projet mais on ne renoncera pas à notre projet", a affirmé Nicolas Sarkozy.
Critiqué pour avoir boudé leur congrès, Nicolas Sarkozy s'est employé vendredi à calmer la fronde des maires contre la réforme des collectivités territoriales et la fin de la taxe professionnelle lors d'un échange inédit mais sans aspérités avec plusieurs centaines d'entre eux.
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Trois jours après les sifflets qui ont agité le grand oral de son Premier ministre, François Fillon, devant de l'association des maires de France (AMF), le chef de l'Etat a conclu l'offensive de charme du gouvernement à l'endroit des élus en recevant sur son terrain, sous les ors intimidants de l'Elysée, un parterre de maires largement acquis à sa cause.
D'entrée de jeu, Nicolas Sarkozy a tenu à faire taire ceux qui l'ont accusé d'avoir refusé l'obstacle du congrès de l'AMF, et s'est excusé de son absence. "Mardi et mercredi, j'étais en Arabie saoudite et au Qatar", a-t-il plaidé, "ce n'est pas mon genre de ne pas faire face à mes responsabilités".
"Si le congrès des maires c'était facile, tous les présidents de la République y auraient été", a aussi lancé le président, qui a même affirmé avoir été le "seul" à s'y exprimer, oubliant sûrement ses deux prédécesseurs.
Nicolas Sarkozy en a profité pour égratigner le PS, qualifié de "mouvement sectaire et politicien" pour avoir organisé la bronca contre son Premier ministre. "Quand je vois qu'un parti qui se dit démocratique et républicain boycotte une réunion avec le président de la République (...) comment peut-on travailler ?", a-t-il aussi soupiré.
Sur le fond, dans son propos liminaire comme dans ses réponses aux élus, le chef de l'Etat a justifié l'ardente nécessité de sa réforme et martelé sur tous les tons sa volonté de "créer un climat de confiance" avec les élus. "On sera à votre écoute, on est prêt à amender notre projet mais on ne renoncera pas à notre projet", a-t-il répété.
Devant son Premier ministre et une partie de ses ministres, le président a réaffirmé que tous ses engagements seraient tenus, notamment la "compensation intégrale" des recettes jusque-là procurées par la TP qui concentre les inquiétudes des élus en pleine période de préparation budgétaire.
"Pas une de vos communes n'aura pas de recettes et toutes celles qui le voudront, on réexaminera leur situation dans le courant de l'année 2010", a-t-il promis aux maires, non sans leur rappeler les "chiffres effrayants de la crise", qui a fait perdre à l'Etat "25% de ses recettes fiscales en un an".
Au gré de ses réponses, Nicolas Sarkozy a aussi longuement justifié l'allègement du "mille-feuilles" des collectivités locales, dénonçant le "pouvoir de blocage de ceux qui crient le plus fort" et la "folie fiscale qui s'est emparée d'un certain nombre de régions".
"Il faut faire attention quand même, parce que c'est la compétitivité de la France qui est en jeu", a-t-il lancé, annonçant au passage l'organisation, à une date non précisée, d'une "conférence nationale pour parler du déficit de la France" réunissant l'Etat, la sécurité sociale et les collectivités.
Largement convaincus, les maires n'ont pas bousculé le président sur le fond de ses réformes. Tout au plus se sont-ils limités à contester sa "méthode" et ont demandé "un peu de respect". "Les élus ont été profondément choqués avec la réforme de la carte judiciaire, ça laisse des traces", a déploré le président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF) Vanik Berberian.
"La démocratie, c'est qu'on s'explique, qu'on s'écoute et qu'on décide", a répondu Nicolas Sarkozy qui a été souvent applaudi.

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Au-delà de l'usine à gaz de répartition qu'il propose, la question que je me pose est qui paie la compensation de la suppression de la taxe professionnelle ? Nous savons que l'état vit à crédit et ses caisses sont plus que vides. Donc c'est : les particuliers ? l'emprunt? les entreprises par d'autres taxes? Actuellement, nous serions plutôt sur la troisième solution. Mais cela veut dire que certaines entreprises vont y gagner, mais elles ne relocaliseront pas pour autant et certaines vont y perdre et elles risquent d'être en difficulté de donc c'est mauvais pour l'emploi. Conclusion, il faudrait que cette fois les députés UMP fassent leur travail et disent non à cette loi stupide. Il faut rééquilibrer les impôts des entreprises de manière à diminuer la taxe professionnelle mais de manière progressive dans le temps. Quand on regarde bien, nous avons l'impression que la seule utilité de la loi est de permettre à notre président pouvoir prétendre avoir fait des évolutions structurantes dans son bilan. Mais, quand on met en balance les conséquences négatives pour l'industrie française et pour les français : on se pose la question du fonctionnement des contre-pouvoirs en France. Aux Etats-Unis les députés de la majorité ne se sentent pas obliger de voter toutes lois proposées par le président même les plus stupides. Ce dernier doit leur prouver que c'est bon pour le pays. Ce n'est pas le cas chez nous. En effet, c'est le président qui décide les investitures de l'UMP, et les élus se sentent plus redevables du président que de leurs électeurs, c'est bien là que le bât blesse. Nous avons des élus qui nous représentent plus.
Il a juste pondu loi qui dès l'année prochaine imputait aux collectivités locales le financement de la taxe professionnelle, puis il s'est arrangé pour la presse et ses partisans accusent les maires de mauvaise gestion (généralement à tort), puis il a fait un discours où il appuyait l'idée que les économies devaient être faites dans les collectivités. Je ne comprends pas pourquoi les maires y compris ceux élus sous la bannière UMP, sont furieux!!
Bonjour, Pour faire plaisir aux riches et au nabot, je propose que les salariés gagnant moins de 5000€/mois paient toutes les taxes et les impôts de ce pays et que les riches n'en paient plus, ainsi que les entreprises. On devrait même travailler gratuitement, se contenter d'un bol de riz journalier et baiser les pieds des riches de nous laisser vivre en dictature; c'est vrai, grâce à eux on évite l'enfer de la démocratie, les pays ou il y des services publics pour tous, une vrai protection sociale, ou tout le monde paie l'impôt, ou le président de l'union est élu au suffrage universelle, ah mais quel enfer .......... Vite le nabot sauve nous de cet horrible idée, la démocratie .................