Nicolas Sarkozy a tracé officiellement jeudi matin les grandes lignes de la future modernisation de l'hôpital : regroupement des hôpitaux, nouveau statut des médecins, pouvoirs élargis pour les directeurs d'établissement...
Cette fois, c’est parti : dans un discours très attendu, Nicolas Sarkozy a tracé officiellement jeudi matin les grandes lignes de la future modernisation de l’hôpital. Sans guère de surprise, le Président a fait siennes « la plupart des propositions » du rapport qui lui avait été remis la semaine dernière par Gérard Larcher. Voici les principaux points de la réforme, qui devraient être repris dans un projet de loi à la rentrée.
Nicolas Sarkozy a plaidé pour la création de « communautés hospitalières de territoire », qui regrouperaient plusieurs établissements proches. Si le président s’est bien gardé de prononcer les mots qui fâchent, comme « carte hospitalière » ou « fermeture d’établissements », c’est bien une nouvelle répartition géographique des activités hospitalières qui se profile. Dans ces communautés, schématiquement, le plus gros établissement du territoire concentrerait les services nécessitant un plateau technique lourd, comme la chirurgie, tandis que les petits hôpitaux se réorientraient vers la médecine et la prise en charge des personnes âgées.
Cette idée n’est pas nouvelle. Les hôpitaux ont déjà à leur disposition des outils juridiques leur permettant de se regrouper et de se répartir entre eux les différentes activités de soins. Certains établissements se sont d’ailleurs déjà lancés depuis plusieurs années dans ce type de réorganisation. C’est le cas par exemple en Charente-Maritime, autour de l’hôpital de Saintes (voir notre reportage). Seul problème : dans la très grande majorité des cas, les hôpitaux, et en particulier les plus petits d’entre eux, sont très réticents à ce type d’évolution, car ils craignent d’avoir plus à y perdre qu’à y gagner. Pour essayer d’accélérer le mouvement, le gouvernement mise sur des « incitations financières » : les crédits d’investissements du plan Hôpital 2012 seront attribués en priorité aux bons élèves « qui acceptent de se mettre en réseau », a annoncé Nicolas Sarkozy.
Cela suffira-t-il ? A voir. « Le plan Hôpital 2012 repose sur le principe d’un co-financement des investissements par l’Etat et par les hôpitaux eux-mêmes. Or ceux-ci sont au bord de l’asphyxie financière », souligne Yves Gaubert, de la Fédération hospitalière de France. En outre, le processus de répartition de la première tranche des crédits est déjà bien avancé… « Et surtout, il faudrait savoir précisément à qui ira l’argent. S’il est versé à l’établissement chef de file de la communauté, quel sera l’intérêt réel pour les petits hôpitaux de participer au regroupement ? », s’interroge l’économiste Gérard de Pouvourville, pour qui seule « une volonté politique forte » permettra de faire aboutir cette réforme.
Les médecins pourront choisir entre leur statut public actuel, avec éventuellement une rémunération à l’activité, ou un contrat de travail proche des contrats de droit privé. Une telle réforme était, selon de nombreux experts, rendue nécessaire depuis l’évolution du mode de financement des hôpitaux, désormais financés en grande partie en fonction de leur activité réelle. Jusqu’ici, il y avait donc un décalage entre les intérêts des établissements, qui se doivent d’attirer un nombre toujours plus important de patients s’ils veulent conserver ou accroître leurs budgets, et ceux des praticiens, payés de la même façon quelque soit leur nombre d’acte.
Seulement voilà, là aussi, le gouvernement a choisi la méthode douce, puisque les médecins pourront choisir entre garder leur statut actuel, très protecteur, ou opter pour ces nouvelles règles. Les praticiens seront-ils nombreux à jouer le jeu de la réforme ? Le pari est de taille : les principaux syndicats de médecins avaient en effet fortement combattu l’introduction d’une « part variable complémentaire », entrée en vigueur voilà un peu plus d’un an.
Comme il l’avait déjà annoncé le 16 octobre à Bordeaux, Nicolas Sarkozy souhaite que les établissements aient « un patron et un seul » : les pouvoirs des directeurs d’hôpitaux vont donc être accrus. Le lien avec les élus serait (un peu) distendu : ils ne présideront plus le conseil d’administration de l’hôpital comme aujourd’hui, mais seront membres, aux côtés de représentants du personnel et de personnalités qualifiées, d’un conseil de surveillance. Celui-ci pourrait même ne plus être présidé automatiquement par le maire de la ville. Le vrai pouvoir serait concentré au sein d’un directoire où le directeur de la communauté d’établissement jouera le premier rôle. Celui-ci disposera de marges plus importantes qu’aujourd’hui pour gérer au mieux son ou ses établissements, à travers notamment un « assouplissement des règles relatives aux marchés publics ».

Renault a dégagé un bénéfice net de 1,58 milliard d'euros au premier semestre. Soit une hausse de 20% par rapport à 2007. Cela grâce à la contribution de Nissan.
L'action du spécialiste américain du refinancement hypothécaire plongeait vendredi à Wall Street de plus de 8% en séance. Fannie Mae a essuyé de fortes pertes au 2ème trimestre, bien plus lourdes que prévu.
L'avionneur européen Airbus devance son concurrent américain au nombre des commandes enregistrées depuis le début de l'année : 711 contre 543.
Le titre Axa gagnait 4,8% jeudi, soutenu par la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes, malgré la perte de valeur de certains de ses actifs financiers.
Les ventes ont chuté de 16% au premier semestre. Le malus écologique et la hausse du prix de l'essence font leur effet.
Grande première en France, le trafic sur les autoroutes a baissé de 4% en juillet par rapport à l'an dernier, conséquence de l'envolée des prix à la pompe. Ce qui ne fait pas les affaires des sociétés concessionnaires.
vous vous en doutiez un peu? VOIR NOUVEAU STATUT DES MéDECINS. bonnes négociation chez les prêtres et les hoteliers-restaurateurs à GORZOUW! Ici tout est OK, et Antoine a une belle coupe et un camion -poubelles! Bonjour à Barbara et à la Grand-mère. bonne nuit papé
La commission LARCHER est très bien faite, pour une fois une étude peut-elle être soumise aux parlementaires ou pourquoi pas aux citoyens par référendum. Voici LA première réforme aui serait réelle !