La Condédération europénne des syndicats appelle à une « euro-manifestation » le 5 avril à Lubjana. La CES entend peser sur les instances eurpéennes pour obtenir des hausses salariales, « rapidement ».
Les salariés français auraient tort de se croire seuls à réclamer plus de pouvoir d’achat. Depuis plusieurs mois, la multiplication des conflits sociaux dans le secteur privé atteste d’une impatience de voir augmenter les fiches de paies. Cette impatience se retrouve à l’échelle européenne.
Mercredi, la confédération européenne des syndicats (CES) a lancé depuis Bruxelles une campagne intitulée : « à l’offensive pour des salaires équitables ». Le principe de cette campagne a été arrêté lors du dernier congrès de la CES, à Séville. « La part des salaires dans la richesse ne cesse de diminuer », s’est inquiétée la confédération. « Par contre, les profits des entreprises sont en hausse. La richesse existe mais elle est de plus en plus inégalement répartie ».
Le point d’orgue de cette campagne pour les salaires est prévu le 5 avril prochain. La CES entend organiser une « euro-manifestation » à Lubjana en Slovénie, qui en tant que présidente de l’Union européenne, accueillera une réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales. La CES espère y retrouver entre 30.000 et 40.000 manifestants.
« Les salaires réels des Européens, (hors inflation), n’ont pas bougé depuis plusieurs années dans nombre de pays », s’est indigné mercredi John Monks, le secrétaire général de la CES. Or partout en Europe, portée par la flambée des cours du pétrole et ce que les économistes appellent l’ « agflation », l’envolée des prix des denrées alimentaires, l’inflation érode le pouvoir d’achat.
Ainsi en France, selon une étude du cabinet Nielsen Panel International à paraître jeudi, les prix des produits alimentaires dans les grandes surfaces ont augmenté de 2,39% en janvier. Et selon le cabinet, cette hausse est appelée à perdurer.
« Notre patience est à bout », a prévenu John Monks : « nous voulons des hausses salariales et nous les voulons rapidement ». Surtout, la CES entend profiter de la manifestation pour adresser une mise en garde à la Banque centrale européenne. La confédération est lassée de voir la BCE faire systématiquement pression pour réclamer de la modération salariale en Europe.
Compte tenu de son objectif d’ancrage de l’inflation à 2%, la hantise de l’institut de Francfort est de voir se créer des boucles prix-salaires à la hausse. Ce qu’il désigne par des « effets de second tour ». Son président, Jean-Claude Trichet, a même menacé de remonter les taux directeurs en cas de spirales inflationnistes, tout particulièrement en Allemagne. Car au terme d'une décennie de désinflation compétitive, donc de rigueur salariale, les salariés allemands entendent bien rattraper leur retard.
Après un conflit exceptionnellement dur à la Deutsche Bahn, les fonctionnaires allemands se sont mis en grève pour réclamer 8% d’augmentation de leurs traitements. Dans la nuit de mardi à mercredi, le syndicat IG Metall a annoncé la conclusion d’un accord salarial dans le secteur de l’acier, prévoyant une augmentation de salaires de 5,2%. Soit la hausse la plus forte depuis 15 ans.

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L'agitation sociale grandit en Europe de façon surprenante car coordonnée. La hausse unilatérale des salaires n'aboutira qu'à l'inflation. Car on ne décrète pas la richesse, on la fait par le travail. L'agitation sociale, certaines revendications, relèvent de la confusion mentale. Le dialogue est impossible. La moindre reconnaissance des règles de base de l'économie est refusée en bloc. Autisme absolu. On veut négocier mais on ne sait pas dialoguer. Refus total. Il est plus facile de "tirer sur la ficelle", de "faire payer par l'argent public". Parce que les masses, manipulées, veulent tout tout de suite. Parce qu'il y a aussi une énorme pression à la consommation, qui n'est plus le moteur de la croissance mais la lourdeur des endettements. Particuliers avec des crédits à la consommation irresponsables de la part des organismes de crédits et irresponsables de la part de certains particuliers qui savent bien que "tout ne sera pas remboursé ou que les aides sociales y pourvoieront". Irresponsables aussi ces gouvernements qui lâchent du lest sous la pression. Déficits budgétaires et endettements publics. Ou sur-administration parce qu'il est aussi lâche de créer de l'emploi public dans de telles situations. Où les 35 heures qui font croire que la richesse vient des autres. Et qui, in fine, n'ont servi qu'à développer les économies parallèles. Les 35 heures ne sont pas la civilisation des loisirs mais celle du travail non déclaré. Tout n'est pas rose pour autant et il y a de l'ordre à remettre dans le système.
le nombre faisant la force il est urgent de sortir les picallions pour ne pas trouver une EUROPE revoltée d ici quelques temps aussi il serait bon de prendre des mesures et c est ce que doit faire JOSE MANUEL BARROSO a la commission de BRUXELLES car s il n y a rien de fait je dis gare car quand les peuples ont faim on sait toujours ou cela finit voir la revolution française aussi je souhaiterai une harmonisation immédiate des salaires.