Le président américain a proposé mercredi Robert Zoellick pour succéder à Paul Wolfowitz, démissionné pour cause de népotisme. Une candidature saluée par les autres pays.
Avec Robert Zoellick c'est un super joker que George Bush vient de sortir pour restaurer la crédibilité de la Banque Mondiale, ternie par le « scandale Wolfowitz ». Rares étaient les candidats à la fois acceptables pour les Européens et capables de poursuivre sans trop de remous la croisade anti-corruption engagée dans les pays en développement. De l'avis général, « Bob » Zoellick (53 ans) est de ceux-là, grâce à son expérience acquise en vingt ans de postes dans l'Administration et son pragmatisme à toute épreuve. « Il s'agit de rétablir la confiance dans l'institution, et Zoellick est l'homme de la situation », a reconnu le nouveau ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner. L'Allemagne, également très remontée contre les Américains sur ce dossier, est aussi favorable à Zoellick: ce germanophone fut le représentant des Etats-Unis lors des négociations sur la réunification et c'est lui qui poussa Bush père à soutenir l'unité allemande malgré l'URSS. Les 24 membres du conseil d'administration devraient donc accepter le candidat de « W », même s'il n'a jamais travaillé sur le développement.
Zoellick avait déjà été pressenti en 2005 pour diriger la Banque Mondiale, avant la nomination de Wolfowitz. En apparence, les deux hommes ont beaucoup en commun: tous deux sont des Républicains engagés, ils ont fait partie des « Vulcains » (le surnom donné aux premiers conseillers conservateurs de Bush Jr), et ils ont le même souci de faire triompher les intérêts américains. Mais, là où Wolfowitz est un idéologue, Zoellick est considéré comme un réaliste, un technocrate stratège dans l'art de la négociation comme l'ont prouvé ses années chargées en tant qu'US Trade Representative - le ministre américain du Commerce- de 2001 à 2005. Il a notamment trouvé un compromis dans le conflit sur les aides publiques à Boeing et Airbus et mis un terme à la « guerre de la banane » entre les Etats-Unis et l'Europe. « C'est un rouleau compresseur », dit de lui son ex-collègue et ami Pascal Lamy, aujourd'hui patron de l'OMC. Son passage comme adjoint de Condoleezza Rice à la tête de la diplomatie américaine fut moins concluant. Il avait quitté la fonction après un peu plus d'un an, en juin 2006, pour rejoindre Goldman Sachs, où il s'occupait des marchés de capitaux en Asie. Une expérience qui lui servira alors que l'un des grands défis de la Banque Mondiale est de redéfinir ses prêts aux pays à revenu intermédiaire, comme la Chine et l'Inde…

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voila une bonne nouvelle bush sait toujours rebondir la ou on l attendait pas quel homme quelle classe c est véritablement un super man et je crois qu il finira son mandat par une victoire en irak