La CGT et la CFDT n'ont pas obtenu qu'un amendement soit déposé à la loi sur le dialogue social, actuellement en cours de vote, pour que la réforme de la représentativité des syndicats se fasse rapidement. Dominique de Villepin demande à son gouvernement de travailler à un avant-projet de loi.
Une réforme de la représentativité syndicale, oui, mais pas tout de suite. C'est en substance ce qu'a déclaré Dominique de Villepin mardi, une semaine après l'avis rendu par le Conseil économique et social sur cette question. Le premier ministre a donc demandé à Jean-Louis Borloo, en charge de la cohésion sociale, de travailler à un avant-projet de loi pour revoir de fond en comble les règles, héritées de 1966, qui réservent à cinq syndicats (CGT, CFDT, Force Ouvrière, CFTC et CFE-CGC) l'exclusivité de négocier des accords collectifs au nom des salariés. Et parce que le sujet est explosif, Dominique de Villepin a évidemment insisté sur la nécessité d'associer « l'ensemble des organisations sociales et professionnelles » à cette démarche. Certains syndicats, notamment les plus petits comme la CFTC, la CFE-CGC ou même Force Ouvrière, jusqu'à présent protégés par la législation, ont en effet tout à perdre d'une représentativité basée sur la réalité des élection professionnelles. Passer en force à six mois de l'élection présidentielle reviendrait à se les mettre à dos et cela pourrait avoir de graves conséquences pour la majorité. Dominique de Villepin entend donc prendre son temps.
Ce qui n'est pas le cas de tous. Les organisations récentes, comme l'Unsa ou Solidaires, considérées comme non représentatives et, de ce fait, exclues des diverses négociations, veulent évidemment que tout aille plus vite. Elles sont soutenues par un improbable tandem, constitué des mastodontes du syndicalisme que sont la CGT et la CFDT, réconciliées par l'épisode du CPE après s'être écharpées sur les retraites en 2003. Ces dernières ont même pris de court Dominique de Villepin, en demandant lundi qu'un amendement réformant les règles de la représentativité soit déposé au projet de loi sur le dialogue social, justement examiné en ce moment à l'Assemblée nationale. Une opportunité à saisir, selon eux, mais qui reviendrait à « zapper » la concertation, ce dont ne veut pas la majorité, comme l'a confirmé mardi Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Le PS, lui, s'est prononcé en faveur de l'amendement, mais cela n'a pas suffi. La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale l'a repoussé mardi après-midi. La réforme de la représentativité devra donc attendre l'après-2007.

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Comme toujours, la montagne accouchera d'une souris. partenaires sociaux, ok mais selon la formule des millièmes de copropriété donc des adhérents y compris pour les PME/PMI et union des retraités
Il est urgent que cette question soit abordée. En effet les 5 centrales actuelles ne représentent pas les salariés. La meilleur preuve est que le taux des cotiosations ne re^présentent que 8% des szalariés.Ces syndicats ne sont que des extensions de partis politiques pour ne pas dire leur bras armé. Il faut que tout salarié puisse se présenter au C.E ou en tant que représentant syndical sans être affilié à une des centrales actuelles. Le ménage se fera par la qualité des hommes et des femmes qui se présenteront et par leur programme et actions. Il est temps que les représentants des salariés s'occupent de l'emploi, des perpectives d'avenir de leur entreprise et signer des accords qui soient réalistes et TENUS. Ral le bol de ces cebtrales qui disent toujours niet à tout et que leur seul language est LA GREVE.