Les dirigeants d’entreprise européens semblent incapables d’avoir une position cohérente sur la justification de leur rémunération. En témoignent deux informations contradictoires qui se sont télescopées ces dernières heures.
Les dirigeants d’entreprise européens semblent incapables d’avoir une position cohérente sur la justification de leur rémunération. En témoignent deux informations contradictoires qui se sont télescopées ces dernières heures.
Mardi, on apprenait que les dirigeants de Deutsche Telekom renonceraient cette année à leurs stock-options. Une mesure destinée à calmer la bronca des petits actionnaires de l’opérateur historique allemand dont le cours de bourse est passé pour la première fois de son histoire sous la barre des 10 euros. Cette disposition concerne également les 3000 principaux cadres supérieurs du groupe qui vont renoncer (de leur plein gré ?) à la moitié de leur programme de stock-options 2002. Résultat : Tandis que les actionnaires perdent de l’argent, les dirigeants du groupe renoncent partiellement à la possibilité d’en gagner plus. Sans pour autant renoncer aux stock-options accordées les années antérieures.
Mercredi, publication du rapport annuel du britannique Vodafone. Même secteur des télécoms, autre pratique. On y apprend que le patron de Vodafone, Chris Gent, a reçu 3,75millions d’euros de rémunération (fixe + variable) en 2001 et un bonus de 1,6 million d’action (pour 2,3 millions d’euros). Et ce, l’année où le groupe annonce des pertes historiques de plus de 20 milliards d’euros. Pour corriger ce fâcheux décalage, et conformément aux engagements pris l’an dernier, Vodafone annonce un nouveau système de rémunération de ses dirigeants avec un système complexe de bonus en actions déterminés en fonction de critères de performance non publics (concurrence oblige). La démarche est louable, le résultat n’est pas très convaincant.
Ces coups de yo-yo sur le montant des rémunérations, et surtout ces changements perpétuels des mécanismes de rémunération témoignent d’une même réalité : en dépit d’une bonne dizaine d’année de pratique débridée de ces rémunérations annexes des cadres dirigeants européens, les conseils d’administration n’ont toujours pas réussi à faire coller rémunération et performance. Un problème qui, s’il perdurait, pourrait tout bonnement amener à renoncer à ces bonus en forme de super billets de loterie.

Le patron de l'OM est décédé ce samedi à l'âge de 63 ans. Portrait d'un milliardaire qui n'a jamais réussi à emmener son club au sommet. Il lui aura même fait perdre plus de 200 millions d'euros.
1 milliard de dollars. C'est ce que l'App Store pourrait rapporter à Apple cette année. Mais ce pactole pourrait diminuer si des start-up comme Adwirl parvenaient à rendre gratuites certaines applications phares en y insérant de la pub. Interview de Sam Yu, le co-fondateur d'Adwhirl.
Filtrer et classer les emails selon les utilisateurs, mais aussi repérer un rendez-vous ou une action à faire et vous alerter en cas d'urgence, c'est ce que propose Kwaga grâce à un traitement linguistique. Enfin la solution pour ne plus être débordé?
Deux Tours de France se croiseront cette année à Monaco, en Andorre et en Suisse. Moins connu que la compétition cycliste, le "Tour de France des paradis fiscaux" a pour objectif de sensibiliser l'opinion publique aux dérives de la finance. Les explications de Jean Merckaert, à l'origine de la manifestation avec un collectif d'ONG.
La Confédération helvétique a signé des conventions fiscales avec plusieurs pays. Mais personne ne connaît réellement le contenu de ces textes. De quoi entretenir le flou sur la mort annoncée du secret bancaire suisse. Nos explications.
France Télécom a menacé d'arrêter ses investissements dans la fibre optique si l'Arcep maintenait sa décision d'autoriser plusieurs fibres par foyer. Décryptage avec Roland Montagne, responsable du pôle haut-débit au sein de l'Institut de l'audiovisuel et des Télécommunications en Europe.