Le patron de l'AMF estime que, "si le code de bonne conduite du Medef est correctement respecté, il n'y a pas besoin de loi". Il menace de dénoncer les entreprises récalcitrantes.
Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a estimé qu'il était "très difficile de légiférer" sur la rémunération des dirigeants, lors d'un entretien sur Europe 1 jeudi.
"Je crois que c'est très difficile de légiférer sur tous les aspects de la rémunération", a affirmé M. Jouyet.
"Si le code (de bonne conduite) est correctement respecté, il n'y a pas besoin de loi", a-t-il expliqué.
Parmi les tentatives d'autorégulation, le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep) ont rédigé en octobre un code de bonne conduite pour encadrer les rémunérations des dirigeants. La quasi totalité des grandes entreprises françaises ont dit y avoir adhéré.
"Si en revanche, on s'apperçoit (...) qu'il n'y a pas de progrès, un dans ce qu'il y a dans le code et deuxièmement sur l'application des règles de ce code, alors le législateur retrouverait effectivement une source d'inspiration", a dit le président de l'AMF.
Jouyet entend écrire aux sociétés qui ne le respecteraient pas le code et signaler les abus au comité des sages du patronat. Au besoin, l'AMF pourrait les dénoncer publiquement. "C'est une possibilité qui reste parce que la publicité est toujours une sanction"
Mardi, le rapporteur de la mission parlementaire sur les rémunérations des dirigeants de sociétés, Philippe Houillon (UMP), avait affirmé que le code de bonne conduite du patronat ne suffirait pas à éviter les dérives. Il souhaite aller plus loin avec 16 propositions pour mieux encadrer ces pratiques.
Plusieurs affaires de parachutes dorés, de bonus ou de stock-options attribués à des patrons d'entreprises affaiblies par la crise et secourues par l'Etat, ont défrayé la chronique ces derniers mois.

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Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
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Comment voulez-vous que les hauts fonctionnaires ou les parlementaires trouvent des solutions alors que des primes non légales ou imposables multiplient leurs salaires par 2 !! La solution est simple Tout salaire dépassant 40 fois le SMIG (Idéee de M FORD), toutes les primes non indexées aux résultats probants, les styock-options et avantages en nature devront supporter une cotisation égale au bouclier fiscal c'est-à-dire 50 % pour la Sécu de même que tous les produits importés et fabriqués à l'étranger par une entreprise Française devra supporter les charges socialeds afférentes à ce produit. C'est autre chose que prélever plus et rembourser moins !
Avec un peu de bonne volonté,on règle facilement ce problème.
Ce qui me choque le plus, ce ne sont pas les rémunérations mais l'impunité et la non responsabilisation des mauvais patrons, souvent énarques qui retournent tranquilement dans leur corps d'origine après avoir coulé une entreprise. Ils devraient être responsables sur leurs deniers, comme les petits patrons. Cela trierait déjà pas mal. Là encore le problème est pris à l'envers, la rémunération au mérite pour les patrons aussi, et dans les deux sens, positif et négatif, devrait être mise en place partout.
oui c'est vrai c'est difficile... et puis? c'est impossible ? Non c'est seulement difficile. Mais avec les revenus en question, il doit être possible de payer les experts nécessaires pour trouver une solution, non ? alors, ça, je ne peux me résoudre à imaginer que la France ne puisse disposer d'experts capables de proposer des solutions...