Plusieurs syndicats étudiants ont appelé à manifester les 8 et 20 novembre. Ils protestent contre la loi accordant l’autonomie aux universités.
C’est un autre front où le gouvernement pourrait avoir à batailler. Depuis un mois, un foyer de grogne couve dans les facs contre la réforme des universités. La loi promouvant leur autonomie a pourtant été votée cet été. Après concertation, certes expéditive, et avec l’accord des principales organisations étudiantes (Unef, Fage, Uni). Mais pour certains étudiants, réunis en un Collectif contre l’autonomie des universités (Cecau), il s’agit toujours d’obtenir son abrogation. Des assemblées générales se sont tenues dans près de 45 universités sur 84. Parmi les plus mobilisées, Aix Marseille, Rennes 2, Rouen, Lille 3, Tolbiac, Toulouse 1 et 3, Paris 8 et Nanterre, cinq d’entre elles ont voté le blocage. Le collectif a d’ores et déjà appelé à deux manifestations, les 8 et 20 novembre.
La ministre de l’enseignement supérieur s’est déclarée « attentive ». Valérie Pécresse a d’ailleurs reçu, mercredi, l’ensemble des organisations étudiantes, dont la principale, l’Unef. Cet été, le syndicat proche du PS jugeait le texte « équilibré », après avoir « sauvé l’essentiel ». En l’occurrence, la non sélection à l’entrée des Masters et un plus grand nombre de sièges pour les étudiants dans les conseils d’administration. Aujourd’hui, l’Unef explique être « restée à la table des négociations pour faire en sorte que ces éléments soient retirés de la loi ». Une loi « qui reste dangereuse et mauvaise », estime son vice-président, Jean-Baptiste Prevost. Parce qu’elle implique « un désengagement politique et financier de l’Etat », explique-t-il. Ce qui, dans un contexte d’autonomie, conduira à « augmenter les inégalités entre établissements ». Aussi l’Unef exige-t-elle, non pas d'abroger la loi, mais d’en renégocier certains aspects. Elle aussi appelle à la manifestation le 20 novembre.
Ce ne sont pas là les seuls griefs. L’Unef dénonce en outre « un budget en trompe-l’œil ». Décrétée priorité budgétaire, l’Université s’est vu allouer une enveloppe de 1,8 milliard d’euros. Or, si l’on retranche les exonérations fiscales, les arriérés de crédits et l’inflation, « il ne reste en réalité que 300 millions d’euros sur la table », calcule le syndicat étudiant. Soit 17 millions d’euros pour la réussite en licence, 50 millions pour le logement étudiant, 50 autres millions pour la vie étudiante. « Il faudrait au moins le triple », souffle Jean-Baptiste Prevost. Enfin, les syndicats entendent bien rappeler à la majorité ses promesses sur le pouvoir d’achat. Et poser la question de celui des étudiants, en berne, principalement pour cause de flambée de l’immobilier. Dans l’entourage de la ministre de l’enseignement supérieur, on dénonce dans cette mobilisation des étudiants « un mouvement politique ».

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comme d'habitude en France, nous sommes incapables de faire une réforme tranquille. Je pense que les étudiants devraient regarder la réalité en face et penser aux débouchés futurs. La formation aura lieu pendant toute la vie: autant la commencer d'un bon pied et ne pas se laisser manipuler par des personnes qui n'ont intérêt qu'au chaos... tout en étant parfois bien au chaud!
Lorsque les formations sont plus proches des besoins des entreprises, les diplômés ont plus de chance de trouver un emploi. Il ne faut pas avoir peur de faire rentrer les entreprises dans les formations. C'est de l'argent qui arrive en plus, donc améliore la formation. Les grandes inégalités sont dues principalement à l'information désastreuse lors de l'orientation. Les conseillers d'orientation refusent de parler de débouchés sur le marché de l'emploi et de niveau de salaire atteignable. Par ailleurs, ils ont une connaissance desastreuse des règles de l'entreprise. Donc seuls les jeunes qui ont des parents informés s'orientent vers les bonnes formations. Je ne comprends pas ces revendications concernant le droit d'aller vers les formations pour lesquelles c'est le chômage assuré. Par contre, on voit l'amateurisme du gouvernement. Depuis toujours, on connaît la capacité des étudiants de se motiver pour ce qui est présenté comme une bonne cause. Les méthodes de conviction utilisées par les syndicats étudiants sont connues. Pourquoi n'avoir pas formés les étudiants-militants UMP ou tous les acteurs de bon sens à la communication pour faire comprendre l'intérêt de la réforme ? Les actions actuelles étaient totalement prédictibles.
J'aurai voulu savoir si ces réformes concernant les universités peuvent-elles porter atteinte aux modes de financement ? On a la chance en France, d'avoir tous accès à l'université grâce à des coûts d'inscription abordable. Une autonomie financière n'est-elle pas un risque d'une augmentation des frais d'inscription ?
une chose est certaine l'enseignement a deux vitesse existe déja ! puisque tous les élèves n'ont pas les memes niveaux intellectuels .les universités avec des niveaux d'enseignements perçus avec d'autres moyens intellectuels peuvent donc avoir une cotation différente au niveau des diplomes , mais n'est-ce pas déja le cas ?.la chine nous note mais les diplomes de nos universités ont plus ou moins de valeur pour ceux qui désirent des diplomés . que changereait l'autonomie de ces antités sinon que l'émulation entre elles pourrait tres bien etre beaucoup plus excerbée . en conclusion les vues de l'esprit celles des étudiants en particulier une déformation politicienne qui cherche a affirmer une puissance qui sera battue en brèche lorsqu'il s'agira de rentrer dans la vie active sauf pour certains meneurs des mouvement étudiants qui eux rentreront en politique .
il reste un moyen de garder les étudiants au calme et dans le calme. c'est de leur promettre a tous d'etre certain d'entrer dans l'enseignement a leur sortie des études .il est une évidence qu'il faut par la meme supprimés tous les contrats d'embauches puisqu'ils n'auront plus de raisons d'etres en tout les cas pour les étudiants .les nouvelles générations etants moins nombreuses donc nécéssitant moins d'enseignants il faudra aussi réduire les annuitées de travail pour que les nouvelles générations de formés??? puissent devenir eux aussi enseignants .au fait que vient faire dans tout ça l'autonomie des universités .
une greve n'est pas necessaire car il sagit d une bonne mesure.elle permettra l essor des universites et une formation inspirant confiance aux entreprises puisqu'elle y participent.les etudiants des autres fac n'ayant aucun lien avec les entreprises ne doivent pas etre frustrees puisqu'ils ne travaillerons pas en entreprises.
Je voudrai apporter une réponse à l'inquiétude légitime de la personne en formation master sur l'introduction des entreprises à l'université. La recherche scientifique est de loin la plus coûteuse; Le fait qu'une université puisse disposer de l'argent du privé lui donnera aussi plus de moyen pour sa recherche fondamentale et pour d'autres départements qui pourront utiliser l'argent public qui aura pu être déplacé par l'argent privé. C'est le mode de fonctionnement des universités américaines dont les départements des sciences humaines n'ont pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues français. D'autre part, ne croyez pas que les entreprises ne s'interessent qu'aux matières scientifiques. C'est loin d'être le cas. Ce qui fera vraiment la différence d'une université à l'autre, ce sera, comme c'est le cas aujourd'hui, la qualité de l'enseignement et ne me dites pas que vous n'y etes pas sensible.
En lisant les commentaires je me dit vraiment qu'il y a un fossé entre les étudiants et les gens. je suis moi même étudiante en Master( et je travaille également aussi 35h, alors faut arretez de dire que les étudiants sont tous faignants... Je ne suis pas forcément contre l'entrée des entreprises dans la faculté, notre formation serait peut-être plus pratique que théorique. Mais l'entrée d'entreprises va créer des inégalités. En effet celles ci vont surtout soutenir tout ce qui est sciences, ou technologie. Qu'en ais t'ils des sections de Sciences Humaines (Histoire, Sociologie, ect...) ou encore des Lettres et Langue? Ce ne sont pas des secteurs qui attirent les entreprises, et les étudiants dans ces matières risquent fortement d'être désavantagés. Et c'est la le risque, une Université a deux vitesses. Alors faut'il laisser toute une partie des étudiants sur le carreau? Cette loi risque fort de tuer une partie de l'université, et n'est ce pas à la République que de nous garantir pour chaque étudiant quelque soit sa matière l'égalité des chances?
je vois que les étudiants sont toujours manipulés par les professeurs de gauche qui ne veulent pas entendre parler de l entrée de l entreprise dans les facultés et pourtant il faudra bien qu ils s y fassent car on ne peut plus vu le nombre de plus en plus important qui entre en université donner un kopeck de plus il faudra bien qu ils comprennent que seules les entreprises ont les moyens nécéssaires pour les eduquer et qu ils seront a meme de les employer mais je crois qu il sont définitivement autistes et ce qu ils veulent c est avoir beaucoup d argent en ne travaillant peu car dans les entreprises il faut bosser et cela ne leurs dit rien du tout
On ne peut que conseiller la lecture édifiante de "Votre Jeunesse" de Loïc Lorent paru en juin 2007 (édition Jean-Paul Bayol). La "révolte" décrite de l'intérieur, à l'occasion de l'occupation de la faculté du Mirail en 2006.
Et re-voila la grève des étudiants. Elle doit être inscrite au programme d'automne des universités, de lettre en particulier. Pour ne pas augmenter les inégalités, le plus simple est en effet de niveler par le bas. Certains "étudiants" craignent aussi, semble-t-il, leur récupération par les entreprises : avec un tel comportement, qu'ils se rassurent, ils n'ont rien à craindre !