L'Unedic a contesté mardi un article de presse selon lequel 10.000 personnes vivaient, à Paris, en l'arnaquant. Reste que, selon un député, les fraudes à l'assurance chômage sont nettement supérieurs aux estimations officielles. Polémique.
L'Unedic veut bien admettre qu'il existe des fraudeurs, mais n'apprécie pas trop qu'on en surestime le nombre. L'assurance chômage est donc montée au créneau mardi pour dénoncer un article des Echos, publié le matin même, selon lequel 10.000 personnes vivaient, à Paris, en l'arnaquant. Elle a assuré que la note interne évoquée par le journal n'existait pas. Le député UMP Dominique Tian, président de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur les moyens de contrôle de l'Unedic, n'a lui non plus jamais entendu parler de ce document.
Selon l'assurance-chômage, ce chiffre pourrait en réalité faire référence à une étude de l'URSSAF de Paris, et englober l'ensemble des arnaques à la protection sociale. C'est à dire pas seulement celles relatives à l'Unedic, mais aussi aux allocations familiales, à l'assurance maladie et aux HLM. De plus, ils dateraient de 2004. Pour ce qui est des statistiques précises, et relativement récentes, sur le front des fraudeurs à l'assurance chômage, il faut donc se contenter de celles déjà fournies en février : 7000 escrocs recensés par l'Unedic sur tout le territoire, pour un préjudice estimé à 80 millions d'euros.
Toutefois, le phénomène semble s'amplifier. C'est en tous cas l'impression de Dominique Tian, qui estime que « les préjudices subis sont nettement supérieurs aux estimations officielles ». Il assure que les chiffres qu'il collecte actuellement sont « énormes », que « la fraude est très importante, à caractère mafieux », et qu'elle est notamment organisée par des « réseaux turcs et pakistanais ». Concrètement, certains sociétés procèdent à des embauches fictives, fournissent à leurs salariés imaginaires un contrat de travail et des fiches de paie, puis les licencient après six mois. Ils peuvent alors faire valoir leurs droits au chômage … sans avoir travaillé. Les sommes ainsi collectées serviraient ensuite au grand banditisme.
Le rapport d'enquête, qui devrait être remis au gouvernement en décembre, pourrait donc faire l'effet d'une petite bombe. Pour la désamorcer, l'Unedic a tenté de répondre mardi aux préoccupations avancées par Dominique Tian. Elle a ainsi rappelé qu'elle effectuait déjà des croisements de fichiers avec les autres organismes de Sécurité sociale, contrairement à ce que laissait entendre le député. Et elle a assuré qu'elle était en train de « mettre en œuvre la déclaration nominative des salariés par entreprise ». Pour le moment en effet, les entreprises ne déclarent que leur nombre d'employés, ainsi que leur masse salariale, sans entrer dans le détail de l'identité de chacun.

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La fraude qui plombe nos systèmes sociaux, dispose de nombreux soutiens: 1) le gérant bénévole non salarié effectuant des prestations, percevant le chomage et ses dividendes 2)la recette APEC pour les cadres chomeurs actifs: société "porteuse" 3)combine de cadres anglais au chomage acheter une maison en Dordogne et la retaper gains net 10 000 € par an RMI, CMU, aide juridique gratuite... 4)les petits intermittents ont eu une réforme qui permet maintenant à qq revenus moyens jusqu'à 50 % de bonus Nos élus se taisent, les citoyens payent, les fraudes nous concernent tous; ainsi fonctionne mal une industrie du social mal géré !
Les contrôles ne sont pas efficaces,ni pour le R.M.I.ainsi que pour la Sécu. Il serait grand temps de sanctionner sérieusement TOUS les abus.
Il est dommage que les fonctionnaires en charge de vérifier les fraudes se retranchent toujours sur des arguments afin de refuser l'évidence.Quand vous êtes bénévoles dans une asso caritative et que vous y voyez passer certaines personnes qui profitent du système et qui n'ont aucune intention de chercher du travail vous êtes purement écoeurés.
Combien y a-t-il en tout de personnes qui perçoivent des indemnités ASSEDIC ? Peut-être faut-il commencer par cette question. Dans toute collectivité humaine (sans doute animale également) certains se jouent des règles et des lois en vigueur pour détourner un système afin d'en profiter à mauvais escient. Rappelons que ces règles sont faites pour l'immense majorité, celle qui les respecte, et que les contrevenants sont censés être poursuivis par les autorités judiciaires. Il est surprenant qu'un député "ait la sensation" (quelle exactitude scientifique) que ce phénomène de détournement ait une ampleur considérable au moment où l'on se demande comment distribuer moins d'indemnités aifn de renflouer les caisses du régime d'assurance-chômage. Il est très aisé pour tout ce qui est - assurance maladie, allocations familiales et chômage - de pointer du doigt "quelques" contrevenants en laissant croire qu'ils sont "par leur grand nombre" responsable des déficits. Pour mémoire, la dernière fois que cet argument a été brandi il concernait les allocations familiales et in fine, les fraudes représentent moins de 1 % des sommes totales versées. Foncer dans ce panneau n'est pas une preuve de bon sens.
Enfin on réalise que certains individus soutenus par des organisations mineures ou majeures profitent d'un système et jettent ainsi le discrédit sur ce système de protection mais ce serait aussi oublier que d'autres systèmes profitent des générosités de l'Etat à leur profit et ceux là ne sont pas et ne seront pas inquiétés .
C'est encore et toujours une question d'absence d'outils de contrôle. Là c'est l'assurance chômage, dernièrement c'était l'escroquerie aux médicaments remboursés plusieurs dizaines de fois etc..etc..Étant donné la situation du pays - qui distribue plus que nul autre, un resserrement des contrôles etait plus que nécessaire. Mais ceci ne va encore une fois avoir lieu qu'après le grabuge.Quand en plus on apprend qu'il s'agit de groupes mafieux étrangers, comment voulez-vous que cela améliore la perception des immigrants qu'ont les français - qui paient la note ?!.
Pas de France d'en haut et de France d'en bas... Simplement une France qui travaille (de moins en moins nombreuses) et une France qui vit du travail des autres (n'appelle-t-on pas cela des parasites?)