Guilhem Brémond, avocat à la cour et directeur du cabinet Brémond & associés, analyse la santé financière des grandes entreprises françaises. Entretien.
Au regard des faillites, quel est l’état de santé des grandes entreprises françaises?
Guilhem Brémond: Si l’on regarde l’évolution des procédures collectives, les grandes entreprises françaises paraissent bien résister à la crise financière. Alors que les faillites dans leur ensemble ont augmenté de 7,1% entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008, elles ont chuté de 43,6% dans les entreprises dont les effectifs sont compris entre 50 et 99 salariés Dans les entreprises de 100 à 199 salariés, elles ont baissé de 16,7% . Mais ces chiffres ne veulent pas dire que les grandes entreprises ne sont pas touchées par la mauvaise conjoncture actuelle.
Alors, comment expliquer que les grandes entreprises restent à flot ?
Les acteurs ont tendance à repousser les problèmes dans l’attente d’un rebond, plutôt qu’à les résoudre. D’une part, elles recourent quasi-systématiquement aux procédures amiables, entrées en vigueur en 2005, qui permettent d’éviter la disparition de l’entreprise : mandat ad hoc et conciliation. Ainsi, le recours à la procédure de conciliation a augmenté de 200% entre 2006 et 2007.
D’autre part, les entreprises préfèrent stocker. C’est le cas notamment des grands promoteurs immobiliers, qui souffrent de la chute des ventes de logements neufs, mais qui réussissent à se maintenir.
Enfin, on a assisté ces dernières années à un surfinancement d’acquisitions par emprunt (LBO).
Pour l’instant, de nombreux arrangements sont négociés avec les banques pour étaler les dettes issues des LBO, en espérant que la rentabilité des entreprises acquises s’améliore. Mais la déception risque d’être grande car les difficultés actuelles des entreprises sont durables. On peut s’attendre, à moyen terme, à d’importantes défaillances.
Les banques continuent-elles de financer les entreprises en difficultés ?
Elles sont de plus en plus réticentes. Car victimes d’un manque de liquidités et restreintes par les normes Bâle II qui leur imposent d’affecter un surcroît de fonds propres pour prêter aux entreprises en difficulté. Alors que traditionnellement, les grandes entreprises négociaient avec les banquiers pour étaler ou réduire leur dette, elles font maintenant de plus en plus appel à des acteurs issus du marché secondaire (hedge funds, fonds d’investissement…). En leur offrant des parts de capital, elles récupèrent plus rapidement des fonds. L’intervention de ces nouveaux acteurs est aussi tout à l’avantage des banques qui limitent leurs risques en les reportant sur ces financiers non bancaires.

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Bonjour à toutes et à tous. Mettre la charrue AVANT les boeufs ne pouvait mener l'Europe que là où elle s'est mise. La France dans les années 80 fait un choix mortifère pour son industrie, donc son économie. Entre les 35 heures payées 40 et un taux de prélèvement sur les salaires de près de 78% (si on y inclus les 5 semaines de congés payés et autres joyeusetés UNIQUES au monde...) Elle ne pouvait que se retrouver exsangue et dépourvue de tout moyen de réaction face à non pas la crise, mais à l'augmentation des coûts des matières premières qu'elle n'a PAS et dont elle a BESOIN. La richesse d'un pays c'est AVANT TOUT sa capacité à produire des choses de qualité en quantité. La gestion et le service ne sont que des dérives ne pouvant exister que si la richesse produite par la PRODUCTION est au rendez vous. Nous l'avons délibérément ignoré, oublié, nous rassurant en inventant une société utopique dite de loisir La sanction sera sans appel. Les rêves ont un prix qu'il va falloir payer cash hélas. Heureusement, notre pays bien qu'en faillite est le PLUS RICHE de toute l'Europe de l'Ouest. Notre agriculture nous sauve un peu, mais qu'il sera dur de permettre aux banlieues de toutes nos grandes métropoles d'avoir enfin un VRAI travail ! Ce ne sont pas des tours de prestige qu'il faut à Paris mais des USINES dans toute sa périphérie, sinon, POLICIERS et CRS seront les seuls métiers d'avenir... Bien y réfléchir.
Je me demande ou vat on aller, en plus le pétrole atteindra les 200E pour la fin de l'année,ceci bien sur ce répercute sur les factures, en plus, nous, association loi 1901, on ne récupère pas la TVA. Il faut aimer ce que l'on fait pour être sur le terrain 14 H par jour dimanche et jours fériés, malgré un certain dégout vu la conjoncture actuelle.