Le chef de l’Etat a convoqué mercredi les partenaires sociaux pour définir le calendrier de la réforme de la protection sociale. En ligne de mire, Nicolas Sarkozy revendique un nouvel équilibre entre Sécurité sociale et assurances privées.
Le chef de l’Etat aime les agendas. Mercredi, Nicolas Sarkozy a convoqué les partenaires sociaux à l’Elysée pour arrêter avec eux le calendrier et la méthode des réformes de la protection sociale à venir. En décembre dernier, les chefs de file patronaux et syndicaux avaient déjà pris le chemin de la présidence de la République pour définir « l’agenda » de la réforme du marché du travail.
Nicolas Sarkozy a saisi l’opportunité de cette rencontre, mercredi, pour se livrer à quelques annonces. Il a ainsi promis le versement d’une prime de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, au second trimestre. Ce versement est « à valoir » sur les 5% de revalorisation déjà annoncés par son premier ministre, et dont le financement suscite des interrogations.
Aux partenaires sociaux, Nicolas Sarkozy a fait part de son « ambition de mettre en place le cinquième risque de protection sociale en 2009 » : la dépendance des personnes âgées et handicapées. Cette couverture s’ajouterait aux quatre autres risques pris en charge par la Sécurité sociale : la maladie, la famille, la vieillesse et les accidents du travail. Selon le chef de l’Etat, il s’agit de « répondre aux défis du vieillissement de la population ».
La dépendance était justement un des quatre thèmes de la rencontre de mercredi. Les trois autres portaient sur les retraites, la santé et l’assurance maladie, la famille.
Au sujet des retraites, 2008 est l’année du second volet de la réforme Fillon de 2003 qui a aligné la durée de cotisation des fonctionnaires sur celle du privé, à 40 ans. Après la réforme des régimes spéciaux, le gouvernement entend allonger la durée de cotisation à 41 ans, afin de « garantir la pérennité financière » du système par répartition. Un « casus belli », a réaffirmé le leader de FO Jean-Claude Mailly, à son arrivée à l’Elysée, mercredi. La CGT est sur la même longueur d’ondes.
Concernant la santé et l’assurance maladie, les Etats généraux de l’organisation des soins, programmés vendredi 8 février, permettront de défricher le terrain plus en profondeur. Il sera notamment question de la création d’agences régionales de santé, de la restructuration de l’hôpital ou de la répartition géographique des médecins, afin d’éviter les « déserts médicaux ». Le chef de l’Etat a également appelé à « des mesures opérationnelles », entre autres sur la « régulation des dépassements d’honoraires ».
Au chapitre de la famille, l’essentiel de la réforme préconisée par Nicolas Sarkozy consiste à mettre en œuvre un droit opposable à la garde d’enfants. Elle suppose donc de développer les dispositifs de garde.
« Trop de réformes nuit à la réforme », s’est inquiété le leader de la CFDT, François Chérèque, au sortir de la rencontre. Le calendrier prévu par Nicolas Sarkozy est en effet chargé : le texte sur le second volet de la réforme des retraites devra être soumis au Parlement ce printemps, tout comme celui sur l’assurance maladie. En septembre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 devra traduire le nouvel équilibre souhaité par le chef de l’Etat, entre ce qui relève de la Sécurité sociale et ce qui relève des mutuelles et des assurances.
Cette question du financement est l’aspect de la réforme qui pourrait se révéler le plus épineux. Nicolas Sarkozy entend renforcer la place des complémentaires santé (assurances, mutuelles, instituts de prévoyance), dans ce qu’il prend soin de nommer « protection » et non « sécurité sociale ». Lors de son « discours social », le 18 septembre dernier, il avait préparé le terrain, interrogeant : « qu’est ce qui doit être financé par la solidarité nationale, qu’est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? ».
La redéfinition du « panier de soins » pris en charge par le régime obligatoire pourrait bien voir le coût d’un certain nombre de soins transféré vers les mutuelles : par exemple, les soins conservateurs dentaires, les audioprothèses, l’optique, l’homéopathie, la kinésithérapie. L’idée d’un ticket modérateur concernant les affections longue durée (ALD) est également à l’étude. Car le chef de l’Etat souhaite impliquer davantage les complémentaires santé dans la régulation des dépenses. Tout au moins pour les assurés qui en disposent.

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Et si, au lieu de mettre la main à la poche, nous mettions les pieds dans la rue ? Mais pour de bon, pouvoir à nous et à personne d'autre ? Si au lieu que les patrons pilotent Sarko et sa clique, nous pilotions, nous, les élus et les patrons? Les seuls 5 milliards € de la SG, ça en fait des jolies petites maisons, non ? 668 millions € par an pendant 4 ans pour le foot, ça en fait encore des petites maisons... Mais nous saigner encore et toujours, là, ça n'en fait plus. Alors, on choisit quoi ???
Combien rapporterait la fiscalisation des allocations familiales et logement? En fait ceci couterait peu ou rien au 50% des français en dessous du revenu médian et n'empêcherait pas les autres defaire des enfants ou de les envoyer dans les grandes écoles en se faisant payer la moitié du loyer de leur studio hors IRPP!
Nous en avons assez de taxes et autres ponctions sur notre argent et nous sommes vraiment ecoeurés de voir que l on fasse encore appel a nos porte-feuilles pour payer l incurie des gouvernements précédents et s il on transmet sur les mutuelles les dépenses de sante qui c est ceux qui pourront payer ce sont les riches et les autres ne pouvant pas se payer une mutuelle ou une assurance feront quoi c est du racket pur et simple et je vous dis ATTENTION LA REVOLTE GRONDE ET VOUS SAVEZ TOUJOURS COMMENT CELA FINI NOUS SOMMES PRESQUE 1789.
Le chef d'orchestre de ces réformes n'est pas Mr Sarkozy, le "Président de la République" n'est qu'un exécutant d'une politique définie depuis fort longtemps par Mr Bébéar qui souhaite la fin de la sécurité sociale au profit des assurances privées.
Si une partie des dépenses de la Sécurité Sociale est transfèrée vers les mutuelles et les complémentaires santé, qui va payer ? : nous. Chacun sait pourtant que le premier débiteur de la Sécurité Sociale est l'état lui même, qui creuse encore plus le fameux "trou" avec les remises de cotisations sociales accordées à des entreprises qui dégagent de gros bénéfices. Bien entendu, il vaut mieux mettre à contribution l'ensemble des français que les grands patrons et leurs actionnaires (ils offrent de si beaux voyages à Mr Sarkozy). En attendant une meilleure justice sociale, préparons nous à mettre encore la main à la poche.