Un système économique peut engendrer certaines inégalités, mais il ne saurait survivre à une réputation de cupidité ou de malhonnêteté.
Jusqu'à présent on s'était accommodé à l'idée que l'économie et la moralité puissent faire chambre à part. Après tout, elles n'avaient pas grand-chose en commun et cohabitaient, sur le mode « vices privés, vertus publiques », sans grand tapage. Vint le temps des scandales. Ceux d'Enron, des stock-options indécentes, des pertes abyssales de la Société générale... Du coup chacun appelle d'urgence à un resserrement des liens au sein de ce couple improbable.
A force de ne pas écouter notre conscience, elle finit par ne plus rien nous dire du tout. A l'instar de ces patrons surpayés et flamboyants qui, hier, n'ont pas vu monter l'indignation et la colère de leurs actionnaires, des banquiers découvrent aujourd'hui, effarés, les dégâts considérables que leur course au profit a causés à l'image de la profession. Et comment ne pas s'émouvoir de ces milliards d'euros engloutis par un même établissement lors d'aventureuses opérations de trading et de spéculation sur le marché des subprimes ? Une gabegie dont le montant, pour fixer les idées, est trois fois supérieur au budget annuel de l'aide distribuée au niveau planétaire par l'Unicef...
Bien sûr, il n'est pas question de faire chorus avec les antilibéraux prompts à conspuer « l'argent qui pourrit ». Chacun sait que le profit reste le moteur de la machine économique et que le capitalisme n'a pas pour vocation d'être vertueux. « Nous préférerions tous que l'économie soit morale et que la morale soit rentable. Ce serait tellement plus commode ! Ce serait tellement plus agréable ! » s'exclame le philosophe André Comte-Sponville dans son ouvrage Le capitalisme est-il moral ? (Albin Michel). Pas question non plus de sous- estimer la pression croissante de la concurrence entre établissements dans le système bancaire mondial. « Il faut être extrêmement courageux dans la finance actuelle pour ne pas prendre un risque qui peut vous rapporter de l'argent », plaidait à Davos James Dimon, le boss de la banque américaine JPMorgan Chase. Certes, mais doit-on pour autant se résigner à ce que, faute d'un minimum de règles et d'éthique, le marché de la finance internationale ressemble un jour à un Far West où les chasseurs de primes feraient la loi ? Car si le libéralisme peut se voir reprocher de favoriser certaines inégalités, une réputation sulfureuse de cupidité et de malhonnêteté pourrait lui être fatale. L'aventurisme de certains money makers, souvent égarés dans le virtuel, et le discrédit qu'ils suscitent pourraient finir par contaminer l'économie réelle, surtout dans ce monde fondé sur l'endettement, où la confiance est primordiale. Qu'adviendrait-il si nos PME ne parvenaient plus à emprunter, si les grandes entreprises françaises, peinant à trouver des capitaux nationaux pour se développer, devenaient la proie des fonds souverains ? Un retour au protectionnisme pour se prémunir des convoitises étrangères serait tout aussi dommageable.
Indispensable carburant de la machine économique, le capitalisme financier ne mérite sans doute pas d'être ainsi diabolisé par les politiques de tous bords. Mais, après les graves dérapages que l'on sait, un sérieux examen de conscience, voire un passage par la case purgatoire, apparaît salutaire. « Nous sommes du côté des anges », assurait benoîtement un jour au magazine Business Week un grand manager américain. Il était le directeur général d'une entreprise nommée... Enron.


Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
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Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
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Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.
Je crois que ce système est moral. Il se base sur l'idée que ce qui rapporte de l'argent est bien et ce qui en coûte est mal. C'est une idée séparant clairement le bien et le mal. Par conséquent c'est une morale. Elle est simple, claire, facile a comprendre, autorise toutes les quantifications désirées, permet la concurrence, soutient la promotion personnelle. C'est aussi la raison de mon refus de ce système. Cette morale efficace transforme toutes les relations humaines en conflits, tous les humains en matières premières ou coûts.