Les syndicats de l’établissement public redoutent que son nouveau plan stratégique sur 10 ans ne se traduisent par 1000 suppressions d’emplois.
90% des centres météo étaient en grève vendredi matin, selon le SPASMET-Solidaires, premier syndicat à Météo-France. Trois syndicats y ont appelé à une grève de 48 heures jusqu'à samedi, pour protester contre les réductions d'effectifs et les fermetures de centres programmées sur 10 ans.
La direction, elle, a comptabilisé dans la nuit 52% de grévistes, puis 36,1% dans la matinée.
Météo France, où travaillent environ 3.600 personnes réparties sur plusieurs sites, notamment à Toulouse et Paris, est un établissement public administratif (depuis 1994) sous la tutelle du ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables.
Depuis la fin 2006, il fait l’objet d’« un nouveau plan stratégique » lancé par la direction. Elle espère définir les orientations de Météo France à 10 ans, « pour continuer à améliorer nos prestations et rester un service compétitif au plan international ». Ce plan prévoit « la suppression de 1.000 emplois sur les 3.600 actuels » et « la fermeture de la moitié des centres météorologiques » dans les dix prochaines années, s’alarment les syndicats.
Sur la centaine de centres existant actuellement, seule une quarantaine serait maintenue, croit savoir Yannick Mur, délégué du SPASMET-Solidaires. Pour le syndicat, « le gouvernement brade Météo-France », en contradiction « avec la volonté politique affichée d'une écologie et d'un développement durable exemplaires ».
Selon le secrétaire général de Météo-France, Serge Duval, ce plan, « basé sur l'évolution de nos moyens techniques et de nos métiers » se traduirait par « un resserrement du dispositif territorial et une réduction des effectifs ». Mais « aucun chiffre n'est arrêté à ce jour, ni sur le nombre de centres, ni sur sur les effectifs », observe-t-il.
Des perturbations sont prévisibles « sur les bulletins d'alerte pour le BTP, l'agriculture ou la marine, les bulletins d'alerte aux avalanches, les soutiens aux préfectures en cas de problèmes météorologiques, ou les prévisions aux aéroports », a expliqué Yannick Mur.

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Le 1er distributeur au monde de produits électroniques a bouclé un accord à quelque 2 milliards de dollars avec le vendeur britannique de téléphones portables Carphone Warehouse. Une manière pour l'américain de s'ouvrir les portes du colossal marché européen.
Une « escroquerie en très forte progression », selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Sanofi-Aventis, qui avait vu le brevet du Plavix, l'un de ses médicaments vedettes, brièvement menacé par la concurrence d'un générique aux États-Unis il y a moins de deux ans, est aujourd'hui exposé à la même menace sur le marché européen.
Trop de séries et films américains, pas assez d'œuvres françaises et européennes.
Airbus va prendre des mesures d'économies supplémentaires pour financer son futur long-courrier A350. L'avionneur n'exclut pas ainsi d'augmenter le temps de travail dans ses usines. Il pourrait aussi délocaliser massivement, croit savoir Les Echos.
cher SEMBENAT,je ne suis pas un ennemi de la fonction publique ,j'ai été 40,5 ans fonctionnaire...je m'y connais donc un peu en matière de gestion du personnel;ainsi qu'en je parle de surnombres que l'on met parfois plus de 10 ans à résorber,je l'ai vécu !les compensations et surcompensations pour "astreinte",je connais !me parler des enseignants ,c'est tout autre chose qui n'a rien à voir avec la réforme de Météo-France qui est liée à des évolutions technologiques et à une organisation du travail plus rationnelle donc plus efficace et je vous le confirme :je n'ai jamais supporté que l'on me dise que "les fonctionnaires ne font rien" ,je crois avoir donné,comme beaucoup d'autres,heureusement,le meilleur de moi-même durant toute ma carrière ...de 40,5 années !!!Bon courage et bien cordialement.
Des réductions bien plus drastiques (en nombre de postes et en délais) ont été faites dans bien des pays voisins. La formidable montée en puissance de la capacité de calcul justifie cette réforme. Il y a besoin de fonctionnaires, c'est évident, mais des redistributions sont indispensables compte tenu du progrès énorme des technologies et des besoins criants dans certains secteurs (santé, social...).
Travaillant à Météo France, je ne peux que contesterl'opinion de janus Le surnombre dans la fonction publique, je demande des exemples ( demander aux enseignants par exemple )Quant à la météo , nous sommes nombreux à travailler en horaires permanents (24/24h) ou semi-permanents sans réelle compensation ( heure de nuit payée 1€ !)N'oublions pas qu'une étude officielle précise qu'1€ investi dans la météo, en fait économiser 7.Quand lors d'une situation météo crtique, une seule personne géréra l'assistance à plusieurs départements, vous serez certainement parmi les premiers à critiquer que cette gestion donnera pas satisfaction. Je crois qu'avant de critiquer, il faut se renseigner pour appréhender tous les problèmes et cela n'a rien à voir avec le corporatisme.
Je n'aime pas ces menaces non déguisées sur le fonctionnement des services publics. Regardons les choses en face : - La météo observe la planète entière. Masses d'air et masses d'eau. C'est un service mondialisé. Dans l'Europe des 27 on a 27 services météo. Si météo France est en grève, il suffit d'aller voir la BBC par exemple ou Arte. Alors une coopération internationale n'a rien d'impossible. Elle peut même être recommandée. - Face à un véritable défi économique qu'est la raréfaction du pétrole, face à un défi écologique prioritaire qu'est le réchauffement climatique, la seule solution est bien la réduction du nombre de sites qui a pour conséquence la réduction des transports inter sites. Réduction des frais de fonctionnement aussi,mais c'est presque une conséquence. - Un plan à dix ans apparaît intelligent puisqu'il réduit toutes les implications sociales. Il faudra bien comprendre que face à une situation politique, écologique, internationale, en pleine évolution permanente, on ne peut plus se suffire de défendre des postes dans un combat syndical suicidaire et complètement dépassé. Météo France existera toujours. Un plan à dix , c'est pas la mer à boire. La planète n'est pas ego centrée sur Météo France. - Enfin, face à certains besoins militaires ou humanitaires, le renforcement d'une capacité météo projetable doit être étudié. Certains de ces postes pourraient alors être simplement transférés ailleurs. Toujours pour la météo.
Voilà typiquement le mode de réaction syndical "primaire" sinon "primitif"...corporatiste bien sûr ,"touche pas à mes emplois" même s'il est prouvé que l'on peut obtenir de meilleurs résultats avec moins de moyens !!!Là, on ne se pose pas la question de l'utilisation optimale des impôts payés par les citoyens...d'autant plus , répétons-le, qu'il ne s'agit pas de licenciement mais de suppression d'emplois avec le cas échéant ,maintien de "surnombres" concept bien connu dans la fonction publique...