Face à la crise du crédit, les appels à plus de « transparence et de régulation » des marchés financiers se sont multipliés. Pour l'économiste Nicolas Véron, c'est la supervision bancaire qui est défaillante. Entretien.
Ils se sont passés le mot. Mardi, la ministre de l'économie Christine Lagarde a revendiqué « une totale concordance » avec son homologue américain Henri Paulson, sur la nécessité de « mieux réguler l'analyse, la gouvernance et la transparence sur les marchés financiers », toujours perturbés par les conséquences de la crise du « subprime ». « La transparence est très importante » a renchéri le secrétaire américain au trésor. Ce dernier a affirmé que son administration gardait un œil attentif sur la gestion des fonds spéculatifs.
Cette question est devenue un nouveau cheval de bataille pour Nicolas Sarkozy. Lors du sommet du G8 que Berlin a présidé, en juin, Angela Merkel avait plaidé la première pour une meilleure transparence des marchés financiers et tout particulièrement des hedge funds. Mais convaincus des capacités d'autorégulation du secteur, les anglo-saxons s'y était montrés hostiles. Aujourd'hui, la France et l'Allemagne reviennent à la charge. Les deux partenaires devraient lancer une initiative commune à la faveur de la prochaine réunion du G7 finances, en octobre, à Washington.
Le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, a de semblables préoccupations. « Les événements actuels soulignent la nécessité d'une plus grande surveillance du secteur financier par les autorités de régulation », a-t-il affirmé la semaine dernière. Car la crise actuelle montre, selon lui, la « nécessité de « rétablir la confiance ». Et « l'une des raisons pour lesquelles il y a un manque de confiance est qu'il n'y a pas assez de transparence », a-t-il fait valoir.
Mais qui mieux surveiller? Les hedge funds, comme Angela Merkel souhaite le faire? Les Allemands s'inquiétent surtout de l'opacité d'investisseurs susceptibles de prendre le contrôle de leurs entreprises-clés. Et « si les hedge funds constituent le point focal des marchés financiers en Allemagne, c'est que l'un d'eux a failli provoquer un changement de direction à a tête de la Deutsche Börse », rappelle Nicolas Véron, économiste associé au centre de réflexion européen Bruegel. Or, selon lui, « la réalité de la crise actuelle est que les hedge funds, même s'ils y ont perdu beaucoup d'argent, n'en sont en aucun cas les principaux responsables ».
Autre acteur incriminé, les agences de notations. On leur reproche leur laxisme dans l'évaluation des produits financiers à base de dérivés de crédits à risque, les maudits « subprimes ». Leurs oreilles ont dû siffler lors de la réunion de l'Eurogroupe à Porto ce week-end. Les ministres des finances de la zone monétaire se sont promis « d'examiner de plus près leur rôle », à l'occasion du rapport sur « la gestion des risques en matière financière » qu'ils ont commandé. Le faible nombre de ces agences, et plus encore, les possibles conflits d'intérêts entre leurs différentes activités sont en cause. Car via leurs conseils aux banques, elles participent à la constitution des produits financiers qu'elles sont par ailleurs chargées d'évaluer.
Enfin se pose le problème du rôle des banques. La question d'une autorité de supervision, l'équivalent d'une commission bancaire, à l'échelle européenne a été évoquée à Porto. Toutefois, le commissaire au marché intérieur Charlie Mc Creevy a estimé : « nous n'en sommes pas là pour l'instant ». Certains des Etats membres n'y sont toujours pas favorables. « Mais nous essayons depuis plusieurs années de renforcer la surveillance au niveau européen et les choses avancent bien », a-t-il assuré.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.
La surveillance des banques passent, comme je l'ai écrit en 2.003 dans mon livre MANIFESTE POUR UN SOCIALO CAPITALISME, par l'intégration dans les conseils de directions de toutes les entreprises de membres externes appartenant à la COB.
Les professionnels (banques ou autres établissements) ont agi depuis longtemps pour qu'il n'y ai pas de "transparence" ; en effet ils extorquent 15 % de rendement aux entreprises et reversent 4 %. où va la différence ? Pas seulement dans les émoluments des agences de notation qui, finaudes, se font payer par les deux côtés. Merci les bonus.