L'ancien premier ministre était de passage à l'Université de Montréal pour une conférence sur les premières leçons de la crise financière et économique. Compte-rendu.
Lionel Jospin était de passage lundi 20 avril à l'Université de Montréal pour prononcer une conférence sur les premières leçons de la crise financière et économique. Très au fait de certaines particularités québécoises, l'ex-premier ministre, a réussi à faire rire son auditoire en plaisantant avec son hôte, le directeur du centre du Cérium, Jean François Lisée. Les propos de "l'austère qui se marre" sur la crise étaient en revanche nettement moins fun. Compte rendu.
La crise a entraîné une intervention massive des Banques centrales et des Etats qui a permis d'enrayer la panique. Est-ce fini pour autant se demande Lionel Jospin ? « Il faudrait pour cela être certain que le système soit assaini... ce qui n'est pas le cas ». Avec une chute du PIB global de près de trois points et une croissance mondiale en 2009 frôlant le zéro « nous connaissons la plus grave crise économique depuis les années Trente ». A la différence de sa grande devancière cependant, « la crise actuelle est endogène et intrinsèquement liée au mode de fonctionnement du système lui-même. Sortir de cette crise et éviter son renouvellement suppose de modifier celui-ci profondément ».
« Désormais, il faut entreprendre une démarche d'assainissement, de régulation puis de réforme du système monétaire et financier mondial dans son ensemble. » Ce mouvement est-il engagé s'interroge l'ex-Premier Ministre ? « La réponse à cette question dépend, en partie, de l'appréciation que l'on porte sur les conclusions du deuxième sommet économique tenu à Londres le 2 avril dernier. Ma première impression ne concorde pas avec l'enthousiasme officiel ». Paradis fiscaux, fonds spéculatifs, supervision et contrôle du système financier: « les pas en avant accomplis par la réunion de Londres en matière de régulation sont, à mon sens, très insuffisants ».
Aucune attention ne semble avoir été portée à l'écart qui s'est instauré entre la sphère financière et l'économie réelle. « Ne pas pointer ce déséquilibre et ce qui l'alimente: la spéculation, c'est d'une certaine façon s'y résigner, alors qu'il nous menace. ». Le G20aurait également esquivé la question de l'instabilité monétaire. Or, « Non seulement celle-ci est une des sources de la crise financière, mais il n'est guère logique de mener campagne contre les risques du protectionnisme et de ne pas se prémunir contre les manipulations des taux de change et les dévaluations compétitives ». Enfin, face au sentiment d'injustice général, la leçon du partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits n'a selon lui, guère été tirée jusqu'ici. « Un mode de fonctionnement économique différent, mieux contrôlé et débouchant sur une meilleure répartition des revenus devra émerger si l'on veut parvenir à un nouvel équilibre économique ».
Générer de nouvelles règles de contrôle dans l'ensemble des activités économiques sont les premières réformes à accomplir. « Car il serait insupportable qu'on ait mobilisé autant d'argent pour porter secours à un secteur, celui de la finance, qui a engendré tant de désordre, pour qu'après coup, tout reprenne comme avant, avec la même avidité, la même irresponsabilité, la même impunité. »

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Monsieur Jospin parle d'or. Je suis en parti d'accord avec lui, mais que diable, pourquoi lorsqu'il occupatit la fonction de 1er ministre et qu'en période de cohabitation il avait plus de pouvoir qu'aucun autre 1er ministre, il n'a pas su, voulu ou eu le courage d'engager les réfromes dont notre pays avait le plus grand besoin... dont celle des retraites par exemple. Il ne sert à rien de donner des leçons quand soi-même on a pas eu le courage de faire ou d'essayer de faire.
Sur le fonds il manque au PS Le prb comme le disait ma fille, Aubry incarne le jospinisme surané et archaique dont les français ne veulent pluis , Ségolène montre chaque jour une certaine fausseté avec ce qu'elle pense incarner, DSK qui se fait désiré mais au fonds est un social démocrate bon tein et la libido un peu forte, les vieux du PS lorgnent vers Sarko et les jeunes qui n'ont jamais fait que des bons mots veullent déjà le pouvoir. Bilan je trouve les verts au moins cohérent et Sarko un moindre mal mais j'ai mal à ma gauche.
http://garydrechou.wordpress.com/2009/04/24/21-avril-les-lecons-de-jospin/ http://www.cerium.ca/Le-nouveau-discours-du-21-avril-de
Lionel Jospin tire les leçons de la crise et ... En 2002 il avait tiré les leçons de la crise de rire des français, il était parti ! Aujourd'hui il peut se racheter : se taire
C'est qui Lionel Jospin ? il est important ?
Poncifs éculés, phrases généralistes que n'importe quel péquin moyen peut dire sans être un spécialiste en économie. Bref du Jospin classique.
toujours aussi arrogant et vu la claque qu'il a pris en 2002, toujours aussi revanchard et aigri
Le texte intégral de la conférence de M. Jospin est maintenant disponible au lien suivant: www.cerium.ca
Je suis d'accord avec jymesnil...mais Jospin n'a pas été réélu et il n'est plus aux affaires. Cela facilite le fait de donner des leçons.
Je suis pas jospiniste mais il porte une appréciation assez réaliste sur cette crise et se livre à des analyses sérieuses...quelle différence avec ses successeurs au PS...
Decidement son commentaire est fade , digne d'un non specialiste en economie. Pas etonnant l'erreur des 35 heures
Bien vu ! C'est quand même autre chose que...