L'Arcep a attribué vendredi les 49 licences Wimax. Trois consortiums industriels sont les gagnants, dont cleui mené par Bolloré qui en obtient 12. France Télécom n'en arrache que deux.
Bolloré Télécom apparaît comme l'un des grands gagnants de l'attribution des licences Wimax, opéré vendredi par l'Arcep, autorité de régulation du secteur, qui en avait réservé deux pour chaque région. Avec Free, qui possède la licence nationale et peut donc opérer partout, le consortium mené par l'industriel se retrouve l'un des mieux placés sur un marché jugé prometteur. Il s'est pour l'occasion associé à une filiale d'Aéroports de Paris et au télédiffuseur Antalis, et a récupéré 12 des 49 licences régionales mises en jeu, parmi lesquelles figurent les plus convoitées : la Bretagne, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, l'Aquitaine et Rhône-Alpes. Deux autres alliances, Maxtel et HDDR, ont remporté respectivement treize et onze licences. Et six des quatorze candidatures posées par des conseils régionaux ont été elles aussi couronnées de succès. En revanche, France Télécom, qui postulait à toutes les licences mises en jeu, n'en a remporté que deux, en Guyane et à Mayotte. L'opérateur historique s'affirmait néanmoins « satisfait » car cela « va permettre de terminer la couverture générale du territoire sans que France Télécom soit obligé d'investir à nouveau ».
Intégrer les 2 à 3% de foyers français qui, trop enclavés, ne peuvent recevoir le haut débit par téléphone est en effet l'un des buts du Wimax, une technologie sans fil un peu similaire au WiFi mais qui permet un débit supérieur sur une distance bien plus longue - quelques dizaines de kilomètres contre quelques centaines de mètres. C'est d'ailleurs l'un des critères qui a prévalu dans l'attribution des licences par l'Arcep, qui a aussi pris en compte l'accroissement de la concurrence et, surtout, les montants proposés par chacun des candidats. L'Arcep a indiqué que l'Etat percevrait cette année un total de 125 millions d'euros, sans dévoiler combien chaque candidat retenu lui verserait exactement. Il recevra ensuite chaque année 1,6 millions d'euros en tout au titre de « la mise à disposition et de l'utilisation des fréquences de boucle locale radio », nécessaires au déploiement du Wimax.

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