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Grèves

Les syndicats prêts à négocier, la base reconduit la grève

Hugo Lattard -  15/11/2007 18:08  - L'Expansion.com 
 
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Les syndicats réclament des précisions sur le calendrier et l’interlocuteur du gouvernement avant de s’asseoir à la table des négociations. Les assemblées générales ont voté la reconduction de la grève à la SNCF et la RATP.

Une grève de cette ampleur est un train qui ne s’arrête pas facilement. Jeudi, l’ensemble des confédérations syndicales avaient rendez-vous à Montreuil, au siège de la CGT. Elles devaient discuter de la conduite à tenir après les « avancées » reconnues par tous la veille, à l'exception notable de Sud-Rail, le deuxième syndicat à la SNCF. Depuis que Nicolas Sarkozy a accédé à la demande de la CGT de voir l’Etat y participer, la perspectives de négociations se précisent. Cependant, peu avant la réunion, le patron de la CGT cheminot Didier le Reste estimait avoir encore « besoin de précisions de la part du gouvernement, notamment sur le contenu et sur le calendrier ». Ce que confirmait le secrétaire général de la CFTC-cheminots. Alain Pottier estimait être « toujours dans le flou en ce qui concerne le fait de connaître qui représentera le gouvernement à cette réunion ».

En attendant, la base reste mobilisée. A la SNCF, les assemblées générales ont voté la reconduction de la grève vendredi. Aux ateliers de maintenance de Paris Nord, un cheminot se justifiait à l’AFP: « on a tous fait nos simulations, avec la decote Sarkozy, même en travaillant deux ans et demi de plus, je perdrai 31% de ma pension ». « Il y a des gens prêts à se faire couper la tête pour garder leur droit », observait un délégué CFTC. « Sud a des rangs qui grossissent et on n’est pas à l’abri de voir gonfler leurs troupes », ajoutait-il. Le trafic restera donc perturbé sur le réseau ferré. A la RATP, une grande majorité des assemblées générales ont également appelé à la poursuite du mouvement. « On peut considérer que la journée de vendredi sera dans les mêmes niveaux d’arrêts de travail », indiquait la CGT RATP.

La mobilisation des étudiants dans « une phase ascendante »

La ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse avait donné rendez-vous jeudi aux organisations étudiantes. Mais selon le président de l'Unef, Bruno Julliard, la rencontre n’a « pas été du tout concluante ». Il a donc appelé à « amplifier la mobilisation », dès lors que « la ministre ne s’est engagée sur aucun des sujets » de revendications, a-t-il fait valoir. Outre l’amendement voire la suppression de la loi instituant l’autonomie des universités, l’Unef réclame des mesures immédiates en faveur du logement étudiant. Selon Bruno Julliard, la mobilisation sur les facs est dans « une phase ascendante ». Jeudi, quarante et un sites universitaires ont été perturbés dont 30 bloqués et trois fermés administrativement. Soit cinq de plus que la veille.

Cependant, la mobilisation a baissé d’un cran, jeudi. « Le taux de grévistes a baissé de 19 points en 24 heures, pour s'établir à 42,8% » en milieu de journée, s’est réjoui Guillaume Pépy, le DG exécutif de la SNCF, soulignant que « cette grève n'est plus majoritaire ». La CGT-Cheminots, elle, faisait état d'un taux de grévistes de 46% contre 64% la veille. Un salarié en grève mercredi expliquait ce matin : « les gens sont très partagés : le problème est de ne pas travailler et de ne pas être payé et de risquer de ne rien avoir au bout ». Même décrue à la RATP où la grève jeudi n’a plus été suivie à 12 heures que par 27,2% des agents, d’après la direction. Contre 44% mercredi, et 58% le 18 octobre. Les syndicats font valoir que les proportions restent tout de même exceptionnelles pour une grève reconductible.

A EDF et GDF, la décrue a été d’autant plus forte, jeudi, que seul la CGT et FO avaient appelé à la reconduction du mouvement. Selon les directions des deux groupes, 2,1% des agents EDF ont cessé le travail et 3,6% des agents de GDF. La veille, la grève, à l'appel des cinq fédérations de l'énergie, avait mobilisé respectivement 36,7% et 37,4% des agents à EDF et GDF. Vendredi doit se tenir une réunion paritaire de la branche des industries électriques et gazières pour négocier la réforme, « sous réserve de la présence effective d'un représentant de l'Etat ». FO et la CFDT ont confirmé leur participation à cette réunion.

 
Commentaires - (3)
Viviane Micaud 17/11/2007 Recommander 0

Pour moi c'est un peu plus compliqué, il y a un troisième acteur : les bénéficiaires des régimes spéciaux et leur intimes convictions. Je les connais j'ai travaillé au milieu d'eux, il y a quelques années. 1) Ils considèrent leurs avantages comme un héritage de la lutte de leurs prédécesseurs. C'est un pan de leur identité et abandonner ses avantages acquis de « haute lutte » est une trahison à ce qui fait leur fierté. Nous sommes dans l'affectif, pas dans la raison. 2) Ils n'ont pas conscience de la réalité du niveau de vie moyen en France. Globalement, les populations qui ont des moyens de pressions sur le gouvernement ont des salaires 30% à 100% plus élevés qu'un métier équivalent dans le privé (niveau de formation, responsabilité, contrainte du métier). Cela n'en fait pas des privilégiés (sauf peut-être les conducteurs de TGV et de RER-RATP), mais bien des avantagés. Ce qui n’empêche pas qu’ils ne peuvent pas se payer tout ce dont ils ont envie. Ce qui n’empêche pas qu'il y ait aussi des très petits métiers, mal payés et mal considérés...Je me rappelle d'un chef de bureau d'Etudes dans les années 1990 qui militait pour la suppression des allocations familiales aux 10% des foyers des plus riches -honteux profiteurs capitalistes- jusqu'à la tentative d'application de la dite loi et qu'il se soit aperçu qu'il faisait partie de ces 10%. 3) Comme ils souhaitent plus d'argent pour vivre et c'est naturel, ils s’autorisent à utiliser les moyens de pression qu'ils ont à leur disposition. "..Je ne vois pas pourquoi je serai solidaire des retraites du secteur privé, on a qu’à faire payer plus cher le service, prendre l’argent qui dort chez les riches et augmenter les impôts pour payer ma retraite." La raison du plus fort. Ils ne sont généralement pas dupes des divers habillages des revendications. Les tristes exemples d’égoïsme patenté de certains dirigeants du secteur privé participent à enlever les derniers scrupules.

doudou 15/11/2007 Recommander 0

pas d accord avec alain je crois qu il n y a pase collusion entre les deux parties il y a un gouvernement qui veut sortir de la mouise ou les socialo-communistes l ont amenée depuis des lustres et des gens de la SNCF RATP et cie qui sont des fénéants et qui ont un poil dans la main la pénébilité a bon dos pour ne rien faire et pour moi le syndicalisme c est vraiment de la roupie de sanssonnet et j en parle en connaiisance de cause.et il faut encore leurs donner mais zut ils en ont déja assez comme cela les privilegiés a la lanterne comme en 1789 mais a l envers..

alain 15/11/2007 Recommander 0

Tout cela c'est du cinéma entre les syndicat et sarko, les cheminots gagneront encore plus et feront semblant de travailler, ils font déja moins de 35h ( 32 h je crois) et toutes les primes de charbon et autres... petit travailleur du privé,vous pouvez pleurer vous travaillerez pour les politiques, fonctionnaires, banquier et étrangers, votre famille viendra après si vous pouvez encore. et puis il faut payer les opac pour les étrangers que les patrons embauchent pas chers mais que l'on devra loyer et nourrir pour le social bien sûr dégout voila le mot de cette france ou je suis en camp de concentration des charges

 
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