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Les syndicats dressent un bilan mitigé des négociations salariales

 11/05/2006 17:41:00  - L'Expansion.com 
 
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D'après le bilan dressé jeudi par le ministère de l'emploi, 80% des branches professionnelles ont conclu un accord sur les bas salaires. Seules 21 branches n'ont pas encore abouti. Les syndicats saluent l'avancée mais la jugent insuffisante pour un meilleur pouvoir d'achat.

Où en sont les revendications sur les négociations salariales dans les entreprises ? Sur les 274 branches professionnelles de plus de 5.000 salariés, 80% sont à jour, selon le bilan présenté jeudi par le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, contre 60% en 2004. Et si l'on prend en compte les négociations prévues cette année, le chiffre s'élève même à 92%. Soit 8,2 millions de salariés concernés. De gros secteurs comme la chimie, dont les négociations étaient bloquées depuis des années, ont conclu un accord. Seules 21 branches ont encore des minima inférieurs au smic. En décembre, elles étaient 44 dans ce cas. Dans les faits, aucun salarié de ces secteurs n'était payé en dessous du smic, mais cela contribuait à tirer l'ensemble des salaires vers le bas.  

Selon le bilan, plus de deux tiers des 21 branches sont en cours de négociations, avec la médiation des pouvoirs publics. Il s'agit notamment des secteurs immobilier, habillement, grands magasins et fabrication d'ameublement, la papeterie, ou l'édition. Pour le secteur des hôtels-cafés-restaurants, qui représente plus de 400.000 salariés, une négociation est "programmée", selon le ministère. Sa grille salariale, datée de 1997, est toujours libellée en francs. Gérard Larcher a affirmé par ailleurs que dorénavant, les accords de salaires seront des préalables aux accords d'intéressement signés par les entreprises, dans le cadre du futur projet de loi sur la participation et l'actionnariat salarié.

Pour les syndicats, dont le pouvoir d'achat avait été le mot d'ordre des manifestation du printemps et de l'automne 2005, c'est un bilan mitigé. « Il y a eu un gros travail de fait, c'est évident. Mais réajuster les seuls premiers niveaux de salaires, ça contribue à tasser les grilles, et de plus en plus de salariés deviennent des smicards » estime Remy Jouan, de la CFDT. « C'est du bon travail, mais ça ne suffit pas. Dès la prochaine hausse de smic en juillet, de nombreuses branches vont à nouveau devenir non-conformes », relève de son côté Michèle Biaggi de FO. Pour la CFTC, le but – donner plus de pouvoir d'achat – n'est pas satteint. Un avis partagé par la CGT «  Le gouvernement s'est contenté d'une exigence de simple mise en conformité avec avec la loi ( …) Les salariés n'ont pas vu un centime de plus sur leur feuille de paie»  

 
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