
Pour Jean Pierre Favennec, Directeur expert de l'Institut Français du Pétrole (IFP), le monde doit non seulement investir massivement dans la production de pétrole mais également développer de nouveaux modèles économiques.
Les risques d'un nouveau choc pétrolier sont en effet bien réels. Avant la crise et l'entrée en récession d'une bonne partie de la planète, le marché était tout juste équilibré, ce qui signifiait que l'offre parvenait tout juste à satisfaire la demande. Or la crise de financements, l'effondrement des prix et la récession ont poussé les compagnies pétrolières à annuler certains projets d'investissements. D'autres ont été repoussés le temps que les compagnies renégocient avec les sociétés de service ou d'ingénierie des tarifs nettement en baisse. Le résultat, c'est que la baisse des projets d'investissement pourrait atteindre peut être 30% cette année. Cela signifie que lorsque la demande va repartir, le marché pétrolier va buter sur des contraintes de production.
Avant la crise, la production mondiale de pétrole était de l'ordre de 85 millions de barils par jour (Mb/j) . Or, si les réserves de pétrole sont encore très importantes, il est probable que la production ne dépassera pas beaucoup 95 ou 100 Mb/j, essentiellement pour des raisons politiques : les grands pays producteurs où les réserves sont concentrées n'ont pas intérêt à accroître massivement leurs capacités de production, même si, jusqu'à présent, ils ont fait en sorte que le marché mondial soit bien approvisionné. Des perspectives d'accroissement de la production existent aussi du côté des liquides associés au gaz naturel et des pétroles "non conventionnels" (sables asphaltiques du Canada et pétrole extra lourd du Venezuela) mais leur production n'est pas du même ordre de grandeur que celle du pétrole conventionnel. La reprise économique – si elle se confirme - devrait entraîner de nouvelles tensions sur les prix. Les grands fonds d'investissement vont également alimenter cette hausse en prenant des positions spéculatives. Nous allons entrer durablement dans un monde de pétrole – et de façon plus globale d'énergie – très cher.
Il y a une petite équation qui fait froid dans le dos. Si on n'investit pas massivement d'ici 20 ans, la production de pétrole conventionnel va tomber à un niveau faible car les gisements s'épuisent rapidement et il faut non seulement construire des capacités nouvelles pour faire face à l'accroissement de la demande mais construire des capacités pour remplacer celles des gisements qui s'épuisent. Ce sont des capacités équivalant à plusieurs dizaines de millions de barils par jour qu'il faudra construire, disons, dans les 20 prochaines années! Les pétroles non conventionnels n'ont pas ce potentiel. A l'horizon de 5 à 10 ans, dans le meilleur des cas, la production des sables du Canada pourrait atteindre 3 à 4 millions de barils par jour. Celle issue des huiles du Venezuela 2 à 3 millions de b/j. On voit bien que ce ne sera pas suffisant pour faire face aux besoins
Il y aurait – et je parle au conditionnel - entre 50 et 100 milliards de barils sous l'Arctique. Contrairement à ce que l'on peut penser, ce n'est pas un eldorado et encore moins la nouvelle Arabie Saoudite. C'est une petite mer du Nord ! Même en tenant compte du potentiel de développement de cette région du monde, le compte n'y est toujours pas. En imaginant que d'ici 20 ans, la Chine parvienne à avoir le taux d'équipement en voiture de l'Occident, elle consommerait alors l'équivalent de la production actuelle de pétrole. C'est tellement énorme que çà en devient stupide ! Il va donc falloir trouver des solutions et développer de nouveaux modèles économiques. Ce qui veut dire énormément d'économies d'énergies et un changement profond de comportement pour, nous, consommateurs occidentaux. On peut imaginer que l'utilisation du pétrole soit strictement réservé aux transports (soit environ la moitié des utilisations actuelles), ce qui permettait de repousser dans le temps le problème.

Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
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Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
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Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.
excellent article de synthése, comme on aimerait en lire plus souvent.
Laissez-moi rêver Mr l'expert....... Dans 20 ans les derniéres voitures à pétrole consommeront 1l/1OOKm......Nos éclairages intérieurs et extérieurs seront alimentés communement grâce à notre bon vieux soleil. Notre confort d'habitat sera de même. Un génie de l'urbanisation utilisera l'axe des autoroutes pour faire circuler des mini-tramway bi-énergie propres. On utilisera nos riviéres et nos mers pour des déssertes côtiéres pratiques aux transports urbains. On peut imaginer des énergies peu onéreuses et propres. Le vent fournira bien plus d'énergie que la demande grâce à de nouvelle centrale révolutionnaire. Les marées et les vagues et les courants apporteront leurs contributions à la fabrication de l'énergie propre. Les grands groupes pétroliers auront abandonnés depuis fort longtemps l'idée d'exploiter l'Arctique ,investissant dans le nouvel Eldorado D'ailleurs tout le monde en sourit tant cette idée paraissait désuéte. On aura évité le choc pétrolier mais cela n'aura pas été Facile
Après une crise telle que nous l avons connue il et évident qu elle ne va pas finir tout de suite mais dès qu elle sera terminée il aussi évident que cela va entrainer plusieurs problémes dont celui du pétrole car je pense que les pays producteurs de pétrole vont vite vouloir reprendre du poil de la bete et faire en sorte d augmenter leurs prix tout en faisant moins de barils aussi je crois que nous ne sommes pas encore sortis de l auberge et que nous devons nous attendre de tous les cotés a une austérité grandissante et que d autre part il est aussi évident que nous ne pourronss pas faire face à cette hausse et que nous allons devoir économiser le plus possible pour faire plaisir a ces "malheureux"producteurs qui eux sont riches à millions.