
Des producteurs français de lait ont appelé jeudi, aux côtés de leurs collègues européens, à une grève pour dénoncer, après plus d'un an de crise dans le secteur, l'effondrement du prix du lait et la dérégulation du marché décidée par Bruxelles.
"J'appelle tous les producteurs français et européens à suspendre leur livraison de lait dès la traite de ce soir", a déclaré jeudi 10 septembre Pascal Massol, président de l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI), membre français de la Fédération des producteurs européens de lait (EMB). Il s'exprimait aux côtés d'autres responsables des organisations membres de l'EMB, qui revendique plus de 100.000 producteurs de lait dans 14 pays européens, devant plusieurs centaines de producteurs de lait venus en bus de toute la France et de pays européens sur l'esplanade des Invalides.
"On est en train de décapiter la production laitière européenne. Je ne peux pas croire que l'Europe n'entende pas notre appel", a ajouté M. Massol. D'autres pays, comme l'Allemagne, les Pays-Bas, ont dit soutenir ce mouvement, ne pouvant officiellement appeler à la grève dans leur pays, en raison de décisions prises par les autorités chargées de la concurrence.
"Nous sommes solidaires des Français", avait auparavant affirmé à l'AFP le président de l'EMB Romual Schaber qui dirige également la Confédération des producteurs laitiers (BDM) allemande. "Nous ne pouvons pas appeler officiellement à la grève mais ce sont les producteurs, que l'on réunit ce soir, qui vont décider s'ils vont faire la grève", a expliqué à l'AFP Erwin Schöpges, président du MIG, organisation belge membre de l'EMB.
Cet appel intervient après l'échec d'une réunion lundi à Bruxelles où les pays européens ont affiché leurs divisions entre les partisans d'une libéralisation du marché et ceux, comme la France et l'Allemagne qui soutiennent une régulation afin d'assurer une stabilité des prix. Les producteurs ont déjà mené plusieurs actions de protestation, parfois violentes, notamment en France et en Allemagne et à Bruxelles, fustigeant la décision européenne de supprimer les quotas de production d'ici 2015, la surproduction étant selon eux à l'origine de l'effondrement des prix.
La grève des producteurs laitiers sera "peu suivie" et "les consommateurs ne comprendront pas qu'on jette notre lait", a estimé jeudi sur BFM Radio Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, premier syndicat agricole français. "Les consommateurs ne comprendront pas qu'on jette notre lait, même si c'est pour mieux se faire entendre", a estimé M. Lemétayer, qui a de nouveau qualifié cette grève "d'aberration".
"On annonce une grève européenne (...), mais on verra très vite qu'elle est loin d'être européenne", a fait valoir le président de la FNSEA. Certains producteurs de lait "notamment au nord de l'Europe considèrent que la libéralisation des marchés (...) est la solution", a-t-il rappelé. "Il faut se préparer à cette sortie des quotas laitiers en essayant de convaincre la Commission de garder des mécanismes de régulation du marché", a-t-il souhaité.
La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), branche de la FNSEA, a signé le 3 juin un accord qui prévoit un prix dans une fourchette de 262 à 280 euros la tonne de lait en France. Cet accord a été très critiqué par les producteurs, y compris par les adhérents à la FNSEA, qui le jugent insuffisant.
"On va commencer ce soir ou demain. Je suis prêt à tenir le temps qu'il faut. On ne nous écoute pas. Tous nos syndicats sont plus politiques qu'autre chose", a affirmé Jean-François Duriel, 31 ans, Fresville (Manche) qui brandissait une pancarte où était écrit "Agriculture libérale, faillite radicale". "Le prix du lait a baissé et les éleveurs ne peuvent pas s'en sortir. Nous, en tant que fournisseur d'aliments du bétail, ne sommes plus payés et c'est toute la profession qui en pâtit", relevait aussi une agricultrice de 26 ans.
Fondée en 2006, l'EMB regroupe des organisations de producteurs en France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Danemark, Irlande, Italie, Luxembourg, Croatie, Autriche, Suisse, Espagne, Suède, Royaume-Uni.


Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.