Social

Les patrons séquestrés ont-ils vraiment raison de porter plainte?

Emilie Lévêque -  17/04/2009 17:32:00 
Fred Passanac
 

En réponse aux blocages d'usines et autres séquestrations, les dirigeants d'entreprises commencent à saisir les tribunaux. L'échec du dialogue social est consommé. Le risque est de voir la situation se dégrader plus encore et s'enfoncer dans la violence.

Blocages d'usines, séquestrations de cadres ou de dirigeants : en ces temps de réductions massives d'effectifs et de fermetures d'usines, la grève ne suffit plus aux salariés pour faire pression sur les négociations salariales. De leur côté, les directions d'entreprises n'hésitent plus à porter le conflit devant les tribunaux. Aucune partie ne peut sortir vainqueur de ce bras de fer. Comment, dès lors, renouer le dialogue et trouver une solution viable pour l'entreprise ?

L'illustration la plus parlante de cette radicalisation des conflits sociaux est celle du constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar, dont les salariés, visés par un plan social, ont séquestré pendant 24 heures cinq cadres dirigeants début avril. Aujourd'hui, ils occupent les locaux et empêchent les cadres de se rendre sur le site.

En réaction, la direction du groupe a assigné en justice jeudi 16 avril neuf salariés, auprès du tribunal de grande instance de Grenoble, pour « entrave à la liberté de travailler », réclamant des astreintes de 1000 euros par infraction. Un deuxième référé, pour « occupation illicite de locaux », est également prévu à l'encontre d'une dizaine de salariés.

Car, explique Me Emmanuel Gayat, du cabinet JDS Avocats, « si la grève est un droit, l'entrave à la liberté du travail est une infraction du code pénal passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende ».

Un recours à la justice encouragé par les dirigeants politiques

En un mois, en raison de la médiatisation des actions « violentes » des salariés et surtout de leur succès pour faire revenir les dirigeants à la table des négociations, la situation s'est envenimée : à la séquestration ou au blocage d'un site, les directions d'entreprises répondent aujourd'hui par un recours au juge.

« Il fallait s'attendre à une riposte du patronat », commente Jean-Marc Le Gall, conseil en stratégies sociales. « Ce recours à la justice a pour objectif d'éviter une remise en cause du droit social déjà très favorable aux salariés, explique Arnaud Marion, PDG de Trans Consult International, société de gestion de crise opérationnelle. Les patrons ne veulent pas donner le droit aux salariés d'entraver l'outil de travail en toute impunité. »

Pour Guy Groux, directeur de recherche du CNRS au CEVIPOF, le tournant est dû à l'encouragement des dirigeants politiques. Henri Guaino, le conseiller spécial de l'Elysée, a ainsi déclaré le 10 avril que dans les affaires de séquestrations de dirigeants d'entreprises, « il appartient aux séquestrés de porter plainte ». Le même jour, Jean-François Roubaud, le président de la CGPME a exhorté les chefs d'entreprise à « ne pas commencer une négociation avec le pistolet sur la tempe » et engagé les personnes concernées à déposer plainte en justice. Message reçu.

« C'est un véritable bras de fer, explique Jean-Marc Le Gall, c'est à celui qui va intimider l'autre. C'est surtout le signe de l'échec du dialogue social. Quand le lien est rompu, il y a une montée en puissance du conflit. » « La judiciarisation est une réponse à la radicalisation des actions des salariés. C'est la conséquence de l'échec du droit de grève et de la représentativité des salariés dans l'entreprise », ajoute Arnaud Marion.

Cette riposte judiciaire des dirigeants peut-elle calmer le jeu ?

Cela a en tout cas fonctionné à Woippy, en Moselle, où les salariés de l'usine FM Logistic ont relâché jeudi 16 avril au soir quatre dirigeants retenus pendant 12 heures pour protester contre les conditions de licenciement de près de 500 personnes. La direction a réussi à retourner la situation en menaçant une quarantaine de salariés de poursuites judiciaires pour séquestration. Les négociations ont repris, mais les salariés menacent de bloquer de nouveau le site si des avancées ne sont pas au rendez-vous.

Mais le risque est cependant que ce type de recours ne jette de l'huile sur le feu et ne dégrade plus encore le climat social, poussant les salariés à des actions plus violentes que les séquestrations comme la destruction de matériel ou des attaques physiques sur les dirigeants.

« Mobiliser la police judiciaire ne mettra pas un coup d'arrêt aux actions violentes des salariés, estime Jean-Marc Le Gall. Je crains au contraire que cela ne fasse qu'empirer les situations. Je pense que ces entreprises qui décident d'aller en justice jouent sur deux tableaux et qu'elles tentent, en coulisses, de renouer le dialogue social. Dans un conflit social, il faut toujours ménager une porte de sortie pour les deux parties. »

La clé est la qualité des relations sociales avant que le fil ne soit rompu. Si les relations étaient correctes, il y a toujours un moyen de renouer le dialogue, seule issue pour trouver une solution viable à l'entreprise. Si les relations sociales étaient inexistantes, la situation restera conflictuelle. Au désavantage des salariés, plus faibles dans l'équilibre du rapport des forces.

 
 
Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires

Suivre le sujet
 

Pour être alerté lors de prochaines publications sur le même sujet, veuillez saisir votre email dans le champs ci-dessous :

Citer dans votre blog
 
Commentaires - (36)
syd 19/9/2009 Recommander 0

quelle serait votre réaction si vous voyez que l'on vous met à la porte du jour au lendemain , bien que cela fasse des années que vous travaillez dans l'entreprise avec peut etre des crédits , des enfants , à quarante ans , tout ça pour garder les bénéfices et s'installer dans un autre pays ou les ouvriers sont payé moins chère , pour faire ENCORE plus de bénéfices ? Et si les charges que l'état demande aux entreprises étaient moins importantes , peut etre que les patrons choisiraient de rester en France...

gilbert13 2/5/2009 Recommander 0

Je trouve normal la réaction des gens prise en otage, de déposer plainte. Le droit de grevé certes, le droit de privée une personne de sa liberté, non, seul la justice à se droit régalien. Ne confondent pas tout.

GuerretPaix 25/4/2009 Recommander 0

Les Patrons et les cadres séquestrés - OUI! ils ont raison de porter Plaintes devant les Tribunaux- C'est une honte pour notre Pays, où il se passe des choses qui ne se passent nulle part ailleurs. - Dans un Monde en "CRISE" la France est en train de s'auto détruire économiquement, car les investisseurs du monde entier vont commencer par retirer leur outil de travail pour ne JAMAIS PLUS y revenir, cela est desormais une cartitude,car voila des années que nos Syndicats,gauchistes, détruisent une à une nos Entreprises - J'en sais personnellement qq.chose -" Nous étions 16000 collaborateurs" d'un "Patron-Paternaliste" c'était le premier Carrosier français, mais 4 grèves meurtrières entre 1975 et 1983, de la bandse des 4, ont fini par la TUER et en raser même les murs des usines de Gennevilliers et d'Asnières. - Des dizaines d'autres ont suivi,depuis.- Continuons ainsi et la France reculera à la queue de l'Europe, où même les clandestins économiques la bouderont.-

Ilana 22/4/2009 Recommander 1

Procédés détestables qui ne réglent rien.Les plaintes des séquestrés sont plus que justifiées.Les étrangers ont du mal à réaliser ce qu'il se passe en France et vont réfléchir à 20 fois avant d'y investir.Bravo les gros bras!

THOR34 21/4/2009 Recommander 0

Les dirigeants sont pour la plus part des employés . Dans tous les cas ,Patron ou pas , on ne peut pas laisser faire ainsi Les choses . Porter Plainte c'est aller devant la Justice . Mais , Y a T'il une Justice ? NON . Les Magistrats ne sont pas toujours compétents Ils apprécient les procédures , disent éventuellement le droit , mais en aucun cas , ils précisent la JUSTICE au sens où les gens l'entendent . Cela fait largement le bonheur des Banquiers , Assureurs , Avocats , Huissiers ect...Par contre , il faut agir trés fermement contre tous les gens qui se permettent des agressions au sens large du terme .

wow 21/4/2009 Recommander 0

çà au moins comme titre ce n'est ni racoleur, ni anti-état de droit. En supposant que l'adage " la presse n'est que le miroir de ceux qui le lisent" ait un sens, je m'inquiéterais. C'est là où Villepin n'a pas tort, il y a quelquechose de révolutionnaire, au moins d'anti-démocratique dans l'air. Foutons nous tous sur la tr.. au moins çà défoule. Bonjour l'invit'... Ceux qui ont des grands écrans LCD vont au moins pas s'ennuyer.

Doudou 21/4/2009 Recommander 0

Je trouve que c'est pas bien ce qu ils font et meme j irai jusqu a dire que les gens sont des mal élevés de rentrer dans les usines ou ailleurs ils doivent etre séverement punis car prendre des gens quels qu il soient en otages c'est un délit et je ne vois pourquoi ils ne seraient pas sanctionnés par la justice.Nous sommes en crise tout le monde doit faire des efforts et pas seulement les patrons car une crise se résoud TOUS ENSEMBLE et non chaqun de son coté.

tiphys 21/4/2009 Recommander 1

C'est , malheureusement , des victoires à la Pyrrhus ! Ces sociètés étrangères pour la plupart ne vont plus investir en France, et pour s'occuper du marché français , elles prèféreront s'installer dans les pays limitrophes , en plus , moins Imposés que nous !

observator 19/4/2009 Recommander 1

Prendre des gens en otages ,quels qu'ils soient, est heureusement un crime, dans un société de liberté que revendiquent pourtant mais dans un seul sens apparemment, des personnes comme ziggy qui se laissent emporter par leur idéologie vieillote. Comme les terroristes les preneurs d'otages ouvrent la porte à une société de violence et de non droit dont ils seront finalement à coup sûr les premières victîmes.L'histoire du monde en est le témoin.

Vouters 18/4/2009 Recommander 1

Comme je l'écrivais en réaction à un autre article (Caterpillar), il me semble qu'on perd tout sens humain, les salariés ne devenant que simples variables d'ajustement au même titre que les machines. Tout ça pour que des actionnaires qui n'ont cure de la pérennité des entreprises et qui exigent le maximum de rentabilité le plus vite possible soient satisfaits. Le monde des entreprises ne me parait plus l'intérêt immédiat d'actionnaires.

c-est-moi 18/4/2009 Recommander 0

Oui larry voter contre un gouvernement (ou un parti) qui fait le dos rond, et qui n'écoute plus que lui.

tetene 18/4/2009 Recommander 2

si chaque fois que la rue utilise la force au mépris de la loi les bons apôtres prêchent le recul de ceux qui en sont les victimes, je crains qu'effectivement le comportement brutal qui privilégie le muscle au cerveau entraine notre pays vers l'anarchie,et les plus grands désordres. Ne laissons pas la France devenir un pays de non-droit, après avoir laissé des zones entières devenir des zones de non-droit.

pierredemille 18/4/2009 Recommander 1

les dirigeants ont eu raison de oporter plainte en justicecontre leur sequestration. cette forme de prise d'tage 'est pas à 'honneur des salaries ils ont toute une panoplied procedure de ecours - inspection du travail - mediateur etc...

les clubs Voltaire 18/4/2009 Recommander 0

55 % Des français se disent favorables aux séquestration des patrons, comment les juges qui se déterminent dans leur jugement et prennent leur décision au nom du peuple français peuvent ils l'ignorer ? c'est l'essence même de la démocratie !....n'est ce pas évident ?... c'est pour ça qu'il faut que le peuple dans ses doléances mentionne en urgence des comités de salut publics ce qui sera plus facile à gérer démocratiquement.... rétablir pour les contrevenants patrons la peine de travaux forcés par exemple....

Ninja 18/4/2009 Recommander 2

On va malheureusement vers la defaite totale des salaries francais. Il reste (peut etre) quelques annees d'acroissement de la dette publique en France, zero annee en Irlande ou en Espagne. Apres ca c'est soit un defaut amenage, soit une baisse volontaire des depenses publiques. Dans tous les cas, disparition complete de l'emploi industriel pour cause de niveau trop eleve du smic est ineluctable. Dans cette perspective les quelques sequestrations sont des accrochages mineurs dans la partie finale d'une deroute industrielle complete. Il n'en reste pas moins que lorsque des emplois industriels seront de nouveau crees en France, ils le seront sur la base d'un salaire competitif au plan mondial soit a peu pres 350 euros. Dialogue social ou non. Dans cette perspective, les sequestrations ne sont qu'un avant gout de d'actions desesperees violentes a venir dont tout le monde sait qu'elles ne changerong pas la realite internationale. Pendant ce temps ca rigole dur en Chine, en Roumanie ou en Coree.

Larry 18/4/2009 Recommander 6

Et les étudiants non grévistes, ont-ils un recours judiciaire vis à vis de bloqueurs de facs ?

pélican 18/4/2009 Recommander 5

les patrons séquestrés ont complètement raison de porter plainte. je peu comprendre le désarroi des personnes licenciés.c'est la porte ouverte a n'importe quoi.partant de ce moment là, ne critiquons pas les jeunes de banlieues mis en marge de la société,qui cassent pour exprimer leur colère.vous voyez cela peut aller très loin .

doudou 18/4/2009 Recommander 3

De tous ces commentaires je vois que les gens restent très majoritairement en faveur d une régulation entre les employeurs et les employés sur les problémes qui les concernent mais je suis très proche de ce que dit lionne06 car s il y a sequestration et chantage il y a la un délit qui doit etre puni car si l on ne puni pas il a toutes les chances que l on aille vers une anarchie qui nous fera perdre beaucoup de commandes et je ne vois pas aucun pays aux alentours faire ce que nous venons de voir a la télévision chaque soir et je suis outré de voir que ces gens s en prennent aux cadres et que personne en haut lieu ne dit rien. J attendai une réaction gouvernementale forte et j attend toujours.

ziggy13 18/4/2009 Recommander 9

la critique est aisée l'art est difficile... les salariés sont acculés et ont compris que dans ce pays pour obtenir un plus il faut revendiquer avec force... la justice svp évitez d'en parler cela dérange... quand au patronat "no comment"... les entreprises débauchent a tour de bras la crise c'est aussi une bonne excuse cela sert les intêrets des actionnaires... et les banques il vaut mieux éviter le sujet... les Francais ne veulent plus désormais être pris pour des demeurés... A bon entendeur salut

philou 18/4/2009 Recommander 3

Une question à psyray : êtes-vous chef d'entreprise ? si les salariés sont mécontents, et ils ont raisons, ils n'ont qu'à racheter leur entreprise ( modèle SCOP ) et devenir maître de leur destin au lieu de râler et pleurnicher.

Ulysse65 17/4/2009 Recommander 4

Chaque intervenant a à la fois tort et raison. Oui, il est illégal d'empêcher quelqu'un de travailler, mais lorsque celui qui en arrive là est lui même sur le point de perdre son travail, quelle loi le protège (lui aussi va être empêché de travailler). Dans certains cas, la colère est mauvaise conseillère, car les patrons ont le couteau sur la gorge. Mais dans de nombreux cas, les licenciements ne sont décidés que pour faire encore plus de bénéfices et l'entreprise se porte bien. Ou bien qu'engrangeant des gros bénéfices, l'entreprise licencie et délocalise sous la pression des actionnaires pour que ceux ci gagnent encore plus d'argent. Dans ces deux derniers cas, qui empêche-t-on de travailler et sont les victimes ? De plus, de quoi le gouvernement se mêle-t-il ? N'a-t-il pas compris qu'en mettant au chômage des collabrateurs qui rapportent de l'argent comme dans les deux derniers cas, il va se retrouver avec des malheureux qui vont perdre leur pouvoir d'achat ? Ce qui va amener une nouvelle baisse de la consommation et péréniser le cycle infernal de nouvelles sociètés en faillite, de licenciements et ainsi de suite. Tout ça (pas dans tous les cas), pour que des patrons doublent ou triplent leurs salaires et le profit des actionnaire.

L.P 17/4/2009 Recommander 1

Je ne savais pas qu'un engagement pris sous la contrainte avait une valeur !!!!Nous assistons à un lynchage !!!! Où en sommes nous rendus ????

did 17/4/2009 Recommander 1

Eh oui ils ont raison, leurs plaintes à eux seront suivies, pas comme celles de tous ceux qu'ils ont spolié pour doper leur bonus. Donc dans la Sarkozye, ils ont raison, de toutes façons en Sarkozye, seuls les riches et puissants ont raison, allez sales pauvres à la niche ou on lâche les chiens.

cdesbt 17/4/2009 Recommander 6

Si la séquestration d'un directeur, d'un PDG permettait de trouver des marchés ou/et de réduire les prix de revient cela se saurait; en fait, nous avons besoin d'un "responsable" à honnir, ce qui ne résous pas le problème. Ces méthodes confortent l'incompréhension entre les salariés et leurs dirigeants qui se transforment en exploités et exploiteurs selon le schéma marxiste de la lutte des classes alors que les éventuelles solutions nécessitent une étroite collaboration de tous les personnels des entreprises. Mais il est tellement facile de juger les "coupables"...

B 69 17/4/2009 Recommander 7

En France que je sache il y a une Loi quoique, à force de légiférer à tour de bras, il y en a toujours une qui contredit l'autre, mais enfin!!! l'Etat doit garantir la liberté des citoyens en particulier celle de se déplacer. C'est à dire que nul ne peut être détenu arbitrairement, Seules les autorités ont le droit de mise en garde à vue ou en détention. Par la même occasion, les piquets de grève sont aussi interdits. Il existe un droit de grève comme un droit du travail et ce dernier est souvent bafoué parfois de manière violente. L'exaspération de certains, voire même le désespoir ne donne pas tous les droits. Dura Lex sed Lex. Sinon, on tombera vite dans l'arbitraire, l'anarchie... Les patrons séquestrés eux, utilisent la Loi qui leur donne le droit de porter plaine pour atteinte à leur liberté, privation de leurs droits et parfois peut être menaces ou violences. A la Justice de règler ce problème. C'est cela la démocratie.

psyray 17/4/2009 Recommander 10

@HONECOLO Les entreprises, en délocalisant massivement alors que le profit est au rendez-vous, ont déja scié la branche sur laquelle ils étaient assis. Car ils appauvrissent les personnes qui seraient susceptibles d'acheter leurs produits en masse. Ces actes ne sont que la réponse du berger à la bergère. @Claude80 Si les syndicats n'étaient pas là, on travaillerai 60h par semaine, aucun congés payés...... Pareil que ci-dessus, ceci n'est que la suite logique du foutage de gueule des entreprises qui délocalisent alors qu'elle font du profit. @papics Le sens moral et la civilité ferait peut-etre mieux d'etre enseigné aux dirigeants des sociétés concernées, qui ne pensent qu'au mot profit, profit, profit.....

Claude 17/4/2009 Recommander 8

La grève est un droit, mais ne donne pas tous les droits. D'autant que les "patrons" sequestrés ne sont souvent que des cadres salariés, "supérieurs" peut-être, mais pas souvent les décideurs. Quand on commence à trouver normal de ne pas respecter la loi (que l'on soit patron, syndicaliste ou simple salarié), c'est la porte ouverte à toutes les dérives, et certaines dérives se teminent très mal : en marée noire pour les pétroliers ou en marée brune pour d'autres !

lionne06 17/4/2009 Recommander 1

séquestration et chantage relèvent du droit commun et des sanctions à la clé : la chienlit çà suffit ! s'adapter ou disparaître le choix est simple et simpliste !

lionne06 17/4/2009 Recommander 4

ras le bol du droit de grève ! la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres ! les patrons de multinationales iront voir ailleurs et ils auront bien raison ! la grève du zèle serait plus opportune ..

Expans 17/4/2009 Recommander 0

A voir ou revoir le film tourné par Marcel Pagnol : Manon des Sources. Et s'attarder sur la scène où les villageois, conseil municipal en tête, débattent sur l'arrêt de la source...

HONECOLO 17/4/2009 Recommander 4

C'est beaucoup plus fgrave que ça. Croyez vous que les entre^prises fermées ou expatriées reviendront en France ? Croyez vous que les candidats à l'implatation ou à la création en France vont s'y installer ? L es salariés sont entrain de scier la branche sur laquelle ils sont assis, parce que ce sont eux en fin de compte qui paieront les pots cassés ...

papics 17/4/2009 Recommander 4

Je ne peux pas cautionner ce que vous dites. Y en a aussi mare que la violence ne soit pas sanctionnée. Je suis d'accord pour que les salariés portent plainte mais pourquoi les syndicats ne s'engagent pas dans cette voie plutôt que de "cautionner" ces actes de violence ? Déjà que je suis à moitié d'accord quand une usine est bloquée par des grévistes, empêchant ceux qui veulent travailler d'entrer, vous imaginez ma réaction en cas de prise d'otage, car c'est bien de cela qu'il s'agit puisque la libération est en contrepartie d'autre chose. Qaunt à la démocratie de Daniel, cela s'appelle l'Anarchie. Et dans certains cas, nous n'en sommes pas loin. Il faut revenir à un peu plus de sens moral et de Civilité avec un grand C.

claude80 17/4/2009 Recommander 4

Bien sur qu il faut porter plainte.Sinon c est la porte ouverte à tous les abus de la part de nos chers syndicats qui ne pensent qu à mettre le foutoir dans ce pays ....demander des indemnités de départ irréalistes..etc..etc.Il ne faudra pas s étonner que plus aucune industrie ne s installe en France. Dernier événement Toyota, bloqué ...dans le Nord.Allez , on parie, dans combien de temps l 'usine ferme et s'installe ailleurs en Europe.Les travailleurs français peuvent remercier ces syndicats qui soi-disant les défendent , mais en fait sont les plus nuisibles de tous!

Vouters 17/4/2009 Recommander 2

Je crois que ces patrons de multinationales qui se croient à l'abri derrièrre leur fric n'ont pas bien compris. Leurs employés peuvent à leur tour porter plainte contre eux pour atteinte à leur intégrité physique et mentale. Si jamais il s'ensuit des suicides consécutifs à des conditions financières dramatiques causant divorces et ruines, les familles pourraient porter plainte à leur tour nommément contre ces individus pour meurtre avec préméditation. Le dialogue de sourds finit toujours par de l'escalade. Le mieux restera toujours de trouver le meilleur compromis acceptable par toutes les parties intéressées.

Titus 17/4/2009 Recommander 4

Comment accepter cette brutalité d'un autre âge mis au goût du jour par des syndicalistes peu scrupuleux et surtout irresponsables et ils sont irresponsables;de plus, "sponsorisés" par certains politiciens moins scrupuleux encore que ces syndicalistes,habitués qu'ils sont à obtenir des privilèges de plus en plus exhorbitants dès qu'ils font des gros yeux.Et tant que ces procédés ne seront pas combattus et mis hors la loi,ces petites frappes et nervis des partis de gauche ne cesseront pas de pratiquer la séquestration comme forme de lutte.Et défions-nous de ne point trop en faire les une des journaux!

DANIEL 74 17/4/2009 Recommander 1

Déposer plainte est une chose, mais c'est le Procureur de la République qui décide de sa validité. Notre pays n'est qu'une juridiction où l'homme n'a plus aucun droit. Certains peuvent manifester, bloquer, casser, porter atteinte à la vie des autres en toute impunité car ils sont intouchables Si la prise d'otage de cadres supérieurs, de ministres ou mieux de conseillers non payeurs ou de faiseurs de pauvres comme certains hauts fonctionnaires et que la police reste stoïque serait un grand pas vers la démocratie ou, enfin, les coupables seraient jugés non par les partenaires associaux car subventionnés mais par ceux qui sont impliqués dans le problème. Il y en a assez de ces technocrates qui savent, peuvent et possèdent tout. L'évolution étant bloquée, la révolution s'impose comme TOUS les droits de l'Homme

 
Déjà membre : vous pouvez commenter l'actualité en direct
Vous n'êtes pas membre, laissez votre commentaire, avec votre pseudo et email. Il apparaîtra après modération.
 
VEILLE STRATÉGIQUE
  • High Tech - 8/2/2010 - L'Expansion.com

    Pourquoi Google s'est offert un spot pendant le Super Bowl

    Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.

  • Entreprises - 8/2/2010 - L'Expansion.com

    Comment réduire le stress des salariés dans les transports?

    Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.

  • Silicon Valley - 8/2/2010 - L'Expansion.com

    Pogoplug met le cloud computing à la portée de tous

    Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.

  • Start-up - 8/2/2010 - L'Expansion.com

    Ijenko utilise l'Internet des objets pour économiser l'énergie

    Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.

  • High Tech - 5/2/2010 - L'Expansion.com

    Pourquoi la publicité sur mobile va vraiment décoller

    Grâce aux smartphones et aux applications iPhone, la publicité sur mobile est enfin parée au décollage. L'efficacité est au rendez-vous et la croissance atteint 30%. Le grand mercato des régies a démarré, le marché se structure à l'aide de standards et d'outils de mesure d'audience.

  • Entreprises - 5/2/2010 - L'Expansion.com

    Le PDG de Toyota peine à convaincre

    Empêtré dans une crise sans précédent, le PDG du premier constructeur mondial, Akio Toyoda, a présenté des excuses publiques et tenté de rassurer les consommateurs américains. Mais critiques et mauvaises nouvelles continuent de s'accumuler pour Toyota.



publicite
librairie en ligne
L'annuaire du pouvoir 2008
 
fermer
 
Inscrivez-vous
Pourquoi devenir membre ?

Devenir membre de la communauté LExpansion.com vous permet d’accéder à un ensemble de services :

  • Commenter les articles en direct
  • Participer aux débats « Pour/contre » et proposer de nouveaux sujets
  • Recevoir, si vous le souhaitez, les newsletters : actu éco, conjoncture hebdo, high-tech ou carrière/management

C’est entièrement gratuit !

 
newsletters et alertes
 
inscrivez vous aux flux rss
 

Avec ces lecteurs:

Ou copiez le lien rss :

connexion
 

Votre adresse email n'est pas correcte

Envoyer par mail
 

Envoyez cette page par email en renseignant les champs suivants

Votre adresse email n'est pas correcte

*Tous les champs sont obligatoires