
L'économiste américain, Prix Nobel 2008, analyse cette crise sans précédent, qui oblige les Etats à tenter de limiter les dégâts dus aux apprentis sorciers de la finance.
Paul Krugman, 55 ans,vient de recevoir le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur les « modèles du commerce et la localisation de l'activité économique ». Néokeynésien, il enseigne à l'université de Princeton, et publie chaque semaine dans le New York Times un commentaire très lu. Adversaire farouche de l'administration Bush et de sa politique économique, il s'est prononcé en faveur du candidat démocrate Barack Obama.
A court terme, il est clair que la situation économique va continuer de se dégrader. Le nouveau président devra donc prendre des mesures pour favoriser la création d'emplois - le chômage est au plus haut depuis cinq ans - et pour contribuer à nous faire sortir de la tempête financière. Mais nous sommes encore à quatre mois de l'installation de la nouvelle administration. Beaucoup de choses, sûrement mauvaises, risquent encore de se produire d'ici là, d'autant que nous sommes entrés dans une période effrayante avec un gouvernement désorienté. La nouvelle équipe ne devra pas perdre un instant, car elle arrivera au milieu de la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression. Le plan Paulson était devenu inévitable, même s'il est choquant que l'argent du contribuable doive venir au secours du système financier. Mais il a été conçu dans la précipitation et la confusion. La lenteur des réactions est due à des a priori idéologiques. Il a été proposé alors que nous étions déjà au bord des abysses. A plus long terme, la nouvelle administration devra s'attaquer à la réforme de notre système de protection sociale. Contrairement à ce que beaucoup croient en Europe, il existe bien un système de sécurité sociale aux Etats-Unis. La majorité des remboursements en matière de santé en proviennent déjà. Mais, si on instaurait une couverture universelle, le système serait plus juste, et il nous coûterait sûrement beaucoup moins cher à long terme. La réforme doit être mise en place progressivement, avec une transition en douceur durant laquelle on conservera un système hybride combinant la nouvelle sécurité sociale et des systèmes d'assurance privés. Il ne faut pas forcer les gens, leur donner l'impression que c'est une décision bureaucratique portant atteinte aux libertés individuelles.
On a voulu, en poussant les gens à acquérir des loge-ments chers, promouvoir une partie de la population au sein de la classe moyenne. Mais cela s'est fait sans qu'on leur en donne les moyens. Beaucoup, à droite, proclamaient que tout le monde allait pouvoir acheter sa maison, alors que ce n'était qu'une illusion. C'est très grave, socialement et politiquement. Car, pour les membres de la classe moyenne, aux Etats-Unis, la maison constitue l'essentiel de leur fortune. Or, à cause de la crise des subprimes, près de 10 millions de personnes ont des dettes dépassant largement la valeur de leurs biens. C'est dramatique pour tous ceux dont la valeur de leur maison représentait toutes leurs économies en vue de la retraite. Beaucoup de revenus moyens sont dans une plus mauvaise situation qu'il y a quelques années.
Dans certains Etats américains, comme la Californie ou la Floride, les prix de l'immobilier étaient si élevés - parfois deux fois plus chers que l'estimation raisonnable - que beaucoup de ceux qui ont acheté il y a trois ou quatre ans, même s'ils avaient des revenus convenables, ont la tête sous l'eau. Tous ces gens risquent aussi de perdre leur maison.
La faillite de Fannie Mae et de Freddie Mac est directement liée à cette situation. Nous sommes bien loin de l'époque où l'ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, pouvait assurer qu'une bulle immobilière était « hautement improbable ». Il existait bien une bulle, elle a éclaté il y a deux ans, et les prix de l'immobilier ont chuté plus vite que lors de la Grande Dépression. Or, quand tout le monde essaie de revendre en même temps, l'effondrement des prix affaiblit encore plus les débiteurs. C'est un cercle vicieux. En juillet 2007, Ben Bernanke, le président de la Fed, estimait que la crise des subprimes coûterait 100 milliards de dollars, puis on a parlé de 500 milliards, et vous voyez ce qu'il en est aujourd'hui.



Après le rappel de 8 millions de véhicules, Toyota vient de procéder à celui de 400.000 voitures hybrides. Une série noire pour le constructeur, qui a pourtant intérêt à jouer la carte de la prudence. L'explication de Bernard Jullien, directeur du Gerpisa.
A quelques jours de l'ouverture du Mobile World Congress, le salon des produits et des technologies mobiles qui se déroulera du 15 au 18 février à Barcelone, Lexpansion.com fait le point sur les grands enjeux auxquels font face les opérateurs mobiles.
Google a diffusé sa première pub TV à grande échelle lors de la grand-messe télévisuelle américaine. C'est la deuxième grande incursion publicitaire de la firme, après une campagne d'affichage remarquée pour son navigateur Chrome. Le moteur de ce revirement stratégique : Microsoft.
Plus stressés, moins performants... Les salariés souffrent de plus en plus des galères dans les transports en commun. L'explication de Jean-Claude Delgènes, président de Technologia et auteur d'un manifeste sur le Stress et le Transport.
Avec Pogoplug, inutile de passer des heures à mettre vos photos et vidéos sur Flickr ou Youtube pour pouvoir les partager avec vos proches et y accéder de n'importe où. Cloud Engines vous propose de créer votre propre "nuage". Et ça marche même depuis un téléphone mobile ou une console de jeux.
Une box connectée au modem ADSL, des capteurs qui transforment les appareils électriques en objets communicants, et le tour est joué. La solution proposée par Ijenko permet de maîtriser en temps réel et à distance la consommation d'énergie dans la maison.
le diagnostic ,on l'avait déjà dans tous les journeaux financiers depuis des semaines .... On attend toujours la prescription d'une solution ou d'un début de solution ....pour en sortir sans trop de casse...