Après avoir perdu près de 10 dollars en 10 jours, les cours du pétrole sont repartis à la hausse lundi, nourrissant la polémique sur le rôle des fonds spéculatifs.
Les prix du pétrole ont joué au yo-yo lundi. Dans la matinée, ils ont perdu jusqu'à 1,13 dollar par rapport à leur cours de clôture de vendredi, tombant à 126,22 dollars à New York, avant de rebondir fortement dans l'après midi pour repasser au dessus des 129 dollars vers 18h. Un seuil d'ailleurs également dépassé à Londre par le Brent.
Selon des courtiers, des investisseurs faisaient la chasse aux bonnes affaires, profitant de prix plus avantageux après les pertes de la semaine dernière (4 dollars à Londres, 5 dollars à New York). "Après une correction de 10 dollars sur le marché, nous voyons peut-être quelques nouveaux achats", affirmait ainsi Tom Hartmann, courtier chez Altawest.
Parallèlement, le débat sur le rôle joué par les spéculateurs dans la flambée faisait rage. D'aucuns voient en effet dans la baisse drastique des jours précédents la conséquence du retrait des fonds spéculatifs qui ont pris leurs bénéfices. « Ils limitent leur exposition et se retirent petit à petit du marché », constatait ainsi un analyste de Wachovia Securities. Lequel se risquait même à prédire que le mouvement allait se poursuivre, évoquant "un reflux en deçà des 120 dollars dans les prochains jours".
Dans une note publiée vendredi, l'agence américaine de régulation des marchés des matières premières (CFTC) a annoncé que les fonds d'investissement et les fonds spéculatifs ont réduit de 80% leurs positions sur les marchés pétroliers.
Ce départ des fonds spéculatifs intervient au moment où la CFTC a annoncé avoir lancé une vaste enquête visant à déterminer si une manipulation des cours est derrière les records des prix du pétrole aux Etats-Unis.
Face à la volatilité des Bourses, l'effritement du dollar et l'aggravation de la crise financière, les fonds spéculatifs s'étaient rués sur les marchés des matières premières pour se protéger contre l'inflation.
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait alors refusé de pomper plus de brut malgré les appels répétés des pays consommateurs, affirmant que l'afflux des fonds spéculatifs étaient à l'origine de la hausse des prix.
Lundi le patron du groupe pétrolier français Total, Christophe de Margerie, s'est élevé contre cet argument et a affirmé que les prix élevés du pétrole ne sont pas dus à la spéculation, mais à une production insuffisante en dépit de réserves abondantes.
Total prévoit par ailleurs que la production de pétrole dans le monde atteindra un "plateau" de 100 millions de barils par jour (mbj) avant 2020 : des prévisions plus pessimistes que celles de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui table sur 103 mbj en 2030 voire 116 mbj (scénario de référence), contre 87 mbj aujourd'hui. Soit un niveau qui va exercer une contrainte sur la demande, si bien qu'il sera "nécessaire de faire des économies d'énergie", estime le groupe.

La 1ère banque française en terme de capitalisation boursière vient de s'emparer du meilleur de Fortis. De quoi lui permettre de se hisser au sommet de l'Europe pour le niveau des dépôts. Décryptage d'une banque qui va bien dans un environnement qui va mal.
Les deux établissements, déjà embarqués dans leur aventure commune Natixis, s'apprêtent à boucler dans l'urgence la fusion de leurs « noyaux centraux ». Objectif non avoué : sécuriser leur banque d'affaires.
Pourtant critiqués pour leur opacité, les tarifs de la SNCF ne changeront pas. Ils seront même un peu plus touffus, avec l'instauration d'offres « mini-groupes » et la multiplication des « week-end décalés ».
L'édifice se veut « inspiré par le design et la géométrie islamique ». Il sera accompagné d'une « ville dans la ville », avec transport urbain, quartier d'affaires, logements et commerces.
Les Européens veulent s'inspirer des Américains, qui viennent d'obtenir un prêt global de 25 milliards de dollars.
La banque française débourse près de 15 milliards d'euros pour acquérir les activités de Fortis en Belgique et en dans 5 autres pays. L'Etat belge devient le 1er actionnaire de BNP Paribas avec 10% du capital.
Le pétrole cher (et donc les carburants à la pompe) va inciter les constructeurs à chercher les moteurs économes (jusqu'à présent, le client ne demandant que rarement la consommation aux 100 km, et n'en faisant que rarement un critère de choix, les constructeurs nous vendaient les 50 airbags, le lecteur MP3 etc.). Beaucoup de pistes vont sortir d'ici deux ans (généralisation de stop & start chez Peugeot, bridage des moteurs qui a un effet direct sur la consommation même à 100 km/h, moteurs hybrides, compression variable au sein de la chambre à combustion, principe Pantone, essais grandeur nature des moteurs à air comprimé très peu gourmands ...). Sinon, certains constructeurs risquent de sortir des beaux véhicules à 5 litres aux 100 (ça a l'air économe) face à des concurrents qui eux consommeront moitié moins. Et ils les garderont dans leur musée, section "flop retentissant". Car une différence de consommation d'un litre aux 100 km, se traduit par 3 000 euros d'écart au final (si 200 000 km parcourus par la voiture): ce qui devrait inciter à réfléchir. Encore une fois, c'est au consommateur de demander, d'exiger et de partir sans rien s'il n'a pas satisfaction (je veux une voiture fiable, confortable, qui consomme moins de 3l aux 100; et si vous n'avez pas tant pis, je ne prends rien, j'irai voir ailleurs).
Luciel, JeanAiMarre, remettez les pieds sur terre.
C'est pas comme ca que ca se passe, tout simplement.
Tant que la crise des subprime ne sera pas réglée, les matières premières seront chere car les investisseurs font dans leur froc.
Quand aux véhicules propres, c'est pas le président, mais les constructeurs qui s'en chargeront quand une technologie viable sera au point et que le pétrole sera encore plus hors de prix.
Parce que, vous avez beau parler, mais vous n'acheterez pas de voiture electrique qui n'a que 100Km d'autonomie, vous tenez trop à votre petit confort.
n'attendons plus : passons a une autre énergie pour nos voitures : l'électrique, ou le gnv. Il faut absolument, et immédiatement obliger nos constructeurs automobiles français d'intégrer dans leur gamme deux ou trois véhicules à prix normaux, ne fonctionnant pas au pétrole. Vite, vite... demain, ce sera trop tard. Monsieur le Président, prenez cette décision. Cela donnera du travail, et nous permettra de ne plus enrichir les pétroliers, et princes arabes.
Pourquoi les pays de la zone européenne ne s'associeraient pas pour ne payer le pétrole que 100$ le baril ? Point final. On se demande qui gouverne sur notre planète?