Les eurodéputés ont voté pour la libéralisation du marché de l’électricité et la mise en concurrence des réseaux de transport. Au conseil européen, huit pays dont la France et l’Allemagne, refusent toujours ce modèle.
Véritable serpent de mer, le processus de libéralisation des marchés européens de l’électricité et du gaz, préconisé par Bruxelles, se poursuit. Mercredi, le parlement européen s'est prononcé, en première lecture, pour le démantèlement des géants électriques européens tels que EDF ou l’Allemand RWE.
Les eurodéputés étaient appelés à se prononcer sur un projet de loi complétant la libéralisation du marché de l’électricité européen. Le principe de ce démantèlement est d’obliger les géants de l’électricité à vendre leurs réseaux de transports, en l’occurrence les lignes à haute tension. L’objectif est d'introduire davantage de concurrence, afin de faire baisser les prix pour les consommateurs.
« Le vote est une victoire pour le consommateur qui paie trop cher sa facture d’électricité », s’est félicitée l’eurodéputé socialiste britannique Eluned Morgan.
Avec ce démantèlement, Bruxelles espère stimuler les investissements dans les réseaux. La commission européenne soupçonne en effet certains monopoles énergétiques historiques de sous investir dans ces précieuses lignes de transport.
« Il faudra trois milliards d’euros d’investissements dans les deux décennies à venir » estime Eluned Morgan.
Il reste que huit pays de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, forts d’une minorité de blocage au sein du conseil européen, refusent toujours ce modèle.
En juillet, les eurodéputés doivent se prononcer sur la libéralisation du marché du gaz.

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Je rejoins complètement le commentaire de Bip sur la perception que les citoyens peuvent avoir de l'Europe. Nous voulons l'Europe, mais pas celle-là : bureaucratie coupée des réalités, sous influence des lobbies multinationaux. Clémenceau disait que l'attribut "militaire" dénaturait le mot qu'il qualifiait, par exemple "musique", "justice", ou "médecine". La Communauté de l'Europe du Charbon et de l'Acier fait qu'il n'y a ajourd'hui plus de charbon ou d'acier européen (Mittal est-il européen ?). On voit ce que produit la politique agricole, aujourd'hui sur la pêche, demain sur la culture et l'élevage, avec importation de volailles javellisées et de boeuf américain. L'énergie éolienne, rentable parce que l'on impose à EDF de racheter du courant à prix fixé, profite en large part à des fonds abrités dans les sociétés off-shore. Depuis combien de décennies n'avons-nous pas subi de grève d'électricité? Qui a rétabli en un temps recors le réseau après la tempête? Qui osera dire que le courant est vendu trop cher, surtout en comparant au gaz et au gazole? Nous assistons, impuissants, à un hold-up permanent. Mais, relisez Machiavel : les querelles entre princes n'ont pas d'importance tant qu'elles ne touchent pas la vie quotidienne du petit peuple. Nous y sommes. Le réveil sera brutal et douloureux.
1- L'objectif de faire baisser le prix de l'électricité, s'il est louable, démontre aussi la vue à court terme de la commission européenne. Parce que la méthode employée, la concurrence, n'aboutit qu'à la multiplication des compagnies énergétiques de façon anarchique et sans véritable contrôle de la capacité de production installée. Le cas de la France où la capacité de production, notamment nucléaire, est déjà trop élevée par rapport aux besoins est manifeste. 2- Ce qui démontre aussi la schizophrénie de cette commission qui, par ailleurs prône les économies d'énergies. Il y a un problème : multiplication des producteurs, donc des installations - ce qui a un impact sur l'environnement - et réduction (réelle ou souhaitable ?) de la consommation. 3- Parce que la logique, face à une dépendance de fait à l'énergie, voudrait qu'un contrôle strict de la consommation (pour la réduire) passe par un contrôle strict de la production. C'est en réduisant la production que les consommateurs européens réduiront réellement et rapidement leur consommation. Pas en faisant semblant par des mini-mesurettes qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. 4- La réduction du coût de l'énergie pour le consommateur européen passe avant tout par la réduction de sa consommation.
Au secours, il sont devenus fous, quand vont ils s'apercevoir que leur raisonnement est caduque, nous avons un président soit disant libéral et les seules informations que l'on entend c'est encadrement (LME) demande aux entreprises privées de faire le rôle de l'état (prime à la cuve, carte famille nombreuse) si le libéralisme fonctionnait, les US ne seraient pas dans cet état.... Même les chantiers navals reviennent dans le rôle de l'état, donc un passage aux caisses publiques pour redorer et redresser les entreprises et ensuite cadeau aux copains (privatisation), c'est ce que l'on connait depuis des lustres, il y en a marre .....
A l'heure de la construction dans tous les pays de monstres pour peser dans la lutte au niveau mondial, en europe on liquide les valeurs sûres... L'europe va -t-elle dans le sens des citoyen ou bien dans le sens des lobbies qui souhaitent avoir une part du gateau??? Le non irlandais a un sens, celui de l'europe des citoyens que nos gouvernements ne veulent entendre.
mouais, victoire pour le consommateur dit-on ... Doit-on rappeler ce qu'à perdu le consommateur qui est passé au tarif libre ? ... Bravo M. Morgan