Laurence Parisot propose d'instituer, à côté du licenciement pour faute, un licenciement à l'amiable. Une idée qui ne séduit pas du tout les syndicats, qui pointent le risque d'arbitraire.
Laurence Parisot n'aime pas le conflit et veut « pacifier » les relations entre l'employeur et les salariés. Pour cela, la présidente du Medef veut instituer, à côté du licenciement pour faute, un licenciement à l'amiable. Faussement ingénue, elle s'est demandée à voix haute vendredi matin sur France 2 pourquoi il faudrait forcément « rester dans une logique qui est très culpabilisatrice (sic), où il faut forcément que ce soit la faute de quelqu'un ». Elle propose donc de calquer dans le droit du travail l'évolution qu'a connue le droit civil, pour simplifier le licenciement comme l'avait été, en son temps, le divorce. L'entreprise y gagnerait en flexibilité et en souplesse, et le salarié en monnaie sonnante et trébuchante. Laurence Parisot a en effet imaginé que, comme compensation, ce dernier touche une « indemnité forfaitaire peut-être plus favorable que dans d'autres circonstances ».
« Si les entreprises ont de l'argent à donner aux salariés, qu'elles le mettent donc plutôt dans les salaires »,a aussitôt réagi Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, interrogée par LExpansion.com. Et de rappeler que, contrairement au mariage, le contrat de travail n'est pas un contrat entre deux personnes égales, puisqu'il est caractérisé par un « lien de subordination ». « Il y a clairement un risque d'arbitraire si on laisse se développer entre l'employeur et le salarié la possibilité d'un rapport entre individus, déséquilibré par essence », complète Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT. L'ensemble des syndicats se retrouve finalement autour d'une même exigence : garantir au salarié des droits collectifs dont le but est de rééquilibrer la relation avec son patron. Et ils ne semblent pas prêts à lâcher quoi que ce soit sur le sujet. La volonté de Laurence Parisot de dépassionner le débat risque bien, au contraire, de l'envenimer alors qu'un premier round de discussions entre les organisations patronales et syndicales pourrait avoir lieu fin octobre, autour de la question du contrat de travail et de la sécurisation des parcours professionnels.

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Ne nous cachons pas derrière notre petit doit combien de licenciement pour faute suivi d'une transaction sont des habillage pour dissimuler une volonté réciproque de rompre le contrat. Mieux vaut il fermer les yeux sur ce type de pratique ou au contraire mieux l'encadrer comme le propose Laurence Parisot
Parisot a la mine !