
Les grèves dans les transports, jeudi, contre la réforme des régimes spéciaux de retraite étaient très suivies à la SNCF, avec un trafic fortement perturbé au plan national, ainsi qu'à la RATP, pour la première mobilisation syndicale d'envergure qu'affronte Nicolas Sarkozy. En revanche les perturbations étaient moindres dans les réseaux urbains, malgré des préavis déposés dans une trentaine de villes, et quasi-inexistants dans les aéroports.
Les syndicats de cheminots, unis pour la première fois depuis 1995, sont entrés dans l'action dès mercredi soir et ce jusqu'à vendredi 08H00 pour cinq d'entre eux alors que SUD Rail, FO et la Fgaac (agents de conduite) ont appelé à la reconduite de la grève. Les fédérations syndicales de la SNCF doivent de toute façon se revoir lundi prochain pour décider de la suite à donner à ce qui constitue une épreuve du feu social pour Nicolas Sarkozy. Dans la presse de jeudi, les éditorialistes étaient d'ailleurs nombreux à évoquer le spectre du conflit de 1995.
La SNCF, qui a confirmé jeudi matin que le trafic était très perturbé, n'a prévu jeudi la circulation sur son réseau national que de 46 TGV sur 700, entre Paris et la province, dont aucun au départ ou en provenance de Paris-Nord. Huit Eurostar (Paris-Londres) sur 10, et 6 Thalys (Paris-Bruxelles, Paris-Amsterdam, Paris-Cologne) sur 10 sont assurés. Le trafic TER est très perturbé dans toutes les régions SNCF. Des transports de substitution par bus sont proposés sur certaines lignes, notamment dans les régions de Normandie, Limousin, Nord Pas-de-Calais, Midi-Pyrenées. Seuls dix trains Corail (grandes lignes hors TGV) doivent circuler jeudi.
Certains trains Transiliens et RER sont assurés en Ile-de-France mais sur des tronçons réduits, notamment aux heures de pointe matin et soir. Aucun train ne circulera entre Paris et l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. A Paris, le trafic RATP était "très fortement perturbé", vers 8H00, avec aucun train sur les RER A et B du RER, aucun tramway pour la matinée, et peu de métros et bus. Deux métros sur trois circulaient sur la ligne 1, 35% du service était assuré sur les lignes 2 et 4, 20% sur la ligne 6, et moins d'une rame sur six sur les lignes 5, 8 et 9. La ligne 14, automatique, fonctionnait normalement. Les autres lignes n'avaient "pas encore démarré", a précisé la RATP. Seuls "quelques trains" devaient circuler au cours de la journée. Moins d'un bus sur dix circulait en moyenne et aucun tramway n'était en circulation.
A Marseille, la SNCF a prévu 200 cars de substitution et une assemblée générale de cheminots est prévue à 09H00 en gare Saint-Charles avant le défilé, où il sera sans doute question de la reconduite du mouvement, même si la CGT n'a appelé qu'à une action de 24 heures. A Metz, les bus circulaient normalement tout comme à Rennes, Nantes et Brest par contre à Nancy le trafic n'était assuré qu'à 44% et à Rouen à 70% et perturbé à Bourges et Tours.
Dans les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy la situation était "tout à fait normale" jeudi matin selon la direction générale de l'aviation civile (DGAC) qui n'a enregistré ni retard de vols, ni gréviste parmi les contrôleurs aériens. Sur la route la circulation était dense à 7H30 aux abords des grandes villes et notamment en Ile-de-France, avec 165 kms de bouchons à 7H30, soit deux fois plus qu'habituellement (Cnir). En province, des bouchons de 25 kms dans le Nord, de 10 kms dans le Pas-de-Calais (Carvin) et de 6 kms en Gironde (Lormont) constituaient les difficultés les plus importantes. Dans les autres secteurs la mobilisation devait être moindre à l'exception d'EDF et GDF où sept syndicats se sont joints au mouvement mais sans appeler à des coupures. Chez les fonctionnaires, la CGT, FO et Solidaires ont appelé à la grève et dans l'éducation, seule la FSU s'est prononcée pour une journée d'"action" sous différentes formes".

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tss, c'est un grève de principe puisque le texte de la réforme n'existe pas encore, seul existe le fait que l'on veuille en faire une. Pour le même principe c'est scandaleux. En fait, il s'agit de faire une guerre des nerfs, voire de peur pour empecher que l'on réfléchisse à comment on pourrait faire pour.... je ne sais pas si l'on se rend compte du ridicule que cela signifie.... Je trouve le moyen tellement scandaleux (et en plus le droit de grève n'est pas fait pour gérer les décisions du gouvernement mais celle de l'employeur.... pour le gouvernement, il y a la manifestation qui n'implqiue pas forcément la grève...) que j'en arrive à le comparer à un acte terroriste: complètement déplacé et disproportionneé et complètement egoiste à ses propres intérets sans aucun souci des autres. On est mal parti.