Consommation

Le hard discount alimentaire s'impose chez les ménages modestes

Guillaume Evin -  20/11/2007 15:54  - L'Expansion.com 
 

Les achats alimentaires et vestimentaires sur internet ne décollent toujours pas, sauf à Paris d'après l'Insee.

En France, les comportements d’achats ressortent de plus en plus clivés selon le niveau de vie. Ainsi, au vu de la dernière enquête publiée par l’Insee portant sur les cinq dernières années, on peut relever deux grandes tendances : d’un côté, les ménages les plus modestes privilégient de plus en plus le hard-discount pour l’alimentaire et les grandes surfaces pour leurs courses vestimentaires ; de l’autre, les plus aisés achètent massivement leurs vêtements dans les grands magasins ou les petits commerces de détail et fréquentent assidûment les marchés ou s’approvisionnent directement chez les producteurs pour remplir leurs réfrigérateurs.

De façon générale, les consommateurs préfèrent les grandes surfaces à prédominance alimentaire pour leurs achats de nourriture : ils y réalisent 70 % des dépenses. Mais le poids du maxi-discount ne cesse de progresser. Il a pratiquement doublé entre 2001 et 2006 : la part des ménages français se rendant dans des supermarchés à bas prix est en effet passée de 7 à 13%. Une tendance tiré par les plus pauvres : chez les 20% les plus démunis, cette proportion frôle désormais les 18-19%. A contrario, les 10% les plus riches sont moins de 5% à fréquenter les enseignes de hard-discount.

« C’est logique, confirme pour L’Expansion.com Vanessa Bellamy, chargée d’étude à la division Conditions de vie des ménages de l’Insee. C’est l’effet prix, bien sûr. Pour les plus faibles revenus, l’arbitrage s’effectue rarement sur le rapport qualité/prix contrairement à ceux qui sont plus à l’aise financièrement ». Cette logique prévaut également dans l’habillement où les plus pauvres optent pour les grandes surfaces : 45% de leurs dépenses contre 28% pour les hauts revenus. Ces derniers plébiscitent sans grande surprise le petit commerce de détail spécialisé puisqu’ils y réalisent 56% de leurs achats. Cette population privilégiée fréquente aussi deux fois plus les grands magasins de standing que sont les Galeries Lafayette, Le Printemps ou le Bon Marché (8% contre 4,5% pour l’ensemble des Français).

Autre enseignement majeur distillé par l’Institut : les ventes sur Internet ne décollent toujours pas, sauf à Paris et dans son agglomération où l’on sent un léger frémissement. A vrai dire, les ventes via le Net sont même infinitésimales dans l’alimentaire (0,3% en moyenne en 2006 contre 0,2% en 2001) et guère plus enthousiasmantes sur le segment vestimentaire (0,7% en 2001 et 2006) en général. Dans et autour de la capitale, en revanche, ces proportions sont multipliées par deux ou trois. « Ça, c’est l’effet Paris, où la profusion et la facilité des offres de livraison à domicile proposées par les Telemarket, Ooshop ou Auchan Direct incitent à la consommation » ajoute Vanessa Bellamy de l’Insee. Au rayon des biens durables, le palmarès des secteurs les plus convoités sur la Toile laisse apparaître le quatuor suivant : informatique, photo, voyages et billets d’avions ou de trains.

 
 
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Commentaires - (2)
DocteurOliv 21/11/2007 Recommander 1

Juste pour confirmer le commentaire ci dessus: Je veux commander un luminaire chez LEROY MERLIN (le même que celui qui vient de casser) On me dit 4 semaines de délai pour la livraison (et c'est un produit fabriqué à LILLE!) Pour les vètements j'ai utilisé la VPC du temps du MINITEL maintenant NON car le réel service ne s'est pas amélioré. RETOUR d'un objet: beaucup trop couteux surtout quand on voit le prix payé par le distributeur. il faudrait aligner le tarif du RETOUR sur le tarif d'ENVOI par le distributeur. Sans compter les pseudo services clients qui ne savent pas lire un mail et répondent n'importe quoi

doudou 20/11/2007 Recommander 0

je vais vous dire pourquoi cela ne marche pas sur INTERNET les achats autres que vous avez cités car je vais vous dire quelque chose qui arrive souvent et je vais m en expliquer PRIMO c est long a attendre sauf quelques marques DEUXIO il faut payer le port et cela augmente le prix du vetement et autres TERTIO 1 fois sur deux les tailles demandées ne sont pas les bonnes et il faut de nouveau repayer pour les retourner c est incroyable le laisser aller qui régne dans ces maisons et firmes la et il yaussi autre chose c est que l on ne peut pas toucher le vetement comme on pourrait le faire dans un magasin car quand on vous dit que c est du cachemire et que vous recevez un lainage quelconque vous n etes pas contents.

 
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